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« Cette dette, qui va la rembourser ? Ces milliards "viennent du futur", a résumé la Prix Nobel d'Économie française Esther Duflo, le 7 avril, dans l'émission de TMC Quotidien : "Les gouvernements peuvent emprunter aux générations futures sans difficulté ; ils sont là pour ça. Les gouvernements vivent très longtemps, ils auront le temps de rembourser." » Dont acte.
L'analyse de la situation actuelle proposée par Olivier Faure est sujette à discussion, mais ces rappels historiques sont les bienvenus :
« Sans remonter à la peste ou au choléra, il faut savoir que la grippe de Hong Kong en 1968 a par exemple fait 31 000 morts en deux mois dans une France qui ne comptait alors que 50 millions d'habitants. Aucune mesure n'avait été prise, on n'en parlait quasiment pas. Moi-même j'étais adolescent à l'époque, et je n'en ai absolument aucun souvenir. Pour la grippe espagnole, les évaluation sérieuses pour la France font état de 128 000 morts sur 40 millions d'habitants. »
« Par ailleurs, cette épidémie n'est pas surprenante par sa propagation. Même dans un monde dans lequel les déplacements n'avaient rien de commun à ceux d'aujourd'hui, la peste, en 1348, a mis seulement deux ans à ravager l'Europe ; le choléra a mis six mois à venir de Russie pour s'étendre à l'ensemble du monde. »
« Malgré la densité de la population mondiale, pour l'instant on ne voit pas d'explosion massive du Covid-19. […] Ce qui est frappant aujourd'hui, ce n'est pas l'intensité du mal, c'est l'intensité de la réaction. »
« Il est frappant de constater que notre médecine ultra-performante et technicienne puise aujourd'hui dans l'arsenal des modes de protection les plus anciens et les plus spontanés. La philosophie est la même que celle qui prévalait au Moyen Âge : les cordons sanitaires, les lazarets, les quarantaines… Sauf qu'à l'époque ces mesures ne s'appliquaient qu'aux gens suspects, ceux qui venaient de contrées dans lesquelles sévissait la maladie. Ce qu'il faut bien remarquer, c'est que jamais dans l'histoire n'a eu lieu un confinement (et un confinement des gens chez eux) à cette échelle. C'est complètement inédit. »
« Sans remonter à la peste ou au choléra, il faut savoir que la grippe de Hong Kong en 1968 a par exemple fait 31 000 morts en deux mois dans une France qui ne comptait alors que 50 millions d'habitants. Aucune mesure n'avait été prise, on n'en parlait quasiment pas. Moi-même j'étais adolescent à l'époque, et je n'en ai absolument aucun souvenir. Pour la grippe espagnole, les évaluation sérieuses pour la France font état de 128 000 morts sur 40 millions d'habitants. »
« Par ailleurs, cette épidémie n'est pas surprenante par sa propagation. Même dans un monde dans lequel les déplacements n'avaient rien de commun à ceux d'aujourd'hui, la peste, en 1348, a mis seulement deux ans à ravager l'Europe ; le choléra a mis six mois à venir de Russie pour s'étendre à l'ensemble du monde. »
« Malgré la densité de la population mondiale, pour l'instant on ne voit pas d'explosion massive du Covid-19. […] Ce qui est frappant aujourd'hui, ce n'est pas l'intensité du mal, c'est l'intensité de la réaction. »
« Il est frappant de constater que notre médecine ultra-performante et technicienne puise aujourd'hui dans l'arsenal des modes de protection les plus anciens et les plus spontanés. La philosophie est la même que celle qui prévalait au Moyen Âge : les cordons sanitaires, les lazarets, les quarantaines… Sauf qu'à l'époque ces mesures ne s'appliquaient qu'aux gens suspects, ceux qui venaient de contrées dans lesquelles sévissait la maladie. Ce qu'il faut bien remarquer, c'est que jamais dans l'histoire n'a eu lieu un confinement (et un confinement des gens chez eux) à cette échelle. C'est complètement inédit. »
Demain, peut-être que le lave-linge que vous achèterez affichera obligatoirement le nombre de cycle effectués depuis sa mise en service. C'est ce que réclame, notamment, l'association Halte à l'obsolescence programmée. Mais selon Eve Truilhé, responsable de la Clinique juridique de l'environnement, une telle mesure se heurterait vraisemblablement au droit européen si elle était prise en France sans l'aval de l'Union.
« Le patron de Dassault Aviation Éric Trappier a été très clair sur la décision de l'Allemagne d'acheter quatre-vingt-treize avions de combat Eurofighter (BAE Systems, Airbus et Leonardo) et quarante-cinq F-18 américains (Boeing) pour renouveler sa flotte de Tornado. "C'est paradoxalement plutôt une bonne chose pour la France. Au moins, l'Allemagne écarte le F35", a expliqué jeudi le président du GIFAS lors d'une audition par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Clairement, ce choix, s'il est confirmé par un vote du Bundestag, permettra de poursuivre les travaux sur le futur Système de combat aérien du futur (SCAF), lancés par l'Allemagne et la France, et rejoints par l'Espagne. Ce qui n'aurait pas été le cas si Berlin avait choisi le F-35. »
« L'Allemagne faisant partie des plans nucléaires de l'Otan et, à ce titre, abritant sur son sol […] des bombes nucléaires tactiques B-61 mises à la disposition de l'Alliance par les États-Unis, il lui fallait des avions capables de les mettre en œuvre, comme c'est actuellement le cas de certains Tornado. Or, ces derniers étant à bout de souffle, Berlin n'avait pas le choix. En effet, pour que l'Eurofighter EF-2000 puisse emporter une B-61, une certification de la part des autorités américaines est nécessaire. Et, évidemment, Washington ayant la main dans cette affaire, le F-35 et le F/A-18 Super Hornet sont prioritaires par rapport à l'avion de combat européen. »
« Pendant un temps, l'option du F-35 fut envisagée à Berlin. Et l'état-major de la Luftwaffe y était très favorable… Mais pas l'industrie aéronautique allemande qui, emmenée par Airbus Defence & Space et son P-DG, Dirk Hoke, prit son bâton de pèlerin pour convaincre les autorités allemandes de renoncer à l'appareil développé par Lockheed-Martin. Ainsi, fit valoir M. Hoke, un choix en faveur du F-35 porterait un coup fatal à l'industrie européenne et empêcherait "toute coopération avec la France sur les questions d'avions de combat". »
« La décision d'écarter l'avion de Lockheed-Martin fut donc prise. Ce qui fut néanmoins critiqué outre-Rhin. "Nous avons été victimes de chantage de la part des Français. […] Nos partenaires de l'Otan qui abritent des bombes nucléaires américaines sur leur territoire, comme l'Italie, la Belgique et les Pays-Bas, ont choisi cet avion [le F-35]. […] Ils ont un bus moderne tandis que nous, nous avons une diligence", s'était emporté un député du Parti chrétien-démocrate [CDU] auprès de la radio publique Deutsche Welle. »
« Pendant un temps, l'option du F-35 fut envisagée à Berlin. Et l'état-major de la Luftwaffe y était très favorable… Mais pas l'industrie aéronautique allemande qui, emmenée par Airbus Defence & Space et son P-DG, Dirk Hoke, prit son bâton de pèlerin pour convaincre les autorités allemandes de renoncer à l'appareil développé par Lockheed-Martin. Ainsi, fit valoir M. Hoke, un choix en faveur du F-35 porterait un coup fatal à l'industrie européenne et empêcherait "toute coopération avec la France sur les questions d'avions de combat". »
« La décision d'écarter l'avion de Lockheed-Martin fut donc prise. Ce qui fut néanmoins critiqué outre-Rhin. "Nous avons été victimes de chantage de la part des Français. […] Nos partenaires de l'Otan qui abritent des bombes nucléaires américaines sur leur territoire, comme l'Italie, la Belgique et les Pays-Bas, ont choisi cet avion [le F-35]. […] Ils ont un bus moderne tandis que nous, nous avons une diligence", s'était emporté un député du Parti chrétien-démocrate [CDU] auprès de la radio publique Deutsche Welle. »
Light is right ! La conviction de Colin Chapman sera-t-elle remise en cause par l'électrification des automobiles ? C'est ce que prétend démontrer Manuel Schweizer, étudiant à l'Université technique Hochschule d'Ingolstadt.
« Plus le véhicule sera lourd, plus il va emmagasiner d'énergie cinétique, comparé à un véhicule léger à vitesse équivalente », rappelle Clubic ; « or, l'énergie cinétique est ce qui permet de maintenir l'allure du véhicule sans consommation d'énergie, le faisant avancer en descente par exemple » ; en outre, « plus l'énergie cinétique est importante, plus la récupération d'énergie des batteries le sera également ».
Par ailleurs, « l'utilisation d'un acier plus léger nécessite plus de ressources » ; voilà pourquoi, si l'on en croit cette étude, « sur le cycle de vie complet du véhicule électrique, le matériau léger n'apporte finalement aucun bénéfice, ni pour la construction ni pour l'autonomie au quotidien ».
Pas même si l'on substitue à l'acier du chanvre ou du lin, comme on l'a vu sur une Porsche, par exemple ? N'oublions pas non plus qu'une voiture plus légère requiert des freins de taille réduite, une batterie de moindre capacité, etc. Cela a-t-il bien été pris en compte dans cette démonstration ?
« Plus le véhicule sera lourd, plus il va emmagasiner d'énergie cinétique, comparé à un véhicule léger à vitesse équivalente », rappelle Clubic ; « or, l'énergie cinétique est ce qui permet de maintenir l'allure du véhicule sans consommation d'énergie, le faisant avancer en descente par exemple » ; en outre, « plus l'énergie cinétique est importante, plus la récupération d'énergie des batteries le sera également ».
Par ailleurs, « l'utilisation d'un acier plus léger nécessite plus de ressources » ; voilà pourquoi, si l'on en croit cette étude, « sur le cycle de vie complet du véhicule électrique, le matériau léger n'apporte finalement aucun bénéfice, ni pour la construction ni pour l'autonomie au quotidien ».
Pas même si l'on substitue à l'acier du chanvre ou du lin, comme on l'a vu sur une Porsche, par exemple ? N'oublions pas non plus qu'une voiture plus légère requiert des freins de taille réduite, une batterie de moindre capacité, etc. Cela a-t-il bien été pris en compte dans cette démonstration ?
« Alors que la Révolution devient une guerre civile, le rôle de la dénonciation civique se renforce encore et devient de plus en plus ambivalent. Le 5 août 1792, tout citoyen voyant une personne vêtue de signes contre-révolutionnaires est ainsi tenu "de l'arrêter ou de la dénoncer sur-le-champ, à peine d'être réputé complice". À partir du printemps 1793, les citoyens sont invités à dénoncer les "ennemis du peuple" auprès des comités de surveillance. Exclues du vote puis des assemblées politiques, les femmes y voient néanmoins une des seules manières possibles de participer à la défense de la République. Appuyées par des lois d’exception très répressives, les dénonciations deviennent alors des armes létales. »
« "L'usage de la bicyclette n'a jamais été prohibé, encore moins pour les autres motifs de déplacement", assure sans rougir la direction des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l'Intérieur. Le 26 mars, dans un tweet, le même ministère indiquait pourtant que " la pratique du vélo de loisir est proscrite"... Message repris encore ce week-end par le préfet du Var. »
Les agents qui pourraient poursuivre certaines activités à distance sont invités à ne pas le faire. « Comment […] justifier les efforts de tous quand un musée se croit autorisé à cesser le travail ? Comment admettre de dépenser de l’argent public en payant des agents qui ne travailleraient pas, alors que non seulement ils le peuvent, mais encore ils le souhaitent ? »
Le témoignage d'un soldat de retour d'Opex. Condamnés à quinze jours de confinement dans des conditions déplorables, après avoir servi au Sahel plusieurs mois durant, lui et ses camarades ont été ballottés d'une consigne à l'autre tout au long du voyage de retour, tantôt sommés de respecter des "gestes barrières", tantôt collés les uns aux autres. Affligeant.
C'est édifiant :
« Sauf atteinte aux personnes ou atteinte grave aux biens (dégradations par moyen dangereux pour les personnes, de bâtiment, véhicule), il n'y a pas lieu d'intervenir dans les quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan, pour relever un tapage, contrôler un groupement de personnes rassemblées après le coucher de soleil pour s'alimenter. »
« Monsieur le directeur demande à tous les personnels de la DDSP de faire preuve de discernement en la matière, afin d'éviter qu'un manquement aux règles de confinement ne dégénère et provoque un trouble supérieur de violences urbaines. »
« Les opérateurs répondront aux requérants que leur appel est pris en compte, et veilleront à ne pas faire de commentaire. »
« Sauf atteinte aux personnes ou atteinte grave aux biens (dégradations par moyen dangereux pour les personnes, de bâtiment, véhicule), il n'y a pas lieu d'intervenir dans les quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan, pour relever un tapage, contrôler un groupement de personnes rassemblées après le coucher de soleil pour s'alimenter. »
« Monsieur le directeur demande à tous les personnels de la DDSP de faire preuve de discernement en la matière, afin d'éviter qu'un manquement aux règles de confinement ne dégénère et provoque un trouble supérieur de violences urbaines. »
« Les opérateurs répondront aux requérants que leur appel est pris en compte, et veilleront à ne pas faire de commentaire. »
« Un stormtrooper qui contrôle la température d'un automobiliste à un barrage routier » ? C'est le genre de scènes auxquelles ont assiste aux Philippines. « Depuis vendredi », en effet, « des stormtroopers de la 501e garnison de Scarif de Cebu prêtent main-forte aux soldats et policiers déployés sur un barrage à Consolation, au nord de Cebu », comme le rapporte Le Petit Journal. « Alors que la quarantaine communautaire renforcée a été prolongée jusqu'au 15 mai à Cebu », précisent-ils, « cette initiative vise notamment à apaiser les tensions lors des contrôles ».
« Si la sortie pour l'exercice quotidien est autorisée, elle ne signifie pas que l'on puisse s'arrêter, même quelques minutes, et discuter avec des connaissances, en respectant les consignes », rapporte le site Actu.fr : « Un couple de l'Orne […] en a fait l'amère expérience dimanche 12 avril 2020. […] Il est établi que le couple s'est arrêté et qu'il discutait avec une troisième personne en train de faire du sport dans son jardin. Les gendarmes sanctionnent d'une amende de 135 euros, car le fait de rester statique pendant sa pause, sans raison valable est verbalisable. »
Les gendarmes ont-ils manqué de discernement ? « Nous avons fait preuve de compréhension », assurent-ils ; « nous aurions pu demander deux amendes, une pour chaque personne du couple, voire trois, en ajoutant aussi celle de la personne qui faisait du sport » , expliquent-ils ; mais « nous ne l'avons pas fait » car « nous avons considéré qu'une seule suffisait ». Bel exemple de mansuétude, en effet !
« Si nous ne sanctionnons pas ceux qui prennent une pause pendant leurs sorties, alors, au bout d'un certain temps, trop de personnes en viendront à le faire, et les opportunités de discussion se multiplieront », préviennent-ils ; « du coup, le confinement ne sera plus respecté », se justifient-ils.
L'auteur de l'article est visiblement du même avis, puisqu'il affirme qu'il y a là « un élément pédagogique intéressant est à retenir ». D'une façon générale, précise-t-il, « les gendarmes de Domfront en Poiraie et La Ferté-Macé dans l'Orne rappellent qu'ils font la plupart du temps preuve de bienveillance et de bon sens ». La preuve ? Ils la donnent eux-mêmes : « si une raison valable est annoncée pour expliquer sa position statique, comme le besoin de faire des pauses, pour la santé, pour respirer, avec le grand âge ou les situations de maladies ou handicap, les forces de l'ordre feront preuve de compréhension ».
Tolérer qu'une vieille dame reprenne son souffle, ce serait donc faire preuve d'indulgence ? Voilà qui est édifiant !
Les gendarmes ont-ils manqué de discernement ? « Nous avons fait preuve de compréhension », assurent-ils ; « nous aurions pu demander deux amendes, une pour chaque personne du couple, voire trois, en ajoutant aussi celle de la personne qui faisait du sport » , expliquent-ils ; mais « nous ne l'avons pas fait » car « nous avons considéré qu'une seule suffisait ». Bel exemple de mansuétude, en effet !
« Si nous ne sanctionnons pas ceux qui prennent une pause pendant leurs sorties, alors, au bout d'un certain temps, trop de personnes en viendront à le faire, et les opportunités de discussion se multiplieront », préviennent-ils ; « du coup, le confinement ne sera plus respecté », se justifient-ils.
L'auteur de l'article est visiblement du même avis, puisqu'il affirme qu'il y a là « un élément pédagogique intéressant est à retenir ». D'une façon générale, précise-t-il, « les gendarmes de Domfront en Poiraie et La Ferté-Macé dans l'Orne rappellent qu'ils font la plupart du temps preuve de bienveillance et de bon sens ». La preuve ? Ils la donnent eux-mêmes : « si une raison valable est annoncée pour expliquer sa position statique, comme le besoin de faire des pauses, pour la santé, pour respirer, avec le grand âge ou les situations de maladies ou handicap, les forces de l'ordre feront preuve de compréhension ».
Tolérer qu'une vieille dame reprenne son souffle, ce serait donc faire preuve d'indulgence ? Voilà qui est édifiant !
« Il n'y a rien à dire sur le développement en lui-même : il y a des questions techniques, mais la technologie mise sur la table est la moins intrusive possible, cela rentre dans les clous du RGPD, la méthode de développement est transparente, open source et intègre les communautés… donc ce stade est difficilement critiquable. À la limite, le seul débat se situe entre DP3T et Robert, la centralisation ou la décentralisation du protocole : fait-on confiance à l'état ou au smartphone de son voisin ? Mais cela masque la question initiale : pourquoi fait-on une application comme cela ? »
« Sur Stopcovid, on est en train de courir après les nouvelles technologies. C'est pour cela que je propose un principe de précaution numérique. […] Les développeurs et les spécialistes ont mieux intégré la notion de responsabilité sur le numérique que le Gouvernement et pensent aux détournements de fonctionnalités qui peuvent émerger. […] Ces réflexes qui sont intégrés pour des décisions traditionnelles ne sont pas intégrés pour des décisions techniques ou technologiques. Je pense qu'on entre trop facilement dans le solutionnisme technologique et que le Gouvernement croit qu'une application va résoudre tous les problèmes, sans prendre le temps de la réflexion. »
« On a énormément de travail pour les années à venir. Je voudrais qu'on ait un numérique qui respecte cinq grands principes : travailler l'éthique du numérique, travailler sur les données d'intérêt général, travailler sur la question de neutralité des terminaux, penser la sobriété numérique et son rapport à l'écologie et créer un ministère qui se saisisse de ces enjeux. »
« Sur Stopcovid, on est en train de courir après les nouvelles technologies. C'est pour cela que je propose un principe de précaution numérique. […] Les développeurs et les spécialistes ont mieux intégré la notion de responsabilité sur le numérique que le Gouvernement et pensent aux détournements de fonctionnalités qui peuvent émerger. […] Ces réflexes qui sont intégrés pour des décisions traditionnelles ne sont pas intégrés pour des décisions techniques ou technologiques. Je pense qu'on entre trop facilement dans le solutionnisme technologique et que le Gouvernement croit qu'une application va résoudre tous les problèmes, sans prendre le temps de la réflexion. »
« On a énormément de travail pour les années à venir. Je voudrais qu'on ait un numérique qui respecte cinq grands principes : travailler l'éthique du numérique, travailler sur les données d'intérêt général, travailler sur la question de neutralité des terminaux, penser la sobriété numérique et son rapport à l'écologie et créer un ministère qui se saisisse de ces enjeux. »
Étonnant : « Les chasseurs ont réalisé une activité cinq fois plus intense que d'habitude depuis la période actuelle de Covid-19. Cela peut sembler assez décalé avec la réalité du transport aérien qui s'est effondrée, des 15 000 survols quotidiens habituels, pour atteindre un niveau résiduel. Mais cela illustre le souci d'identification de ce qui continue à voler dans une période de ce type. »
« Pour Daimler, cette décision s'inscrit dans le cadre d'une vaste réorganisation de son activité hydrogène. Selon les plans récemment annoncés par le constructeur, celle-ci sera bientôt fusionnée dans une future joint-venture entre Volvo et Daimler qui vise à la commercialisation de systèmes de piles à combustible dans le domaine du transport lourd. Comme Volkswagen avant lui, le groupe allemand se détourne donc de la voiture à hydrogène pour se réorienter vers une offre destinée aux professionnels. »
Certes, le traité négocié avec le Vietnam laisse penser le contraire : « L'accord de partenariat contient en effet ce qui est couramment appelé des "clauses droits de l'homme". L'idée est simple : toute violation des droits de l'homme doit permettre d'adopter des "mesures appropriées" selon les termes exacts des textes. En clair, l'accord de libre-échange permet l'adoption de sanctions économiques en cas de violation des droits de l'homme par le Vietnam. »
Mais cela aura-t-il des traductions pratiques ? « Si plusieurs accords conclus par l'Union européenne permettent d'adopter des sanctions en cas de violation des droits de l'homme, de telles sanctions n'ont quasiment jamais été adoptées. Un cas fait exception : l'accord de coopération avec l'Ouzbékistan. Suite à des répressions meurtrières lors d'une manifestation, l'Union européenne a suspendu partiellement l'accord en 2005. À ce jour, c'est le seul cas de sanction adoptée sur le fondement d'une violation des droits de l'homme. »
Mais cela aura-t-il des traductions pratiques ? « Si plusieurs accords conclus par l'Union européenne permettent d'adopter des sanctions en cas de violation des droits de l'homme, de telles sanctions n'ont quasiment jamais été adoptées. Un cas fait exception : l'accord de coopération avec l'Ouzbékistan. Suite à des répressions meurtrières lors d'une manifestation, l'Union européenne a suspendu partiellement l'accord en 2005. À ce jour, c'est le seul cas de sanction adoptée sur le fondement d'une violation des droits de l'homme. »
Où l'on apprend que des pompiers professionnels, sommés de renoncer à leur barbe, ont porté l'affaire en justice pour dénoncer une « discrimination en raison de l'apparence physique ».
« Un [...] avertissement est passé totalement inaperçu. Celui de Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui attirait notamment l'attention sur le risque accru de blackout en période de faible consommation, telle que celle entraînée par les mesures de confinement. Pour la raison que la part d'énergies intermittentes est augmentée du fait de leur priorité sur le réseau et qu'on peut d'autant moins compter sur la flexibilité de la consommation industrielle pour rétablir l'équilibre que cette consommation est réduite. […] C'est ainsi que le nucléaire a assuré à chaque instant l'impérieuse exigence de l'alimentation du pays, même en l'absence quasi complète du secours de l'éolien, mais devait s'effacer devant les caprices du vent en payant pour écouler sa production, alors que la rémunération de l'éolien est garantie par contrat. »
« Fatih Birol dénonce le risque de multiplication de tout petits producteurs d'EnR, notamment des particuliers qui ne disposent pas d'un niveau suffisant de cybersécurité. Il attire enfin l'attention sur le point sensible que représente le réseau électrique, bien plus vulnérable que les conduites enterrées de gaz, et évoque le drame qu'aurait impliqué la simultanéité de conditions climatiques extrêmes comme les récents incendies californiens, ou autres tornades ou tempêtes de neige. Et préconise la sécurisation de ce réseau par l'enfouissement des lignes. »
« Force est de constater que la transition énergétique nous mène […] vers une mutualisation des problèmes de l'intermittence par des interconnexions toujours plus denses et plus lointaines vers des pays de moins en moins stables et que l'érosion des moyens pilotables européens, pour faible qu'elle soit, menace déjà la sécurité de tous. »
« En matière de sécurité énergétique la crise que nous traversons doit nous faire prendre la mesure du risque d'un tel rendez-vous délibéré en terre inconnue. Souveraineté et clairvoyance sont les conditions indissociables de notre sécurité. »
« Fatih Birol dénonce le risque de multiplication de tout petits producteurs d'EnR, notamment des particuliers qui ne disposent pas d'un niveau suffisant de cybersécurité. Il attire enfin l'attention sur le point sensible que représente le réseau électrique, bien plus vulnérable que les conduites enterrées de gaz, et évoque le drame qu'aurait impliqué la simultanéité de conditions climatiques extrêmes comme les récents incendies californiens, ou autres tornades ou tempêtes de neige. Et préconise la sécurisation de ce réseau par l'enfouissement des lignes. »
« Force est de constater que la transition énergétique nous mène […] vers une mutualisation des problèmes de l'intermittence par des interconnexions toujours plus denses et plus lointaines vers des pays de moins en moins stables et que l'érosion des moyens pilotables européens, pour faible qu'elle soit, menace déjà la sécurité de tous. »
« En matière de sécurité énergétique la crise que nous traversons doit nous faire prendre la mesure du risque d'un tel rendez-vous délibéré en terre inconnue. Souveraineté et clairvoyance sont les conditions indissociables de notre sécurité. »
« La Fédération des hôpitaux privés a indiqué fin mars que "les différents acteurs travaillent désormais main dans la main après avoir su mettre en place une action coordonnée et efficace sous l'égide des Agences régionales de santé". […] Les établissements privés étaient peut-être sous-utilisés en mars, ce n'est plus le cas aujourd'hui. » Il était temps ! C'est la nature même du plan Blanc qui expliquerait ces dysfonctionnements : celui-ci « préconise de surcharger les hôpitaux publics avant d'orienter les malades vers les cliniques privées », déplore Aymeric Belaud.
Entre autres limites inhérentes à cette technologie, il y a « l'impossibilité de savoir à quelle distance se déclenche une transmission Bluetooth » ; celle-ci « est indépendante de la géolocalisation mais varie en fonction de critères tels l'état du smartphone, sa position, la physiologie de la personne ». Plus gênant encore : « elle peut aussi passer à travers les murs », si bien que « deux personnes séparées par une cloison ou dans deux appartements voisins peuvent potentiellement s'échanger leurs identifiants de smartphones alors qu'elles ne sont pas en contact » ; concrètement, « si l'une est malade du Covid-19, l'autre recevra une notification alors qu'il n'y a pas besoin ».
Extrait d'un entretien avec Olivier Dard, où sont également cités le colonel Rémy et Pierre de Bénouville.
Salazar a-t-il été formé à l'école de Maurras ? La question lui a été posée. « Salazar n'esquive pas mais précise les choses : "J'ai lu les livres politiques de Maurras ; ils séduisent par la clarté, par la logique de la construction… si on en admet les prémices. Mais entre les admirateurs inconditionnels du doctrinaire français et moi, il y a une différence, disons d'attitude, qui a une influence dominante dans le champ de l'action." En réalité, Salazar ne partage pas le primat maurrassien du "politique d'abord". Salazar explique ainsi que Maurras lui a permis de rééquilibrer la place du facteur politique dans sa réflexion générale. Il admet que "la politique a sa place, remplit sa fonction", ajoutant même : "Sans elle il n'y aurait pas de Dictature et sans doute je ne serais pas ici… ".
Mais c'est pour souligner immédiatement que "la vie d'un pays est plus complexe, plus large, échappe plus aux organes et à l'action du pouvoir que beaucoup ne pourraient le croire". Salazar en réalité, tout en étant antidémocrate, refuse de considérer que l'histoire se décide uniquement par en haut : "L'histoire d'une nation n'est pas seulement l'histoire de ses conquérants, de ses grands rois ; elle est, surtout, la résultante du travail que le milieu impose aux hommes, et des qualités et défauts des hommes qui y vivent." Ces réserves effectuées, Salazar fut toute sa vie de dirigeant en contact avec les maurrassiens français qui, à l'instar d'Henri Massis, vinrent le visiter à différentes reprises et lui dire toute leur admiration pour lui et son régime. Car si Salazar a été marqué par Maurras, ce dernier l'a été tout autant, dédicaçant ainsi son recueil de poésie la Balance intérieure à celui qui "a rendu à l'autorité le visage le plus humain des visages". »
Salazar a-t-il été formé à l'école de Maurras ? La question lui a été posée. « Salazar n'esquive pas mais précise les choses : "J'ai lu les livres politiques de Maurras ; ils séduisent par la clarté, par la logique de la construction… si on en admet les prémices. Mais entre les admirateurs inconditionnels du doctrinaire français et moi, il y a une différence, disons d'attitude, qui a une influence dominante dans le champ de l'action." En réalité, Salazar ne partage pas le primat maurrassien du "politique d'abord". Salazar explique ainsi que Maurras lui a permis de rééquilibrer la place du facteur politique dans sa réflexion générale. Il admet que "la politique a sa place, remplit sa fonction", ajoutant même : "Sans elle il n'y aurait pas de Dictature et sans doute je ne serais pas ici… ".
Mais c'est pour souligner immédiatement que "la vie d'un pays est plus complexe, plus large, échappe plus aux organes et à l'action du pouvoir que beaucoup ne pourraient le croire". Salazar en réalité, tout en étant antidémocrate, refuse de considérer que l'histoire se décide uniquement par en haut : "L'histoire d'une nation n'est pas seulement l'histoire de ses conquérants, de ses grands rois ; elle est, surtout, la résultante du travail que le milieu impose aux hommes, et des qualités et défauts des hommes qui y vivent." Ces réserves effectuées, Salazar fut toute sa vie de dirigeant en contact avec les maurrassiens français qui, à l'instar d'Henri Massis, vinrent le visiter à différentes reprises et lui dire toute leur admiration pour lui et son régime. Car si Salazar a été marqué par Maurras, ce dernier l'a été tout autant, dédicaçant ainsi son recueil de poésie la Balance intérieure à celui qui "a rendu à l'autorité le visage le plus humain des visages". »
Paris 8e, église Saint-André-de-l'Europe. « Dimanche dernier, 19 avril, alors en pleine célébration, le curé a vu avec surprise des policiers faire irruption dans son église... pour lui sommer d'arrêter la messe. » Ils n'étaient pourtant que sept dans l'église, qui n'était même pas ouverte au public.
« Selon le curé de Saint-André-de-l'Europe, l'incident a pu être provoqué par un voisin qui aurait alerté la police après avoir entendu l'orgue. "J'ai trouvé sur ma boite vocale un message d'une personne qui criait : messe clandestine à Saint-André !", confie l'abbé. "Cette idée que des gens font de la délation pour dénoncer des prétendues messes clandestines... Précisément, on avait fermé les portes de l'église pour dissuader les paroissiens de venir et respecter le confinement. Or, cela se retourne contre nous, car les gens ont le sentiment qu'on fait quelque chose de caché !", déplore encore l'homme d'Église. »
Réaction de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris : « Les policiers sont entrés en arme dans l'église, or il y a interdiction formelle aux policiers d'entrer en arme dans une église. Il n'y avait pas de terroristes ! Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. »
« Selon le curé de Saint-André-de-l'Europe, l'incident a pu être provoqué par un voisin qui aurait alerté la police après avoir entendu l'orgue. "J'ai trouvé sur ma boite vocale un message d'une personne qui criait : messe clandestine à Saint-André !", confie l'abbé. "Cette idée que des gens font de la délation pour dénoncer des prétendues messes clandestines... Précisément, on avait fermé les portes de l'église pour dissuader les paroissiens de venir et respecter le confinement. Or, cela se retourne contre nous, car les gens ont le sentiment qu'on fait quelque chose de caché !", déplore encore l'homme d'Église. »
Réaction de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris : « Les policiers sont entrés en arme dans l'église, or il y a interdiction formelle aux policiers d'entrer en arme dans une église. Il n'y avait pas de terroristes ! Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. »
« Un couple de Parisiens a été verbalisé et renvoyé ce week-end de Bretagne où il était venu passer le confinement malgré les interdictions de déplacements et de locations saisonnières, a-t-on appris auprès des gendarmes. […] Les gendarmes ont été alertés par un riverain qu'ils étaient en train de verbaliser sur une plage de Plougasnou pour non-respect du confinement. Celui-ci, peut-être frustré d'être sanctionné, leur a indiqué une maison connue pour être une location de vacances, mais qui avait les volets ouverts. »
« Cédric O souhaiterait que la France ait un passe-droit que personne au monde ne peut avoir, pour utiliser une fonctionnalité qui a été coupée, car dangereuse pour la vie privée des utilisateurs. Difficile de croire qu'Apple acceptera : l'entreprise joue ses promesses commerciales sur la protection de ses utilisateurs. […] Techniquement, avant même sa naissance, Stopcovid est dans une impasse. La France, en refusant d'utiliser les outils mis à sa disposition pour accéder à des fonctions critiques des smartphones dans un cadre bien défini et limité, se coupe la possibilité de faire une application fonctionnelle. Ses raisons ne sont pas mauvaises et la politisation du sujet par Cédric O cache la prudence des chercheurs de l'Inria, qui prennent toutes les précautions quand ils évoquent leur protocole : il ne s'agit pas d'une méthode absolument parfaite. […] Dans tous les cas, le chantier numérique qui s'annonce n'est pas près d'être terminé. Le tout nous ramenant perpétuellement à l'interrogation initiale : est-ce que cette application va servir à quelque chose ? »
« Amateurisme lors de la conférence de presse du Premier ministre : les cartes représentant les DOM ont été placées à l'envers, sans que personne ne le remarque. Sauf les millions d'habitants d'outre-mer. »
« Même lors des grandes épidémies (notamment variole au IIe siècle, lèpre au Moyen Âge, peste au XIVe siècle, syphilis au XVe, fièvre jaune au XVIIe, choléra au XIXe…) le confinement fut ciblé. […] Ce qui est hallucinant et nouveau est la politique de confinement global ! […] Concernant les masques : Ils existent depuis le XVIIe siècle ! […] Que nous reste-t-il pour le Covid-19 qui soit différent des siècles précédents ? Les tests et le tracking ? Ce tracking rappelle les fameuses crécelles utilisées par les lépreux que l’on confinait mais qui pouvait exceptionnellement se déplacer dès lors qu’ils agitaient une crécelle pour signaler leur venue. L’application tracking n’est donc qu’une crécelle connectée ! Le diagnostic de la lèpre dès lors qu’elle en était au stade des lésions était simple mais qu’en est-il du diagnostic du COVID 19 ? »
« Il est assez incompréhensible à nous autres béotiens de constater les décisions prises par nos éminents "experts". Le Pr Raoult et son équipe proposent un traitement en début des symptômes : il est autorisé en phase critique à l’hôpital ; nous aurions pu pratiquer un confinement ciblé : tout le monde est confiné ; nous aurions pu avoir des masques : nous n’en avons pas ; nous pourrions utiliser les laboratoires vétérinaires pour les tests PCR : ils attendent toujours l’autorisation de la technostructure… »
« Il est assez incompréhensible à nous autres béotiens de constater les décisions prises par nos éminents "experts". Le Pr Raoult et son équipe proposent un traitement en début des symptômes : il est autorisé en phase critique à l’hôpital ; nous aurions pu pratiquer un confinement ciblé : tout le monde est confiné ; nous aurions pu avoir des masques : nous n’en avons pas ; nous pourrions utiliser les laboratoires vétérinaires pour les tests PCR : ils attendent toujours l’autorisation de la technostructure… »
Le protocole choisi biaise […] les résultats. Transport & Environment a choisi d'exprimer les émissions de CO2 du puits à la roue, en grammes par kilomètre (g/km). C'est certes immédiatement lisible mais les durées de vie choisies pour les modèles semblent exagérées : 170 000 km pour une citadine, 225 000 km pour une compacte, 280 000 km pour une berline familiale et 335 000 km pour une grande berline routière. […] En tablant sur un kilométrage si élevé, Transport & Environment réduit, sur la durée de vie totale de la voiture, la proportion de CO2 émise lors de la production, qui est le point le plus sensible sur une voiture électrique. C'est donc un moyen statistique d'avantager cette dernière, pour réduire son bilan au kilomètre. »
« Également, Transport & Environment mise sur le fait que, dans le futur, les sources d'approvisionnement de l'électricité seront de plus en plus décarbonées. Et d'inclure cette prévision dans ses statistiques : étant donné la durée de vie prévue par l'association, une voiture électrique vendue aujourd'hui fonctionnerait donc encore en 2030, mais en émettant moins de CO2 puisque l'énergie proviendrait en plus grande partie de sources renouvelables. Or, ces plans de transition énergétique reposent encore sur de grandes incertitudes et limitent clairement la précision des conclusions. »
« L'association se félicite de voir que, en deux ans, la production des batteries est devenue beaucoup plus propre, avec des émissions de CO2 diminuées de moitié, pour chaque kWh. Mais, dans le même temps, le rapport oublie de préciser que la taille moyenne des batteries a largement augmenté, pour faire face à la demande de la clientèle, de toujours plus d'autonomie. Également, l'hypothèse est faite que la taille des batteries n'augmentera pas d'ici 2030… Ce qui semble fort peu probable et avantage, là encore le bilan de la voiture électrique. »
« Mais attention à ne pas se focaliser que sur le CO2. Car une voiture émet d'autres polluants. Et, dans le cas de la fabrication des, c'est bien l'extraction des minerais qui semble la plus problématique, même si elle est concentrée dans des régions restreintes. »
« Également, Transport & Environment mise sur le fait que, dans le futur, les sources d'approvisionnement de l'électricité seront de plus en plus décarbonées. Et d'inclure cette prévision dans ses statistiques : étant donné la durée de vie prévue par l'association, une voiture électrique vendue aujourd'hui fonctionnerait donc encore en 2030, mais en émettant moins de CO2 puisque l'énergie proviendrait en plus grande partie de sources renouvelables. Or, ces plans de transition énergétique reposent encore sur de grandes incertitudes et limitent clairement la précision des conclusions. »
« L'association se félicite de voir que, en deux ans, la production des batteries est devenue beaucoup plus propre, avec des émissions de CO2 diminuées de moitié, pour chaque kWh. Mais, dans le même temps, le rapport oublie de préciser que la taille moyenne des batteries a largement augmenté, pour faire face à la demande de la clientèle, de toujours plus d'autonomie. Également, l'hypothèse est faite que la taille des batteries n'augmentera pas d'ici 2030… Ce qui semble fort peu probable et avantage, là encore le bilan de la voiture électrique. »
« Mais attention à ne pas se focaliser que sur le CO2. Car une voiture émet d'autres polluants. Et, dans le cas de la fabrication des, c'est bien l'extraction des minerais qui semble la plus problématique, même si elle est concentrée dans des régions restreintes. »
Quelques passages de cet entretien nous inspirent des réserves, mais sur ce point, on est d'accord :
« Après la crise, nous n'allons pas réduire les interdépendances parce qu'elles constituent aussi une forme de richesse et de pacification des relations internationales. Nous ne pourrons pas tout relocaliser sur le territoire national. Penser que nous allons devenir totalement autonomes et indépendants sur l'alimentation, sur les médicaments, sur l'industrie… C'est un leurre. D'abord parce que cela coûterait très cher mais aussi parce que nous n'avons pas la main-d'œuvre qualifiée et parce que nous serons de toute façon dépendants des matières premières. Les interdépendances vont continuer à perdurer parce que nous n'avons pas d'alternative et parce que, dans le fond, ce n'est pas un mauvais choix. »
« Par contre, nous allons peut-être devenir plus réalistes vis-à-vis de ces interdépendances et nous allons les traiter de manière plus éveillée, moins naïve. En identifiant des doubles sources ou en en mettant en place des stratégies qui permettraient rapidement, dans le cas d'une crise, de reconvertir une usine pour produire des masques ou des produits alimentaires. »
« Après la crise, nous n'allons pas réduire les interdépendances parce qu'elles constituent aussi une forme de richesse et de pacification des relations internationales. Nous ne pourrons pas tout relocaliser sur le territoire national. Penser que nous allons devenir totalement autonomes et indépendants sur l'alimentation, sur les médicaments, sur l'industrie… C'est un leurre. D'abord parce que cela coûterait très cher mais aussi parce que nous n'avons pas la main-d'œuvre qualifiée et parce que nous serons de toute façon dépendants des matières premières. Les interdépendances vont continuer à perdurer parce que nous n'avons pas d'alternative et parce que, dans le fond, ce n'est pas un mauvais choix. »
« Par contre, nous allons peut-être devenir plus réalistes vis-à-vis de ces interdépendances et nous allons les traiter de manière plus éveillée, moins naïve. En identifiant des doubles sources ou en en mettant en place des stratégies qui permettraient rapidement, dans le cas d'une crise, de reconvertir une usine pour produire des masques ou des produits alimentaires. »
Extrait d'un entretien avec Patrick Marinoff, directeur général d'Alpine :
« Nous pouvons prendre une plate-forme qui existe, si cela a un sens pour nous. Reprendre la plateforme Infiniti est faisable, mais la marque est centrée sur le marché américain, avec des modèles plus grands, plus lourds. Nous pouvons aussi reprendre la base existante et la faire progresser. Elle est déjà bien née. Il n'est pas rare pour une sportive d'avoir une plate-forme au cycle de vie plus long que celui d'une plateforme standard. Par ailleurs, nous avons également l'énergie et le potentiel pour développer quelque chose qui nous est spécifique. »
Et pourquoi pas un petit modèle sur la base de la Twingo, qui présente l'avantage décisif d'être une propulsion ?
« Nous pouvons prendre une plate-forme qui existe, si cela a un sens pour nous. Reprendre la plateforme Infiniti est faisable, mais la marque est centrée sur le marché américain, avec des modèles plus grands, plus lourds. Nous pouvons aussi reprendre la base existante et la faire progresser. Elle est déjà bien née. Il n'est pas rare pour une sportive d'avoir une plate-forme au cycle de vie plus long que celui d'une plateforme standard. Par ailleurs, nous avons également l'énergie et le potentiel pour développer quelque chose qui nous est spécifique. »
Et pourquoi pas un petit modèle sur la base de la Twingo, qui présente l'avantage décisif d'être une propulsion ?
« Après bien des résistances et un rappel à l'ordre du Conseil d'État, le législateur français a été obligé d'organiser un système de remboursement et d'exonération pour les professionnels appelés eux aussi à payer cette dîme culturelle. Pourquoi les "pro" payent-ils ? Tout simplement parce que la redevance est collectée à l'importation ou première mise en circulation en France, là où il est impossible de déterminer le sort d'un disque dur externe, d'une tour de CD vierges, etc. (copies privées, copies professionnelles). Les remboursements restent à un niveau très faible, puisqu'ils sont conditionnés à la production d'une facture mentionnant la redevance pour copie privée. Pratique rarissime dans la distribution. Les exonérations restent elles à un niveau très faible. En 2015, elles profitaient à 1 720 entreprises. En 2020, le chiffre est donc en recul alors qu'il y a des millions de structures sociales en France. »
« En plus d'être le résultat d'un modèle vertueux car issu de la valorisation des déchets organiques agricoles, le bio gaz naturel pour véhicule (ou bio-GNV) réduit drastiquement les émissions pour des performances routières équivalentes. Jusqu'à 90 % de CO2 en moins du puits à la roue, 98 % de particules fines et 85% de NOx en moins par rapport au diesel, d'après un étude de la Deutsche Energie Agentur (DENA) de 2007. Des chiffres corroborés par une étude du Cenex (Organisation en charge de la promotion des véhicules bas carbone) menée en 2019 au Royaume-Uni. Le bio-GNV semble ainsi démontrer sa capacité à décarboner massivement le transport routier. Et se pose en alternative crédible et fiable face au diesel, mais aussi face au tout électrique pas si green qu'on le pense si l'intégralité du cycle de vie d'un véhicule est prise en compte. »
En résumé, selon Wassim Nasr : « Les djihadistes sont, pour ainsi dire, anti-conspirationnistes. Selon eux, les musulmans doivent se réapproprier leur destin. C'est le contraire du complotisme, pour lequel tout est de toute façon joué d’avance. De plus, il y a le facteur religieux : pour eux, les desseins de Dieu sont supérieurs à ceux des hommes, tandis que dans le complotisme, on est soumis aux diktats des hommes. »
« L'attaquant des Bleus s'est rendu à l'entraînement du Bayern Munich en McLaren, alors qu'Audi sponsorise le club. […] Le footballeur, qui risque donc une amende d'un montant de 50 000 euros de la part de son club, a fait son mea culpa […] assurant qu'il ne pouvait conduire sa voiture habituelle en raison d'un rétroviseur abîmé. […] Pour rappel, le constructeur allemand détient 8,33 % du capital du Bayern. »
Était-il le chantre d'un "capitalisme de connivence" ? En tout cas, Bernard Jullien en brosse un portrait plutôt élogieux… qui ne devrait pas déplaire aux souverainistes, aux côtés desquels il récusa d'ailleurs le traité de Maastricht.
« Jacques Calvet ressort ainsi comme porteur d'une tradition nationale-libérale qui tente d'acclimater au monde qui se dessine à la fin du XXe siècle une équation plutôt colbertiste. Elle est au fond caractéristique du virage qui s'était dessiné sous VGE où l'on cherchait un compromis consistant à rompre avec les monopoles et les rentes associées sans renoncer à une forme d'interventionnisme et-ou de solidarité entre des administrations compétentes et des champions nationaux dont on voulait promouvoir la compétitivité. »
« C'est aussi ainsi qu'il faut comprendre cet épisode majeur passé un peu inaperçu sans doute dans l'histoire de l'automobile européenne que fût la disparition du CCMC (Comité des constructeurs du marché commun, fondé en 1972) et du CLCA (Comité de liaison de la construction automobile, fondé en 1957) pour fonder l'ACEA. […] Ayant constaté ce qui s'est passé déjà aux Etats-Unis, Jacques Calvet cherche à ce que soient imposés aux constructeurs japonais des quotas d'importation très bas pour une durée très longue. […] Il veut aussi que soient intégrée d'une manière ou d'une autre la production des "transplants" – essentiellement anglais – dans lesdits quotas. […] Il souhaite d'autant moins que l'on accueille les "non européens" - c'est à dire Ford et GM dans un premier temps – que ceux-ci sont de facto "allemands", qu'il y a déjà cinq constructeurs allemands (BMW, Daimler, MAN, VW et Porsche) à la CCMC et que le commissaire chargé de l'industrie à l'époque est allemand (M. Bangemann). »
« Il avait compris alors que, dans une ACEA accueillant ainsi les filiales européennes de constructeurs non européens, dans un contexte où l'Europe n'est plus l‘Europe à six des débuts mais déjà une Europe à quinze avec une majorité de pays non constructeurs, la préservation des intérêts européens et ceux des "champions nationaux" et de leurs sites domestiques serait infiniment plus problématique. »
« Ainsi, alors que en Corée ou au Japon et, dans une moindre mesure peut-être, aux États-Unis, le sort de l'automobile se décide dans une connivence avec la puissance publique qui est celle que J. Calvet connaissait en France et aurait rêvé qu'elle existe en Europe, la fondation de l'ACEA sur fond d'élargissement et d'Acte unique validait de facto une option fort différente : l'Europe de l'automobile est devenu un espace de mise en concurrence des espaces ouverts à tous les constructeurs que les nouveaux États membres cherchent à attirer. »
« Jacques Calvet ressort ainsi comme porteur d'une tradition nationale-libérale qui tente d'acclimater au monde qui se dessine à la fin du XXe siècle une équation plutôt colbertiste. Elle est au fond caractéristique du virage qui s'était dessiné sous VGE où l'on cherchait un compromis consistant à rompre avec les monopoles et les rentes associées sans renoncer à une forme d'interventionnisme et-ou de solidarité entre des administrations compétentes et des champions nationaux dont on voulait promouvoir la compétitivité. »
« C'est aussi ainsi qu'il faut comprendre cet épisode majeur passé un peu inaperçu sans doute dans l'histoire de l'automobile européenne que fût la disparition du CCMC (Comité des constructeurs du marché commun, fondé en 1972) et du CLCA (Comité de liaison de la construction automobile, fondé en 1957) pour fonder l'ACEA. […] Ayant constaté ce qui s'est passé déjà aux Etats-Unis, Jacques Calvet cherche à ce que soient imposés aux constructeurs japonais des quotas d'importation très bas pour une durée très longue. […] Il veut aussi que soient intégrée d'une manière ou d'une autre la production des "transplants" – essentiellement anglais – dans lesdits quotas. […] Il souhaite d'autant moins que l'on accueille les "non européens" - c'est à dire Ford et GM dans un premier temps – que ceux-ci sont de facto "allemands", qu'il y a déjà cinq constructeurs allemands (BMW, Daimler, MAN, VW et Porsche) à la CCMC et que le commissaire chargé de l'industrie à l'époque est allemand (M. Bangemann). »
« Il avait compris alors que, dans une ACEA accueillant ainsi les filiales européennes de constructeurs non européens, dans un contexte où l'Europe n'est plus l‘Europe à six des débuts mais déjà une Europe à quinze avec une majorité de pays non constructeurs, la préservation des intérêts européens et ceux des "champions nationaux" et de leurs sites domestiques serait infiniment plus problématique. »
« Ainsi, alors que en Corée ou au Japon et, dans une moindre mesure peut-être, aux États-Unis, le sort de l'automobile se décide dans une connivence avec la puissance publique qui est celle que J. Calvet connaissait en France et aurait rêvé qu'elle existe en Europe, la fondation de l'ACEA sur fond d'élargissement et d'Acte unique validait de facto une option fort différente : l'Europe de l'automobile est devenu un espace de mise en concurrence des espaces ouverts à tous les constructeurs que les nouveaux États membres cherchent à attirer. »
« Ne pas pouvoir rendre hommage aux morts, être privés de ce rituel, c'est cela, qu'on nous enlève aussi. On enterre en catimini, on incinère comme des voleurs. Dire au revoir à ceux qu'on a aimés fait partie de ce qui nous rend humains. Le confinement ne nous a pas seulement enlevé notre liberté de circuler. Il nous enlève aussi une partie de notre humanité. C'est d'une violence extrême. "J'ai conscience des efforts et des sacrifices qui vous sont demandés", avait dit Édouard Philippe. En théorie, peut-être. Mais dans la pratique ? Voilà ce que j'avais envie de dire à tous ceux qui nous donnent des leçons sur le "monde d'après", sur les bienfaits de ce confinement, qu'on devrait appeler plutôt "isolement", à tous ces théoriciens d'un nouveau monde. Le confinement détruit intérieurement bien plus qu'il n'apporte de bienfaits. »
C'est la conviction de Jean-Philippe Thery , certes peu argumentée dans ce billet, mais que nous partageons.
« Je me demande si une fois passée, la crise que nous vivons actuellement ne nous fera pas l'effet d'un crash-test, ou de l'accident à côté duquel il nous arrive de passer en voiture. Dans les instants qui suivent, par effet (certains diront biais) de proximité, on s'identifie. Le type en plastoc dans l'auto volontairement jetée sur un mur, ou celui de chair et d'os qu'on a peut-être aperçu subrepticement dans la carcasse accidentée, ç'aurait pu être moi. On ralentit, on fait preuve d'une prudence excessive. Et très vite, on oublie, pour reprendre ses vieilles habitudes (pas forcément si mauvaises d'ailleurs). Bref, je ne suis pas certain que le monde de demain sera fondamentalement différent de celui qui nous attendait avant que la minuscule particule poilue ne vienne contrarier nos projets.
« La période est également propice à l'anticipation de décisions probablement déjà acquises. Ainsi l'annonce de Renault cédant ses parts de la Drac, sa coentreprise chinoise à Dongfeng Motor Corporation pour se concentrer sur le véhicule utilitaire et électrique sur le premier marché du monde provoque-t-elle probablement moins de remous que s'il s'était produite dans un contexte "normal". Dans un autre domaine, que Lufthansa cesse l'activité de sa filiale low-cost German Wings et mette à la retraite une partie non négligeable de sa flotte était sans doute inéluctable. Mais le calendrier de la décision aurait vraisemblablement été différent sans le petit coup de main biologique. Par ailleurs, et de façon plus générale, il n'est pas impossible que la robotisation d'un certain nombre de tâches s'accélère, principalement celles qui permettent d'éviter le contact. »
« Je me demande si une fois passée, la crise que nous vivons actuellement ne nous fera pas l'effet d'un crash-test, ou de l'accident à côté duquel il nous arrive de passer en voiture. Dans les instants qui suivent, par effet (certains diront biais) de proximité, on s'identifie. Le type en plastoc dans l'auto volontairement jetée sur un mur, ou celui de chair et d'os qu'on a peut-être aperçu subrepticement dans la carcasse accidentée, ç'aurait pu être moi. On ralentit, on fait preuve d'une prudence excessive. Et très vite, on oublie, pour reprendre ses vieilles habitudes (pas forcément si mauvaises d'ailleurs). Bref, je ne suis pas certain que le monde de demain sera fondamentalement différent de celui qui nous attendait avant que la minuscule particule poilue ne vienne contrarier nos projets.
« La période est également propice à l'anticipation de décisions probablement déjà acquises. Ainsi l'annonce de Renault cédant ses parts de la Drac, sa coentreprise chinoise à Dongfeng Motor Corporation pour se concentrer sur le véhicule utilitaire et électrique sur le premier marché du monde provoque-t-elle probablement moins de remous que s'il s'était produite dans un contexte "normal". Dans un autre domaine, que Lufthansa cesse l'activité de sa filiale low-cost German Wings et mette à la retraite une partie non négligeable de sa flotte était sans doute inéluctable. Mais le calendrier de la décision aurait vraisemblablement été différent sans le petit coup de main biologique. Par ailleurs, et de façon plus générale, il n'est pas impossible que la robotisation d'un certain nombre de tâches s'accélère, principalement celles qui permettent d'éviter le contact. »
« En moyenne, en France, le cancer tue 12 000 personnes par mois, les accidents 2 000 et les suicides 1 000. Quel serait l'impact sur le moral de la population si tous les soirs, on publiait le décompte officiel de ces morts ? […] Cette pandémie, à preuve du contraire, n'est pas sans précédent, quoi qu'on en dise. […] La peur de la mort vécue individuellement se conjugue au principe de précaution vécu collectivement pour justifier des mesures, qui, elles, sont bien sans précédent. "Quoi qu'il en coûte !" ça signifie qu'on a décidé de reporter l'évaluation des conséquences de ce confinement. Mais en termes de libertés publiques, en termes humains, économiques, budgétaires, le jour du bilan, le remède ne sera-t-il pas pire que le mal ? ce mal qu'on n'aura même pas vaincu, simplement retardé. Il est grand temps que les politiques reprennent la main, face aux experts médicaux, et mettent un terme à ce confinement indistinct, mortifère et dont l'efficacité à terme est loin d'être démontré. »
« Alors que la France vrombit au son de la guerre (cf. discours Emmanuel Macron) mais tergiverse encore sur l'utilisation massive des masques et le recours à l'armée, la république Tchèque n'hésite pas, elle, à déclencher un pont aérien. Résultat : le premier avion gros porteur de type Antonov se pose à Prague le 23 mars. Il faudra une semaine exactement (le 30 mars) pour avoir le même effet à Paris ! Ce alors que la crise du coronavirus est plus forte en France qu'en Tchéquie. »
Un an après la catastrophe, « ce sont […] plus d'un Français sur trois (36 %) qui affirment leurs doutes quant à la piste accidentelle de l'incendie, pourtant privilégiée par les enquêteurs ». « C'est surtout s'agissant de la thèse de la manipulation que les sympathisants du RN se distinguent de manière spectaculaire des autres électorats », commente la Fondation Jean Jaurès. En effet, explique-t-elle, « alors que cette thèse ne concerne que 7 % des sondés en moyenne, et qu'elle ne recueille par exemple l'approbation que de 2 % des sympathisants de la majorité présidentielle, cette théorie du complot est trois fois plus prégnante parmi les sympathisants du RN (21 %), ce qui corrobore le constat, déjà formulé dans nos travaux antérieurs, d'une porosité très forte de l'électorat frontiste à l'imaginaire conspirationniste ». Cette conclusion, sans doute pertinente à bien des égards, n'en est pas moins biaisée par la tentation d'instrumentaliser la critique du conspirationnisme à des fins partisanes. Or celui-ci présente bien d'autres visages que ceux retenus jusqu'à présent par la Fondation Jean Jaurès.
« Le premier argument en faveur d'un traitement immédiat et systématique des patients présentant un risque de développer une forme sévère de détresse respiratoire, sans attendre que ce soit le cas, est l'asymétrie. D'un côté, une situation potentiellement explosive : des personnes infectées en contaminent d'autres, de sorte qu'à partir d'un petit nombre de personnes atteintes par le virus, un très grand nombre de personnes peuvent être contaminées. De l'autre côté, même en admettant un risque mal estimé d'accidents du traitement, aucun risque de contamination : un accident de traitement n'en provoque pas chez le voisin. En statistiques, ces situations ont un nom. D'un côté, une incertitude incontrôlée, à "queues de distribution épaisses" : l'incertitude, à partir d'une centaine de cas observés peut potentiellement devenir millions. De l'autre côté, une incertitude contrôlée, "à queues de distribution fine" : le pourcentage d'accidents peut, peut-être, doubler, mais ne va pas se multiplier indéfiniment. Dans ce type de situation asymétrique, le principe de précaution place la charge de la preuve du côté qui porte le risque incontrôlé. En d'autres termes, le principe de base de l'éthique de la prise de décision scientifique en situation d'incertitude asymétrique dit que ce n'est pas au professeur Raoult de démontrer l'efficacité de son traitement, dès lors que certaines indications convergentes laissent penser qu'il fonctionne, mais au contraire, à ceux qui le refusent de démontrer qu'il présente plus de dangers que l'absence de traitement . On commence par traiter puis, en cas de gros problèmes, on fait marche arrière. Le risque de cette approche est infiniment moins grand que celui de l'approche inverse. »
« À partir de ce jeudi, les utilisateurs de Facebook qui ont "liké", réagi ou commenté depuis mars les innombrables "fake new" liées au coronavirus recevront sur leur "fil d'actualités" un message d'alerte renvoyant vers le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). […] Les utilisateurs de Facebook ne sauront pas précisément à quelle fausse information ils ont été exposés, ni quand. L'interaction devra avoir eu lieu au cours des deux dernières semaines. Autre bémol, les alertes ne concernent que les "fake news" supprimées par Facebook en raison des risques pour la santé des personnes. […] Pour les "fake news" dont la visibilité a été réduite mais qui n'ont pas été supprimées, le réseau social continuera comme d'habitude à les labelliser, après vérification par ses soixante "fact-checkers", dont l'AFP. Quarante millions de posts Facebook ont été signalés de cette façon en mars, selon les chiffres publiés ce jeudi. "Dans 95 % des cas, après avoir vu ces labels, les gens ne cliquent pas sur le contenu", assure Mark Zuckerberg. »
Surfant sur la hantise du coronavirus, les défenseurs des emballages plastiques à usage unique plaident leur cause, à Bruxelles ou ailleurs. Dernièrement, la demande de film aurait tout particulièrement augmenté. « Parallèlement », rapporte Clubic, « un grand nombre d'autorités locales ou nationales ont d'ores et déjà annoncé le report du bannissement des plastiques à usage unique ».
« "Que ce soit les Marines, les militaires de l’Army, de l’Air Force ou de la Navy, la discipline est un aspect fondamental de nos forces armées", a lancé le général Milley. Alors "oui, je pense que les Marines doivent se faire couper les cheveux" car si "cela peut paraître superficiel, se faire couper les cheveux fait partie de cette discipline", a-t-il ajouté, avant de rappeler qu’il est le fils d’un Marine ayant combattu à Iwo Jima, où "il a fallu une discipline extraordinaire pour conquérir cette île avec sept mille Marines tués en dix-neuf ou vingt jours et mettre un drapeau sur [le mont] Suribachi. »
« L'idée d'attribuer une valeur monétaire à une vie est a priori choquante. […] Pourtant, un État doit en permanence faire des choix. […] Nos perceptions sont souvent biaisées. […] Un horrible accident d'ascenseur conduira à prescrire aux propriétaires d'appartement une mise aux normes beaucoup plus coûteuse que mainte action de prévention des accidents domestiques. […] On peut demander à chacun ce que vaut pour lui une année supplémentaire de vie en bonne santé, ou demander combien, en tant que contribuable, il est prêt à dépenser pour qu'un malade inconnu (lui peut-être) bénéficie d'une année de plus. […] Dans les pays riches, la moyenne des réponses varie entre 24 000 euros à 60 000 euros. […] Cette approche reflète-t-elle un calcul mesquin d'égoïstes prêts à sacrifier des vies pour sauver leur portefeuille ? La réalité est plus complexe. […] Sacrifier le revenu d'un pays, c'est […] aussi réduire l'espérance de vie de ses habitants. […] On comprend donc pourquoi certains […] peuvent penser que le remède du confinement est pire que l'absence de mesures exceptionnelles face à la pandémie. La question se pose avec encore plus d'acuité dans les pays pauvres, qui ne peuvent offrir des moyens d'existence aux personnes que le confinement prive de revenu. […] Si un État réagit ainsi, est-il politiquement possible, dans un État voisin, d'expliquer qu'on préfère préserver la prospérité économique et les bienfaits qui vont avec, y compris le meilleur état psychologique et sanitaire d'une population plus prospère ? […] L'Histoire dira quels pays auront pris les décisions les plus conformes aux aspirations et aux intérêts de leurs peuples. »
Extrait d'un article publié en 2004 : « Le moteur bi-rotor de son dernier prototype RX-8 Hydrogen Rotary Engine (RE) […] peut fonctionner soit avec du supercarburant, soit avec... de l'hydrogène liquide ! Brûler un mélange d'air et d'hydrogène dans un moteur initialement conçu pour fonctionner à l'essence commande toutefois quelques aménagements. C'est là que Mazda se distingue de BMW, grâce aux vertus de l'architecture de son moteur rotatif RENESIS fondamentalement mieux adapté à ce type de carburant. […] La première contrainte consiste […] à liquéfier sous pression l'hydrogène, afin d'en réduire un peu le volume. D'où l'obligation de concevoir un réservoir capable de résister aux fortes pressions de l'hydrogène porté à 35 MPa (350 bars), et d'encaisser les chocs en cas d'accident. […] C'est une centrale électronique qui décide de l'opportunité de basculer du mode essence au mode H2 selon le caractère de la conduite (de calme à rageur) et la phase d'utilisation (démarrage, vitesse stabilisée, plat ou pente, etc.). En sachant que le bi-rotor de 1 308 cm3 (deux fois 654 cm3) ne fournit que 110 chevaux en mode hydrogène, contre 210 chevaux en mode essence classique. Pour compenser ce rendement inférieur, Mazda met en avant les atouts de l'architecture du moteur rotatif Wankel, fondamentalement mieux adaptée que celle du cycle Otto aux contraintes générées par la combustion de l'hydrogène. […] Le passage d'une source d'énergie à l'autre est totalement transparent pour le conducteur du RX-8 Hydrogen RE. »
Publication signée du président de la République sur Twitter le 15 avril 2020 : « Un an après l'incendie de Notre-Dame de Paris, mon message à toutes celles et ceux qui l'ont sauvée et qui aident à la reconstruire ».
« Alors qu'elle avait déjà fait parlé d'elle, la solution de recyclage enzymatique mise au point par la société française Carbios a figuré, le 8 avril dernier, en une de la prestigieuse revue scientifique Nature. Un coup de projecteur dont les effets se font déjà sentir : en moins d'une semaine, le cours de l'action de la PME auvergnate a plus que doublé pour dépasser les 16 euros à la réouverture de la bourse, mardi 14 avril. […] Concrètement, Carbios a mis au point une enzyme capable de "digérer" les déchets plastiques composés de polytéréphtalate d'éthylène (PET), pour mieux les recycler. Dérivé du pétrole, ce polymère […] se retrouve dans les bouteilles jetables, les barquettes d'emballage ou encore les fibres textiles. Contrairement au recyclage thermomécanique, qui dégrade la qualité du plastique, l'enzyme de Carbios s'attaque à la structure même du polymère pour le réduire à ses composants : les monomères. Qui peuvent ensuite être recombinés pour former du plastique comme neuf, se rapprochant ainsi du rêve d'un recyclage infini. »
Des micros dans les rues, à l'affût de vos éclats de voix ? On se souvient que la CNIL avait reproché à Saint-Étienne d'y recourir. Mais Jean-Luc Fugit, députe du Rhône (LREM), ne veut pas y renoncer. Selon lui, « l'utilité de nouveaux systèmes de détections automatiques semble évidente ». Aussi plaide-t-il pour pour l'adoption rapide d'un cadre juridique « permettant d'expérimenter et de développer ces nouveaux outils ». Voilà encore qui promet.
« Le coût de la prolifération des fake news n'est pas du tout neutre », rapporte le site Conspiracy Watch. Pourquoi ? Parce qu'« en captant notre attention, elles diminuent le temps que nous pourrions consacrer à nous informer correctement » ; « autrement dit, elles participent d'un mouvement général d'abaissement du niveau du débat public ». Ni plus, ni moins que la télé-réalité ? L'argumentation laisse à désirer !
Tout comme la description faite des discours incriminés :
« Ce genre de publications fait parfois irruption dans votre messagerie sans même aucun commentaire d'accompagnement de la part de votre contact. Les affirmations qu'elles contiennent ont souvent pour effet de susciter la méfiance à l'égard de la presse professionnelle, de la communauté scientifique ou des sources officielles. À défaut de forcément provoquer votre colère ou votre indignation, elles ébranlent le socle de vos certitudes, vous appelant quelquefois à "ouvrir les yeux". Promettant de n'avancer que des faits "vérifiables", elles instillent le doute en vous. Sous couvert de vous faire des révélations exclusives dont vous seriez l'un des premiers informés, elles flattent en réalité votre ego, vous procurant l'impression d'être un initié, d'avoir été subrepticement admis dans le club très sélect de ceux qui savent. »
Or, c'est à peu près ce qu'il faut dire pour vendre un abonnement à n'importe quel titre de la « presse professionnelle », comme dit l'auteur de ce billet, qui prétend pourtant en faire la promotion... L'arroseur arrosé ?
Tout comme la description faite des discours incriminés :
« Ce genre de publications fait parfois irruption dans votre messagerie sans même aucun commentaire d'accompagnement de la part de votre contact. Les affirmations qu'elles contiennent ont souvent pour effet de susciter la méfiance à l'égard de la presse professionnelle, de la communauté scientifique ou des sources officielles. À défaut de forcément provoquer votre colère ou votre indignation, elles ébranlent le socle de vos certitudes, vous appelant quelquefois à "ouvrir les yeux". Promettant de n'avancer que des faits "vérifiables", elles instillent le doute en vous. Sous couvert de vous faire des révélations exclusives dont vous seriez l'un des premiers informés, elles flattent en réalité votre ego, vous procurant l'impression d'être un initié, d'avoir été subrepticement admis dans le club très sélect de ceux qui savent. »
Or, c'est à peu près ce qu'il faut dire pour vendre un abonnement à n'importe quel titre de la « presse professionnelle », comme dit l'auteur de ce billet, qui prétend pourtant en faire la promotion... L'arroseur arrosé ?
Confinement oblige, cette femme ne peut pas se rendre en Ukraine… où l'attend une mère porteuse tombée enceinte à sa demande. « Depuis un mois », raconte-t-elle, « on mène un combat quotidien avec l'ambassade de France en Ukraine et le ministère des Affaires étrangères français ». « On fait face à une lenteur diplomatique incompréhensible et inacceptable », se plaint-elle. Incompréhensible, la réticence du Quai d'Orsay, vraiment ? Étant donné le statut légal de la "gestation pour autrui", et la controverse qu'elle suscite toujours dans la société française, c'est le cela ne devrait pas nous étonner !
Les scandales financiers, hérités du roi émérite Juan Carlos, continuent d'entacher l'image de la monarchie espagnole. C'est bien malheureux, étant donné la pression que les séparatistes catalans exercent sur Madrid… Souhaitons bonne chance au roi Felipe !
« L'essor de ce marché noir est directement lié à la nouvelle réglementation F-Gas II, qui introduit un mécanisme de réduction progressive de la consommation de HFC via la mise en place de quotas alloués aux producteurs et importateurs. Objectif : inciter les professionnels à se tourner vers des gaz de substitution plus propres, les HFO. Seul hic, pour l'automobile, aucune alternative n'est disponible pour entretenir le parc roulant… » Résultat : « ces produits présentent un vrai danger pour la sécurité des utilisateurs car ces gaz ne sont pas contrôlés et leur qualité n'est pas assurée », prévient Mélanie Jourdain, qui représente le Comité technique européen sur le fluorocarbone (EFCTC). C'est malin.
Les encours du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont augmenté de 50 % en un an : le montant total des dépôts a atteint à 3,8 milliards d'euros en mars 2020. Il y a un « risque de voir le taux d'épargne augmenter face aux incertitudes, au détriment du financement de notre économie », s'est inquiété Bruno Le Maire. Or, a-t-il souligné, « ce n'est pas d'épargne dont nous avons besoin aujourd'hui pour notre économie, mais d'investissement ». Quelques jours plus tôt, pourtant, il avait vilipendait les dividendes, dont la fonction consiste, précisément, à rémunérer le risque pris les actionnaires… et auxquels, de toute façon, nombre d'entreprises auraient renoncé spontanément, étant donné les circonstances. Quelle sottise !
« La dernière étape de cet éloignement a pris place au cœur de la tourmente provoquée en Europe par le Covid-19. Elle a pour origine le règlement européen du 14 mars qui limite l'exportation d'équipements médicaux européens dont les Balkans occidentaux sont fortement dépendants. Cette décision a conduit dès le lendemain le président serbe, Aleksandar Vučić, à dénoncer l'inexistence de solidarité européenne lors d'une prise de parole officielle. Pour ce dernier, cette solidarité ne serait qu'un "conte de fée", au contraire de celle démontrée par la Chine qui a décidé d'accorder une assistance médicale matérielle à la Serbie le même jour. Cette décision européenne a également conduit Milorad Dodik, le président serbe du collège présidentiel tripartite de Bosnie-Herzégovine, à exprimer une attitude similaire à celle de M. Vučić. […] En dépit d'une crainte en partie fondée de voir les pays des Balkans occidentaux s'éloigner de leur trajectoire européenne, plusieurs éléments conduisent à relativiser cette analyse rapide d'un divorce presque acté ente l'Union européenne et sa périphérie du Sud-Est. […] Face à la "diplomatie des masques" chinoise, un effort d'assistance doit être déployé, ainsi qu'un renforcement de la communication afin que les Balkans occidentaux ne cèdent pas aux sirènes de la propagande étrangère qui cherchent à les éloigner de l'Europe en la discréditant. »
« Si vous êtes témoins du non-respect de confinement », l'équipe municipale de Montgeron « vous invite à le signaler à la police municipale ou nationale afin que les forces de sécurité puissent intervenir dans les meilleurs délais ». Sylvie Carillon, maire de la ville, assume cette injonction : « Bien sûr qu'il faut appeler les services qualifiés lorsque l'on constate des débordements. […] Étant donné que les forces de l'ordre ne peuvent pas être partout, il semble donc normal de solliciter les habitants pour aider les policiers à se rendre rapidement sur les lieux d'infraction, afin de demander à chacun de bien rester chez soi. » Cela promet.
Jean-Philippe Thery n'est pas convaincu : « Les promoteurs du retrofit vous expliqueront que l'opération permet de rouler en voiture électrique pour un moindre coût, puisqu'elle ne vous coûtera "que" 5 000 euros. […] Combien de kilomètres faudra-t-il accomplir pour amortir l'investissement ? […] 77 000 kilomètres. […] C'est vrai qu'en se dépêchant pour accomplir les 77 000 kilomètres lui permettant enfin de justifier son achat, l'heureux propriétaire de l'engin aura économisé l'équivalent de quatre vols aller-retour en classe économique entre Paris et Rio de Janeiro, lesquels lui coûteraient – ça tombe bien – environ 5 000 euros. Par égard pour l'effort louable qu'il fournit, on évitera peut-être d'informer notre courageux militant qu'il faudrait environ 268 000 voitures rétrofitées comme la sienne pour compenser les émissions de CO2 de l'intégralité des vols entre les deux villes sur un an. […] Tout ça bien sûr, sans tenir compte des 268 000 mécaniques en état de marche qu'il conviendrait de recycler ou détruire, ni de la logistique pour les transporter… […] Le tarif de 5 .000 euros s'entend "aide de l'État déduite", sans que l'on comprenne très bien le montant de cette dernière, entre 3 000 et 5 000 euros. Quoiqu'il en soit, notre contribution financière est une fois de plus aimablement sollicité pour financer le rétrofit. […] Je réitère donc que, plutôt que de distribuer des chèques aux acquéreurs de véhicules électriques – qu'ils soient d'usine ou rétrofités – l'État et les collectivités locales devraient en équiper les flottes dont l'usage s'y prête particulièrement, lorsque ceux-ci effectuent des trajets récurrents. En rappelant que le développement durable passe aussi par le tri sélectif, y compris des bonnes et des mauvaises idées. »
Le 9 mars, Olivier Véran, ministre de la Santé, s'était demandé pourquoi est-ce que « la grippe s'arrête au printemps ». « Ce n'est pas la chaleur » qui l'explique, avait-il répondu ; « c'est qu'en fait, au printemps, […] on ouvre les fenêtres, on ouvre les portes, on n'est plus confiné dans des lieux, on va dehors » ; « et donc », avait il poursuivi, « c'est le confinement qui provoque la circulation du virus ».
Ces propos sont extraits d'un long entretien, où le ministre cherchait visiblement à esquiver la question de savoir si, oui ou non, la France allait ordonner un confinement à grande échelle, comme en Chine puis en Italie. Ils n'en sont aps représentatifs, et sans doute ne faut-il pas en exagérer la portée.
Soucieux d'étouffer la polémique que pourrait susciter leur redécouverte, les Décodeurs du Monde en proposent toutefois une interprétation tout à fait fantaisiste. Selon eux, en effet, « Olivier Véran ne parlait […] pas du confinement, tel qu'il est appliqué aujourd'hui » ; « il évoquait le confinement de plusieurs individus rassemblés dans des lieux publics (stades, salles de concert, festival, etc.) susceptible de propager le virus ». Mais depuis quand parle-t-on d'ouvrir des « portes » et des « fenêtres » dans des « stades », des « salles de concert », un « festival », etc. »?
Ces propos sont extraits d'un long entretien, où le ministre cherchait visiblement à esquiver la question de savoir si, oui ou non, la France allait ordonner un confinement à grande échelle, comme en Chine puis en Italie. Ils n'en sont aps représentatifs, et sans doute ne faut-il pas en exagérer la portée.
Soucieux d'étouffer la polémique que pourrait susciter leur redécouverte, les Décodeurs du Monde en proposent toutefois une interprétation tout à fait fantaisiste. Selon eux, en effet, « Olivier Véran ne parlait […] pas du confinement, tel qu'il est appliqué aujourd'hui » ; « il évoquait le confinement de plusieurs individus rassemblés dans des lieux publics (stades, salles de concert, festival, etc.) susceptible de propager le virus ». Mais depuis quand parle-t-on d'ouvrir des « portes » et des « fenêtres » dans des « stades », des « salles de concert », un « festival », etc. »?
Cette appareil, placé dans un pot, conseillait des amateurs qui voulaient se faire une main verte. Mais voilà : « Parrot a confirmé que le Flower Power était désormais obsolète », comme le rapporte Mac 4 Ever. C'est « l'occasion de rappeler que tous ces objets connectés ne fonctionnent plus en l'absence de serveur, et que même les produits "lourds" (voitures, TV, chaîne hi-fi, frigo) sont de plus en plus dépendants de la connectivité permanente ».
À noter : « Parrot propose apparemment des API, mais encore faut-il qu'une bonne âme se charge de créer un petit serveur local ». Preuve que l'ouverture du code, quoique souhaitable, n'est pas une solution miracle.
À noter : « Parrot propose apparemment des API, mais encore faut-il qu'une bonne âme se charge de créer un petit serveur local ». Preuve que l'ouverture du code, quoique souhaitable, n'est pas une solution miracle.
« Si nous avons fait disparaître des zones humides en Europe c'était notamment pour se protéger de la malaria (les miasmes pour ceux qui s'intéressent à l'histoire..). Certains s'en indignent, mais en l'absence d'autres alternatives fallait-il laisser les populations dépérir, à l'exemple de la maladie des "ventres jaunes" qui décimait les Solognots ? […] Des portes paroles des mouvements conservationnistes ont entrepris ces derniers jours de nous faire croire qu'il existait une relation entre l'événement Covid-19 et la destruction de la nature par l'homme…. Le message subliminal est simple : c'est parce que les hommes détruisent la biodiversité que nous libérons ces forces obscures que sont les virus… donc il faut protéger les régions encore sauvages que nous détruisons de manière irresponsable ! Ne nous y trompons pas, c'est une manière d'occulter le rôle de la biodiversité dans cette pandémie, en reprenant la litanie bien connue de la culpabilité de l'homme ! Sauf que… il n'y a aucune démonstration convaincante de ces affirmations qui relèvent de la spéculation. Ce qui semble ressortir en revanche c'est que ce sont les situations de forte promiscuité comme on en rencontre en Asie, entre les hommes et les animaux domestiques qui servent de relai avec les animaux sauvages, qui semblent favoriser l'émergence de nouveaux virus. […] Notre rapport à la nature ne peut s'envisager que dans cette recherche de compromis entre les deux visages de la biodiversité et non pas dans une posture idéologique qui assimile la nature au "paradis perdu". »
Jean-Marc Peillex n'aiment pas les occupants des résidences secondaires. De son point de vue, ce sont des nantis : « Pour eux ce n'est pas un problème d'argent ou d'amende. Celui qui a un beau chalet dans les Alpes, une belle maison sur la Côte d'Azur ou sur la côte atlantique, 135 euros ou 500 euros ce n'est pas grand-chose. » Et il faudra les traiter durablement comme des pestiférés : « On est un petit village et les gens se souviendront que telle famille n'a pas respecté, que telle famille est venue. » Cela promet.
Entretien passionnant avec Capucine Mercier, P-DG de PLIM, une entrepris des Deux-Sèvres qui se lance dans la fabrication de masques. Sous l'impulsion de l'État, certes, mais en regrettant que la durée d'usage ne soit pas mieux mesurée par les pouvoirs publics.
« Au vu de la demande liée à la pandémie, l'État a décidé de créer de nouveaux "masques barrières" anti-projection de gouttelettes, qui permettent de réserver les masques certifiés FFP1 et FFP2 pour le milieu médical. […] Nous ne travaillons qu'avec du textile, donc lavable et durable. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a un masque, il peut durer x années […] et la limite du masque ne vient pas du masque en tant que tel mais des élastiques qui auront plus de mal à résister à des températures de 60 ° C au lavage. Mais ils se changent. […] Le jetable, c'est très bien pour le monde médical mais pas pour l'usage du simple quidam. Cela reviendrait à utilise de la main-d'œuvre pour rien. On perd de l'énergie alors que l'on n'arrive pas à assurer la quantité de masque que l'on doit produire en France pour protéger les gens. […] Depuis la semaine dernière, nous travaillons sur un nouveau prototype que nous aimerions homologuer comme masque chirurgical (FFP1). […] Encore une fois, l'une des limites concerne le lavage : sera-t-on capable de concevoir des masques chirurgicaux respectant la norme Afnor NF EN 14 683 avec les tissus que l'on a à disposition et notre savoir-faire textile ? Si on se rappelle, avant l'arrivée de produits jetables, les compresses médicales étaient lavées, séchées et repassées. C'est donc peut-être faisable, mais rien n'est sûr... »
« Il y a des propositions de masques jetables, de masques lavables et durables […] et de non-tissés. C'est-à-dire qu'ils sont semi-lavables, semi-jetables et qu'ils ne durent que cinq lavages, par exemple. […] Il y a bien une colonne [dans la catégorisation officielle] qui distingue les masques lavables de ceux à usage unique mais pas de différence entre les durables et ceux qui ne sont garantis que pour quelques lavages. Ce n'est pas très clair. […] Les tests doivent être faits sur le nombre de lavages finis que le fabricant impose. C'est-à-dire que, si le confectionneur garantit un masque fabriqué en non-tissé pour cinq lavages, il doit réaliser les tests après ces cinq lavages pour certifier que son produit est toujours efficace jusqu'à ce point. Ce protocole-là, aujourd'hui, n'est pas encore assez bien compris ni suivi. […] Les premières évaluations de la DGA ont été réalisées sur des produits qui n'ont pas été lavés. […] Depuis le 1er avril, la DGA et l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) ont changé le protocole. […] L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande de laver avec un plateau de 30 minutes à 60°C - ce dont aucune machine ménagère n'est capable – ainsi qu'un séchage mécanique en sèche-linge - ce que tout le monde ne possède pas – et un repassage à 120 ° C. C'est ultra-contraignant ! L'ANSM fait très bien son travail pour donner des règles de désinfection mais elles ne sont pas adaptées aux simples quidams. Maintenant, il y a en quelque sorte un consensus sur les conditions d'usage et de lavage par la voie d'une notice publiée par le groupement national mais je la trouve un peu légère. Depuis le début, de notre côté, nous avions communiqué des pistes d'usage et de lavage des masques pour ne pas laisser les gens au dépourvu. Ces recommandations complètent cette notice mais ne sont pas validées. Je considère que ce n'est pas notre rôle mais celui des organismes de sécurité sanitaire de tester des recommandations adaptées aux citoyens et de les faire valider. »
« Au vu de la demande liée à la pandémie, l'État a décidé de créer de nouveaux "masques barrières" anti-projection de gouttelettes, qui permettent de réserver les masques certifiés FFP1 et FFP2 pour le milieu médical. […] Nous ne travaillons qu'avec du textile, donc lavable et durable. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a un masque, il peut durer x années […] et la limite du masque ne vient pas du masque en tant que tel mais des élastiques qui auront plus de mal à résister à des températures de 60 ° C au lavage. Mais ils se changent. […] Le jetable, c'est très bien pour le monde médical mais pas pour l'usage du simple quidam. Cela reviendrait à utilise de la main-d'œuvre pour rien. On perd de l'énergie alors que l'on n'arrive pas à assurer la quantité de masque que l'on doit produire en France pour protéger les gens. […] Depuis la semaine dernière, nous travaillons sur un nouveau prototype que nous aimerions homologuer comme masque chirurgical (FFP1). […] Encore une fois, l'une des limites concerne le lavage : sera-t-on capable de concevoir des masques chirurgicaux respectant la norme Afnor NF EN 14 683 avec les tissus que l'on a à disposition et notre savoir-faire textile ? Si on se rappelle, avant l'arrivée de produits jetables, les compresses médicales étaient lavées, séchées et repassées. C'est donc peut-être faisable, mais rien n'est sûr... »
« Il y a des propositions de masques jetables, de masques lavables et durables […] et de non-tissés. C'est-à-dire qu'ils sont semi-lavables, semi-jetables et qu'ils ne durent que cinq lavages, par exemple. […] Il y a bien une colonne [dans la catégorisation officielle] qui distingue les masques lavables de ceux à usage unique mais pas de différence entre les durables et ceux qui ne sont garantis que pour quelques lavages. Ce n'est pas très clair. […] Les tests doivent être faits sur le nombre de lavages finis que le fabricant impose. C'est-à-dire que, si le confectionneur garantit un masque fabriqué en non-tissé pour cinq lavages, il doit réaliser les tests après ces cinq lavages pour certifier que son produit est toujours efficace jusqu'à ce point. Ce protocole-là, aujourd'hui, n'est pas encore assez bien compris ni suivi. […] Les premières évaluations de la DGA ont été réalisées sur des produits qui n'ont pas été lavés. […] Depuis le 1er avril, la DGA et l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) ont changé le protocole. […] L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande de laver avec un plateau de 30 minutes à 60°C - ce dont aucune machine ménagère n'est capable – ainsi qu'un séchage mécanique en sèche-linge - ce que tout le monde ne possède pas – et un repassage à 120 ° C. C'est ultra-contraignant ! L'ANSM fait très bien son travail pour donner des règles de désinfection mais elles ne sont pas adaptées aux simples quidams. Maintenant, il y a en quelque sorte un consensus sur les conditions d'usage et de lavage par la voie d'une notice publiée par le groupement national mais je la trouve un peu légère. Depuis le début, de notre côté, nous avions communiqué des pistes d'usage et de lavage des masques pour ne pas laisser les gens au dépourvu. Ces recommandations complètent cette notice mais ne sont pas validées. Je considère que ce n'est pas notre rôle mais celui des organismes de sécurité sanitaire de tester des recommandations adaptées aux citoyens et de les faire valider. »
La stupeur générale découle-t-elle de la gravité de l'épidémie, ou bien de sa médiatisation à l'échelle mondiale, et surtout de la réponse qui lui est apportée en conséquence Jadis, le coronavirus se serait vraisemblablement propagé dans une indifférence quasi-générale. Y compris en France. Le précédent historique de 1968-1969 en témoigne.
« Adhérer au mécanisme ERM II, sas d'intégration à la zone euro, est "la seule marche à suivre pour que notre pays sorte de la crise", a souligné M. Borissov. […] ERM II est un système de parité fixe dans lequel un État doit rester au moins deux ans avant d'adopter la monnaie unique. L'intégration à ce mécanisme ouvre la voie selon M. Borissov aux prêts européens. […] Pays le plus pauvre de l'Union européenne (UE), la Bulgarie respecte depuis 1997 un mécanisme d'austérité au sein duquel sa devise, le lev, est rattachée à l'euro à un cours fixe. Ses indices macroéconomiques sont stables. »
Que l'État […] pense à priver de tout ou partie de leurs dividendes les actionnaires des grandes entreprises, qu'ils soient investisseurs institutionnels, assureurs vie, investisseurs industriels, petits porteurs et-ou retraités est proprement incroyable. Qu'il le fasse alors que toute la pédagogie de ce quinquennat a été depuis 2017 d'appeler à financer au maximum nos entreprises (y compris par l'assurance vie, y compris par les retraites supplémentaires) est incompréhensible. Qu'il en fasse une ligne de sa gestion de crise alors que toutes ses actions tendent à favoriser la circulation du cash est une hérésie. Pourquoi priver l'économie d'une irrigation de plus de 50 milliards d'euros ? A-t-on comme objectif de renforcer le choc de demande dont nous souffrons déjà énormément ? »
Michelin et le CEA sont dans le coup. « Le principe de notre masque est de minimiser au maximum la quantité de matériau filtrant et de réduire la surconsommation de masques jetables », explique Pierre Emmanuel Frot. « Distribué avec cinq filtres lavables et réutilisables vingt fois, notre dispositif équivaut à cent masques jetables pour 28 euros », précise-t-il ; selon lui, « le prix de revient par utilisation est donc de 28 centimes, contre 3 euros pour les masques jetables FFP2 ». « Autre innovation », relevée par L'Usine nouvelle : « une fois les filtres utilisés, il suffira d'en racheter sans avoir à jeter le masque ».
« Les autorités marocaines ont arrêté, mardi 7 avril 2020, quatre jeunes Marocains qui ont bravé la mer pour rentrer au pays en cette période de confinement. Un cinquième Marocain a été interpellé par la Guardia civil. »
« La banque centrale du pays a annoncé, ce jeudi 9 avril, qu'elle allait directement financer certaines dépenses de l'État. […] Cette mesure extraordinaire, mais temporaire, doit permettre au gouvernement "de disposer suffisamment de liquidités pour relancer l'économie face au choc du coronavirus", ont indiqué dans un communiqué commun le Trésor et la Banque d'Angleterre (BOE). […] "Le découvert du gouvernement britannique à la Banque d'Angleterre, va donc progresser à un niveau non divulgué et sera remboursé au plus vite et d'ici la fin de l'année", ajoute le communiqué commun. Bien que surprenante […] cette disposition de création monétaire n'est pas inédite. Elle avait été utilisée pendant la crise financière de 2008, qui avait vu le niveau de ce découvert s'envoler brièvement à près de 20 milliards de livres. Elle reste toutefois taboue car elle va souvent de pair avec une augmentation incontrôlée des dépenses publiques et de l'hyperinflation. »
D'un côté, on verbalise une veille dame sortie jeter des poubelles ; on déploie aussi un hélicoptère pour traquer des promeneurs solitaires en forêt. Et de l'autre, à Lyon par exemple… « Sur la place Gabriel Péri, il y avait jeudi une centaine de personnes… Comme d'habitude. Certains, venus pour proposer des substances illicites, attendent carrément toute la journée, sur les quais du tramway. » « En bas de chez moi, il y a un petit square. Il est toujours plein. Les bancs sont continuellement occupés par des jeunes, qui discutent toute la journée bières à la main… Sans qu'il n'y ait de contrôles. Ils ne portent pas de masques, ils crachent par terre. Le soir, ils boivent des canettes sur les marches d'escalier à l'entrée des immeubles. On voit les voitures de police passer mais elles ne s'arrêtent pas. » Mais peut-être 20 Minutes va-t-il se faire taper sur les doigts pour avoir publié ces témoignages. Sibeth Ndiaye nous avait prévenus : elle « préfère mettre le holà tout de suite » !
Ce parfum de dystopie nous donne la nausée. Mais tout le monde ne réagit pas de cette façon, si l'on en croit les amateurs aux manettes de ces nouveaux jouets : « "C'était l'attraction", confie le commandant Jouvin, "les gens nous ont même demandé de revenir plus souvent, ça les rassure". » Vraiment ?
« "J'ai mon papier et la gendarme me met un PV, elle me dit que je n'ai qu'à garder mes poubelles, que je suis à 1 300 mètres de chez moi. Elle me dit que je ne suis pas raisonnable, que j'ai plus de soixante-dix ans et que je devrais rester chez moi." Une scène perturbante pour la septuagénaire qui vit désormais dans la "peur du gendarme". "La peur du gendarme s'est créée parce qu'il était dit aussi, que si on récidivait, on atteignait des sommes effrayantes. J'avais toujours peur d'être dans l'illégalité. Ça m'a empêché de dormir, ça m'a traumatisée." »
« Les points de vue, les opinions et les analyses publiés dans cette rubrique n'engagent que leur auteur » ; « ils ne sauraient constituer une quelconque position du CNRS », est-il précisé dans une note de bas de page. L'auteur, Jean-Gabriel Ganascia, n'est est pas moins président du Comité d'éthique du CNRS (Comets)…
« D'un côté » explique-t-il, « la nécessité d'aller au plus vite sans se laisser freiner par des considérations accessoires expliquerait que l'on déroge exceptionnellement à certaines règles » ; « d'un autre côté », pousuit-il, « la quête inconditionnelle de vérité chez les scientifiques et le soucis de l'éthique l'interdisent ». La quête de la vérité, pas celle de la guérison ? Quoi qu'il en soit, se demande-t-il, « l'éthique et l'intégrité scientifique constituent-elles un luxe dont on pourrait, dans une situation aussi critique que celle dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui, se passer » ? De son point de vue, la réponse est non.
Selon lui, « l'éthique de l'expérimentation, en particulier de l'expérimentation humaine, demeure un impératif quoi qu'il advienne, même en situation de crise sanitaire ». « On ne saurait administrer un traitement qui n'améliorerait pas la santé », se justifie-t-il. Pourtant, ne reproche-t-il pas précisément au Pr Raoult son refus d'administrer des placebo à ses patients ?
Certes, concède-t-il, « il est arrivé, dans des situations exceptionnelles comme lors de l'épidémie de Sida, que l'on court-circuite certaines de ces phases et que l'on administre des antirétroviraux non autorisés en France à titre dit compassionnel [...], lorsqu'il n'existait aucune alternative » ; « mais, cela ne se fait qu'à titre individuel et ne saurait se généraliser à l'ensemble de la population ». Comme si donner sa chance au traitement du Pr Raoult devait nécessairement conduire à l'administrer de force à la France entière ! Un peu de liberté : voilà tout ce que réclament les patients et les médecins auxquels ils font confiance.
« D'un côté » explique-t-il, « la nécessité d'aller au plus vite sans se laisser freiner par des considérations accessoires expliquerait que l'on déroge exceptionnellement à certaines règles » ; « d'un autre côté », pousuit-il, « la quête inconditionnelle de vérité chez les scientifiques et le soucis de l'éthique l'interdisent ». La quête de la vérité, pas celle de la guérison ? Quoi qu'il en soit, se demande-t-il, « l'éthique et l'intégrité scientifique constituent-elles un luxe dont on pourrait, dans une situation aussi critique que celle dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui, se passer » ? De son point de vue, la réponse est non.
Selon lui, « l'éthique de l'expérimentation, en particulier de l'expérimentation humaine, demeure un impératif quoi qu'il advienne, même en situation de crise sanitaire ». « On ne saurait administrer un traitement qui n'améliorerait pas la santé », se justifie-t-il. Pourtant, ne reproche-t-il pas précisément au Pr Raoult son refus d'administrer des placebo à ses patients ?
Certes, concède-t-il, « il est arrivé, dans des situations exceptionnelles comme lors de l'épidémie de Sida, que l'on court-circuite certaines de ces phases et que l'on administre des antirétroviraux non autorisés en France à titre dit compassionnel [...], lorsqu'il n'existait aucune alternative » ; « mais, cela ne se fait qu'à titre individuel et ne saurait se généraliser à l'ensemble de la population ». Comme si donner sa chance au traitement du Pr Raoult devait nécessairement conduire à l'administrer de force à la France entière ! Un peu de liberté : voilà tout ce que réclament les patients et les médecins auxquels ils font confiance.
« L'effet de cette arrêté est catastrophique car désormais tout le monde se retrouve dehors après 19 heures et il n'y a jamais au autant de monde dans les rues entre les promeneurs et les sportifs après 19 heures. » Chapeau !
Le Gouvernement fait la promotion, via le site Vie publique, d'une « consultation citoyenne pour préparer l'après-crise sanitaire ». Parmi les thèmes abordés : « la mesure du bien commun » et « la lutte contre l'obsolescence programmée ».
Dans cet article, Henri Rivollier salue deux initiatives censées « lutter contre l'obsolescence prématurée ». Et non contre la seule « obsolescence programmée ». C'est assez rare pour être signalé. La nuance peut sembler subtile, mais le choix des mots n'est jamais neutre.
« Jens Ludmann, le chef d'exploitation de McLaren, a confirmé à Autocar que la marque était aux prémices du développement des véhicules. Le responsable de la marque de Woking explique que "les technologies autour des carburants synthétiques sont en développement", pointant du doigt le fait que ces carburants seraient une alternative viable à l'électrique dans le cas où la production des batteries était incluse dans le calcul du CO2 global des autos électriques. » Bien !
« Partout on a raconté les pestes et pandémies des siècles qui nous ont précédés. Étaient-elles le résultat de l'école de Chicago, du "productivisme et de la recherche perpétuelle de rentabilité", de « l'influence de la finance et des actionnaires sur la vie des entreprises" ? Je lis que cette pandémie marquerait « la fin de la mondialisation", allons bon, alors que l'on voit les mêmes réponses politiques de Seattle à Bangalore ? Alors que Tim Cook patron de la première entreprise du monde, se filme en train de faire son petit masque avec élastique et plastique transparent comme un étudiant d'Istanbul ? […] Bien sûr sectoriellement il va se passer des choses, mais Sanofi par exemple avait lancé avant la crise le projet d'une usine de principes actifs en Europe. […] De même, il y a dix ans maintenant que l'on parle de "backshoring", terme barbare pour la réinstallation des chaînes de production partout dans le monde et non plus leur concentration dans la seule Asie du sud-est, l'industrie 4.0 accélère ce mouvement, mais elle fait à la marge. »
Le maire de Nice l'a annoncé sur Twitter : « J'ai sensibilisé les autorités de l'État afin qu'elles puissent solliciter Enedis pour vérifier que les résidences secondaires ne sont pas occupées pendant la période des vacances, afin de faire respecter la période de confinement. » Ça promet.
« La secrétaire d’État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a annoncé ce lundi 6 avril avoir confié à la députée LREM des Hauts-de-Seine Céline Calvez une mission sur "la place des femmes dans les médias en temps de crise", peu après le tollé suscité par la une du Parisien qui mettait en avant quatre experts masculins. »
Elle est posée par Jean Quatremer : « C'est dingue quand on y songe : plonger le monde dans la plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale pour une pandémie qui a tué pour l'instant moins de 100 000 personnes (sans parler de leur âge avancé) dans un monde de sept milliards d'habitants. La grippe saisonnière, qui tue surtout les jeunes enfants, c'est entre 290 000 et 650 000 par an dans le monde. Et tout le monde s'en tape, mais grave. Je me demande quand on va revenir à la raison ? Lorsque la récession atteindra - 20 % ? »
« On entend tellement parler de la pression des marchés financiers sur les États qu'on finit par imaginer que ces pauvres États sont tombés dans un grand piège orchestré par de méchantes banques et qu'ils s'y débattent depuis, prisonniers d'une idéologie mortifère. Et on se berce alors de grands plans de liquidation générale des dettes, au moins publiques. La réalité n'est pas plus gaie, mais assez différente. […] Il y a d'abord cette idée farfelue selon laquelle avant 1973 l'État pouvait être en déficit tant qu'il voulait, la Banque de France le finançant par des avances gratuites. Il suffit pourtant d'ouvrir un livre d'histoire pour voir qu'il n'y a jamais eu d'époque magique où l'État pouvait dépenser ce qu'il voulait, la banque centrale créant sans inconvénient de la monnaie pour couvrir le déficit. […] On a changé de monde en 1983 lorsqu'on a instauré en France le système de financement continu de l'État sur les marchés. […] Cela réduit fortement les taux, car le marché financier est bien moins cher que l'emprunt public. Et donc le défaut du système actuel est exactement l'inverse de ce qu'en disent ses détracteurs : il donne aux irresponsables qui gouvernent depuis quarante ans la faculté de dépenser bien au-delà du raisonnable. […] Il y a ensuite la répudiation. Mais croire qu'on peut répudier sans risque notre gigantesque dette publique […], on rêve. D'autant que les créances sur l'État ne sont pas principalement détenues par les banques [...] mais (outre les investisseurs étrangers) par des institutions d'épargne, SICAV et compagnies d'assurance-vie, caisses de retraite, etc. Veut-on vraiment les spolier ? Bien sûr, si on est acculé, on ne peut pas faire autrement, mais c'est en général une opération violente, et à court terme très dure. Et qui dans le cas de la France déclencherait une crise financière majeure, compte tenu de la masse concernée. […] De toute façon […],On n'échappera pas à l'assainissement des déficits publics. Et donc la démarche essentielle pour s'affranchir de la finance, c'est pas de déficit. »
Des entreprises agissent-elles, dans l'ombre, pour saboter leurs produits ? L'auteur de ce billet, Claude-Albéric Maetz, un universitaire, en est visiblement convaincu. Ce faisant, affirme-t-il, ces entreprises « non vertueuses » s'exposent au risque suivant : « la divulgation du secret qui entoure l'élaboration puis la mise en œuvre d'une démarche d'obsolescence programmée ». D'autant que, selon lui, « les outils qui permettent de minimiser le risque juridique lié à la dénonciation des comportements d'obsolescence programmée existent ». Peut-être faudrait-il se demander pourquoi aucun scandale de ce type n'a jamais été dénoncé…
« Rester actif stimule le système immunitaire. |…] Cette limitation n'a pas de sens, car si c'était aussi dangereux, l'interdiction serait totale. Si cette possibilité a été laissée dans la dérogation, c'est qu'elle a un intérêt. Quelqu'un qui court seul et reste à distance des autres n'a aucun risque démontré de contamination. La mesure barrière, ce n'est pas de rester enfermé chez soi deux mois de suite. On a autant besoin d'aller chercher de l'énergie pour se nourrir que de la dépenser, pour être dans une condition optimale. Au déconfinement, l'immunité collective passera par des gens qui savent se défendre contre le virus. »
Apple a préféré négocier avec les plaignants, auxquels il versera au moins 310 millions de dollars. « Un accord financier a été donc trouvé entre les deux parties a été trouvé vendredi 28 février 2020, après deux ans de procédure », rapporte L'Usine digitale. Ce faisant, l'entreprise évite « un procès dont les retentissements médiatiques auraient encore davantage écorné son image ». Mais elle conforte aussi ses détracteurs dans leur conviction qu'elle est coupable de saboter délibérément ses propres produits… Ce que contestent pourtant les justices italienne et française.
Constatant un dysfonctionnement sur Facetime, certains s'étaient posé la question : « S'agit-il d'un bug ou Apple a-t-il introduit ce dysfonctionnement intentionnellement afin de rendre ses anciens appareils encore plus obsolètes ? » (Voir l'édition suisse de 20 Minutes.) Quelques jours plus tard, Apple annonce qu'il a corrigé le problème : « Mises à jour correctives pour les I-Phone et I-Pad pris en charge par I-OS 13. Plusieurs soucis sont éliminés, dont celui affectant les appels Facetime qui étaient devenus impossibles avec les appareils sous iOS 9.3.6, Mac OS 10.11.6 et versions antérieures. »
Des propos convenus mais très opportuns : « Les actionnaires contribuent au succès de l'entreprise en lui mettant à disposition des fonds pour le temps long. Les dividendes en sont la juste rémunération de même que l'intérêt d'un prêt est la rémunération de la banque. Pour autant, dans la période actuelle, l'entreprise aura besoin de liquidités. […] L'intérêt objectif des actionnaires est donc de modérer ou différer le montant des dividendes à percevoir aujourd'hui, leur capital pour l'avenir en dépend. Plutôt que subir une contrainte émanant de l'État, les entreprises, grandes et petites devront décider de ce point en étant attentives à toutes leurs parties prenantes : elles sont en effet solidaires dans l'intérêt de leur bien commun : l'entreprise. La règle contraignante si elle existe sera réductrice dans la mesure où elle aura du mal à prendre en compte la diversité des situations : banques mutualistes, entreprises familiales, groupes avec une majorité de contrôle, groupes à fort actionnariat salarié, entreprises dont l'actionnariat est fragmenté. D'autre part, les dividendes n'ont pas la même vocation pour la société cotée en Bourse, pour la PME-ETI ou pour un "petit épargnant" qui y attend un complément de revenu. Autant de cas de figure spécifiques. »
À voir, pour mesurer à quel point certains gendarmes semblent manquer de discernement. Peut-être faudrait-il livrer leur point de vue en contrepoint… mais la Préfecture botte en touche : elle annone qu'elle « ne se livrera à aucun commentaire d’une vidéo ayant fait l’objet d’un montage, qui ne rapporte, par nature, qu’une partie des propos tenus sur le site du contrôle par les différents intervenants ». Dont acte.
« Le concept de transhumanisme n'est ni récent, ni américain : il apparaît pour la première fois en 1937 sous la plume d'un ingénieur et polytechnicien français, Jean Coutrot. Il ne traversera l'Atlantique qu'en 1951, porté par le biologiste Julian Huxley, dont le frère Aldous écrivit Le Meilleur des mondes. […] Pendant un demi-siècle, l'idée que le progrès scientifique doit faire naître une "nouvelle humanité" sera portée par de nombreux auteurs à succès, du biologiste Alexis Carrel au journaliste Louis Pauwels, créateur de la revue de science-fiction Planète en 1961, en passant par le prêtre et philosophe Pierre Teilhard de Chardin. »
« Dimanche après-midi, les négociants d'électricité sur les marchés de gros en France pouvaient recevoir du courant et se voir verser de l'argent pour cela ! […] La croissance des énergies renouvelables dans les mix énergétiques des pays européens accroît le déséquilibre du marché. Appelés en priorité par le réseau de transport d'électricité, les producteurs d'énergie solaire et éolienne bénéficient en effet de tarifs de rachat garanti de leur électricité. Ils n'ont donc aucun intérêt à débrancher leurs centrales, quelle que soit la demande. […] "Plus on déploiera d'éoliennes, plus les prix négatifs seront fréquents. Cela révèle une faille du marché qui n'arrive pas à gérer les creux de consommations", estime Nicolas Goldberg, du cabinet Colombus Consulting. »
Alors qu'un grave dysfonctionnement affecte toute une série de SSD, cela ne fait aucun doute pour Green IT : c'est un « nouveau cas d'obsolescence programmée ». Il y a pourtant des raisons d'en douter : HPE, notamment, a lui-même publié un communiqué pour avertir ses clients et les appeler à télécharger un correctif ; de quoi prévenir la panne, y compris dans son propre intérêt (risque de réputation, voire de poursuite en cas de perte de données essentielles au fonctionnement d'une entreprise). Ces éléments-là, l'auteur du billet ne les prend pas en considération. Il semble sûr de ses accusations… même s'il avoue ne pas pouvoir les étayer. Sa conclusion est significative : « Il est quasiment impossible de démontrer l'intentionnalité de la démarche de Western Digital. Cependant, lorsque le fabricant a racheté la branche disque dur de Samsung en 2011, il en avait déjà profité pour diviser par deux la durée de garantie, passant à l'époque de cinq à trois ans pour les disques professionnels et de deux à un ans pour les disques grand public. Rien de tel qu'un petit "bug" pour en remettre une couche ! » Inversion de la charge de la preuve ?
HPE met lui-même en garde ses clients contre un grave dysfonctionnement de certains produits. L'installation d'un nouveau firmware permet toutefois d'y remédier. « "Après la défaillance du SSD, ni le SSD ni les données ne peuvent être récupérés", explique HPE dans une note publié ce 20 mars sur son site officiel. La marque précise en outre que "les SSD qui ont été mis en service en même temps seront tous défaillants presque simultanément", et préconise donc d'agir vite. »
C'est un récit édifiant : un VIP a pris place à bord d'une Rafale quasiment sans aucune préparation ; on voulait, paraît-il, lui faire une surprise… Résultat : il s'est éjecté par mégarde, à l'occasion d'une manœuvre violente. Au moins cela aura-t-il permis d'identifier un important dysfonctionnement, sans lequel le pilote aurait été éjecté lui aussi… et l'avion perdu.
« Samsung a tenu sa promesse et remplit sa part du contrat. Le constructeur sud-coréen garantit en effet quatre ans de support logiciel sur ses smartphones. Quatre ans qui, dans le cas du Galaxy S7, sont désormais échus. Mais il faut dire que le Galaxy S7 ne reçoit déjà plus les nouvelles versions d'Android depuis 2018. En effet, seuls Google et OnePlus mettent à jour leurs smartphones vers les nouvelles versions majeures d'Android pendant trois ans. Samsung est limité à deux ans. S'ensuivent des mises à jour moins régulières, destinées à combler d'éventuelles failles de sécurité ou dysfonctionnements divers. Mais tout n'est pas perdu pour les utilisateurs de Galaxy S7. Si Samsung ne daignera plus à l'avenir les maintenir à jour, la communauté Android le fera pour lui. Les forums de XDA sont pleins à craquer de ROM alternatives et, notamment de versions de Lineage OS qui peuvent vous permettre de passer votre Galaxy S7 sur la dernière version d'Android. »
Ses concepteurs la situent « à mi-chemin entre une Aston Martin Valkyrie et une Pagani Huayra ». Cela promet. Comme l'explique Nicolas Meunier, « le nom de l'auto donne un indice quant à l'impulsion que veulent lui donner ses concepteurs : 1789, soit l'année de la Révolution française » ; « Vision Automobiles entend bousculer la catégorie des hypercars, en misant sur l'innovation ». On aurait préféré 987. D'autant qu'ici, il n'est pas question de faire table rase. Il s'agit plutôt de tradition critique… C'est précisément ce qui nous intéresse dans ce projet : « L'innovation passe d'abord par la motorisation. […] Hybride, avec une machine électrique qui agit en tant que boost, mais aussi et surtout par un moteur thermique qui carbure au biométhane. "Nous voulons montrer qu'il existe autre chose que le tout-électrique. Le biométhane est facile à produire, il y a un vrai impact positif", reprend Thomas Castex. »
Les pouvoirs publics ont le sens des priorités : « Sur massif vosgien c'est le peloton de gendarmerie de montagne de Xonrupt-Longemer qui est mobilisé pour repérer promeneurs ou randonneurs. […] Un hélicoptère […] a été déployé pour survoler le massif et repérer les contrevenants. "L'appui de l'hélicoptère nous permet de couvrir rapidement de grands espaces sur de grandes distances. Samedi, nous avons repéré un vététiste au Lac Blanc que nous avons verbalisé. Il était parti de Colmar !" Une dizaine de gendarmes est mobilisé sur cette opération. »
L'entreprise toulousaine développe un réseau de télécommunication "Zéro G" pour les objets connectés. Une proposition visiblement pertinente, mais pas toujours facile à vendre : « nous avons énormément de clients qui ne savent pas ce que c'est la 5G, mais ils sont persuadés qu'il faut le faire parce que 5G, c'est plus que 4 » et que « forcément, c'est mieux », explique Christophe Fourtet. Et surtout, prévient-il, « plus vous faites un produit simple, plus il est compliqué à produire et à concrétiser ».
« Nous viendrons aux carburants synthétiques », annonce Matthias Rabe, patron du développement technique de Volkswagen. « Si vous regardez l'aviation », souligne-t-il, « il y a une forte demande pour ce type de carburants puisque les avions ne peuvent pas passer à l'électrique, ce qui ne permettrait plus de traverser l'Atlantique ». « Nous prenons la réduction du CO2 très au sérieux », poursuit-il, « mais cela ne signifie pas la mort du moteur à combustion ». Dont acte ! Mais citer l'hydrogène, comme le fait Caradisiac, pour illustrer ces perspectives, n'est pas opportun, celui-ci étant généralement utilisé pour alimenter un moteur électrique (sauf rare exception comme feu le V12 BMW).
« Il y a en effet quelque chose de fondamentalement différent entre l'impôt et le don. Le premier est obligatoire et sert à financer des actions sélectionnées unilatéralement par les gens au pouvoir selon une seule échelle de valeur, la leur. Dès lors, les contribuables n'ont plus aucune possibilité de choix. Au-delà des compétences régaliennes de l'État, en plus du tonneau des Danaïdes que représentent l'Éducation nationale ou la sécurité sociale et en dépit des échecs répétés de l'État-stratège, sans compter toutes les gabegies et toutes les indélicatesses financières des syndicats et des élus, ils en sont à financer à contrecœur – par exemple, telle exposition pompeuse d'art moderne qu'ils n'iront voir en aucun cas ou tel spectacle affligeant de bien-pensance qui leur paraît ennuyeux à mourir. À l'inverse, le don restitue les citoyens dans leur liberté de choix et leur permet d'aller directement vers ce qui leur tient à cœur ou leur semble le plus rationnel. […] C'est précisément cette liberté de choix inhérente au don qui irrite considérablement nos censeurs. Non pas que l'argent du contribuable, surtout si ce dernier fait partie des "riches", ne constitue pas l'objet de tous les désirs de la gauche. Bien au contraire. Mais en aucune façon cet argent ne doit provenir d'un choix effectué librement en ce qui concerne son moment, son montant et sa destination. En aucun cas il ne doit permettre au donateur d'être identifié comme un généreux donateur. »
Où l'on apprend qu'à l'intention des aveugles et des mal-voyants, « l'association spécialisée Valentin Haüy a mis à disposition sur son site plusieurs formulaires préremplis spécialement adaptés et "accessibles" » pour sortir pendant la période de confinement. Ce qui laisse entendre que cela n'était même pas prévu par le Gouvernement… C'est d'autant plus navrant que cela ne coûte pourtant pas grand-chose !
« Peu de cas d'obsolescence programmée ont été légalement prouvés », affirme Adrien Arnoux, cofondateur de l'entreprise roumaine Fenix Eco. En réalité, aucun cas ne l'a été jusqu'à présent. Des condamnations récentes d'Apple ou Samsung, en Italie puis en France, sont souvent citées en exemple, mais à tort : dans chacun des cas, les entreprises mises en cause ont été reconnues coupables d'un défaut d'information, mais pas d'un sabotage de leurs produits. Par ailleurs, Sonos s'est illustré dernièrement par une démarche commerciale qui pourrait davantage s'apparenter à de l'obsolescence programmée, mais sans que la Justice ne se soit prononcée.