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L'entreprise toulousaine développe un réseau de télécommunication "Zéro G" pour les objets connectés. Une proposition visiblement pertinente, mais pas toujours facile à vendre : « nous avons énormément de clients qui ne savent pas ce que c'est la 5G, mais ils sont persuadés qu'il faut le faire parce que 5G, c'est plus que 4 » et que « forcément, c'est mieux », explique Christophe Fourtet. Et surtout, prévient-il, « plus vous faites un produit simple, plus il est compliqué à produire et à concrétiser ».
« Peu de cas d'obsolescence programmée ont été légalement prouvés », affirme Adrien Arnoux, cofondateur de l'entreprise roumaine Fenix Eco. En réalité, aucun cas ne l'a été jusqu'à présent. Des condamnations récentes d'Apple ou Samsung, en Italie puis en France, sont souvent citées en exemple, mais à tort : dans chacun des cas, les entreprises mises en cause ont été reconnues coupables d'un défaut d'information, mais pas d'un sabotage de leurs produits. Par ailleurs, Sonos s'est illustré dernièrement par une démarche commerciale qui pourrait davantage s'apparenter à de l'obsolescence programmée, mais sans que la Justice ne se soit prononcée.
Selon la Société française de l'hygiène hospitalière (SF2H), « le retraitement des surblouses à usage unique imperméables à manches longues est acceptable à condition de faire l'objet d’un circuit spécifique » (lavage, séchage et stérilisation) ; Bruno Grandbastien, président de la SF2H, précise que ces blouses « sont enduites sur la face externe, ce qui leur permet de résister à deux lavages, voire trois ».
« Pour permettre à chacun d'entre nous de porter un masque chirurgical dans ses interactions sociales afin de protéger notre entourage, ou bien dans l’hypothèse […] où ces masques viendraient à manquer en milieu hospitalier, nous nous sommes demandé s'il serait possible d'imaginer un protocole permettant de les recycler. Précisément d’en éliminer la charge virale après une première utilisation tout en garantissant le maintien de leur niveau de performance. […] Plusieurs pistes sont à l'étude. Dans le cadre d'un consortium interdisciplinaire mis en place par le CNRS et le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) qui rassemble des médecins, des scientifiques et des industriels, nous explorons ainsi actuellement les avantages comparés d'un lavage avec un détergent à 60 ou 95 °C, d'un passage en autoclave à 121 °C pendant 50 minutes, d'une irradiation par des rayonnements gamma ou bêta, d'une exposition à l'oxyde d'éthylène et d'un chauffage à 70 °C en chaleur sèche ou dans l'eau. »
Un problème sur Facetime, pour communiquer avec les utilisateurs d'un ancien appareil ? La piste du sabotage n'est pas exclue selon l'édition suisse de 20 Minutes (3 avril 2020) : « S'agit-il d'un bug ou Apple a-t-il introduit ce dysfonctionnement intentionnellement afin de rendre ses anciens appareils encore plus obsolètes ? » Le journaliste s'interroge. Selon lui, « la question reste ouverte ». Visiblement, tel n'est pas l'avis de Jean Tourloup, auteur du commentaire suivant : « Intéressant tous ces gens qui critiquent sur l'évolution voient partout de l'obsolescence programmée alors que le bug concerne une fonction sur des appareils datant de 2013 et avant. En sept ans, il y a eu énormément d'évolutions sur I-OS et Android. N'importe quel constructeur ou développeur ne peut pas garantir toutes les fonctions et interoperabilités, encore plus sur des OS mobiles ou tout évolue très vite au début. » On n'en a pas fini avec la controverse.
MAJ 08/04/2020 – Apple annonce avoir corrigé ce bug.
MAJ 08/04/2020 – Apple annonce avoir corrigé ce bug.
Jusqu'à présent, « la quasi-totalité des maisons horlogères suisses semblait s'être mise d'accord depuis des siècles pour refuser de vendre des montres d'occasion » ; « la logique sous-tendant ce choix était que cela aurait un effet négatif sur les ventes de montres neuves et donc affecterait le business tout entier ». Mais les temps changent. « La montre vintage a donc de beaux jours devant elle et l'industrie tout entière en prend doucement conscience » – ce dont tout le monde devrait profiter : « le fait que des mastodontes de l'horlogerie se mettent à proposer des montres d'occasion va permettre un renforcement du contrôle de la qualité et de l'authenticité des pièces revendues ».
Un peu d'humour avec le Yoda Blog. Au-delà du jeu de mots, cela illustre une évolution profonde des mentalités.
Un arrêté vient d'être publié à cet effet au Journal officiel. « Il définit les conditions de transformation des véhicules en service conçus à l'origine pour fonctionner avec une motorisation thermique, en véhicules à motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible. Tous les véhicules thermiques de plus de cinq ans sont concernés (voitures, véhicules utilitaires, camions, bus et cars), ainsi que les deux et trois roues motorisés de plus de trois ans, et pourront faire l'objet d'une transformation électrique. » Arnaud Pigounides et Gérard Feldzer, coprésidents de l'association Acteurs de l'industrie du rétrofit électrique (Aire), vantent « une solution vertueuse de recyclage pour éviter de mettre au garage ou au rebut les véhicules thermiques soumis aux nombreux malus, restrictions de circulation, hausse des prix des carburants... ».
Sans attendre, Capital fait l'éloge de Crosscall, une marque française qui « s'est déjà taillé une belle place dans l'univers des appareils résistants et étanches ». On se plaint de la fragilité des appareils, mais on oublie qu'il existe d'ores et déjà des modèles "durcis".
La transformation d'une voiture thermique en véhicule électrique devrait devenir légale au début de l'année prochaine. De quoi épargner la casse à des automobiles bannies des villes ?
Revendre des smartphones remis à neuf : c'est l'ambition de Remade. Son activité semblait promise à un bel avenir. Mais l'entreprise est confrontée à des graves difficultés financières. Affaire à suivre.
La consigne, c'est la nouvelle coqueluche de Brune Poirson ! Mais derrière les bons sentiments qu'elle agite au nom du Gouvernement, il y a des enjeux économiques : la consigne, c'est un pactole financier qui fera le bonheur de ses gestionnaires, vraisemblablement de puissants industriels ; c'est un moyen, pour les producteurs d'eau minérale, de relégitimer la vente de bouteilles ; c'est aussi l'assurance, pour la grande distribution, qu'on viendra faire ses courses dans ses magasins en même temps qu'on y ramènera les bouteilles consignés. C'est également une menace pour les spécialistes du recyclage, auxquels on doit d'ailleurs ce décryptage…
« Le consommateur a vraiment un pouvoir d'action par ses choix d'achat », affirme Marjolaine Sicot, qui représente association Hop, sur un plateau de France 3 Bretagne (vidéo mise en ligne le 3 septmebre 2019). Cela ne tranche-t-il pas avec les propos de sa collègue Laetitia Vasseur, selon laquelle « il paraît essentiel de ne pas moraliser le consommateur, avant tout victime de l'obsolescence accélérée des produits » ?
Connaissez-vous Bernard London ? Il serait le « créateur » de l'obsolescence programmée, selon Mathieu Dejean. Peut-être ce journaliste, collaborateur des Inrockuptibles, a-t-il été abusé par la communication habile d'un éditeur. En tout cas, il prête à ce personnage une influence qu'il n'a jamais eue. Du moins, jusqu'à présent. Car la découverte contemporaine de son opuscule, publié en 1932 dans l'indifférence générale, se prête manifestement à une instrumentalisation idéologique efficace : cet article en témoigne, avec sa conclusion aux accents décroissantistes.
Pascal Perri semble embrasser la religion du Progrès. Cela nous inspire une profonde réserve. Mais la controverse sur l'obsolescence programmée s'inscrit clairement dans le débat qu'il propose : « Un mouvement de remise en question des libertés économiques fondamentales est en cours dans la société française. Il est principalement porté par des organisations non gouvernementales dont le substrat idéologique est à rechercher dans les théories de la décroissance et de la contestation du progrès. […] Deux parties s'opposent : d'un côté les tenants de la glaciation, partisans d'une surveillance rapprochée des comportements humains – forcément suspects –, de l'autre ceux qui croient dans les vertus de l'innovation et font confiance à la raison des individus. […] Derrière ces stratégies, on voit clairement se dessiner une guerre contre le marché et les échanges. »
Selon Thierry Libaert, « l'idée d'une théorie du complot d'industriels qui saboteraient leurs produits est définitivement, et heureusement, écartée » ; de son point de vue, « des pratiques très contestables subsistent, mais l'ampleur du phénomène réside ailleurs ». C'est pourtant cette idée-là qui a inspiré la loi française sur l'obsolescence programmée. Une idée qu'on entretient fatalement, à dessein ou non, dès lors qu'on reprend l'expression à son compte… Étonnement, ces propos sont publiés sur un blog rattaché à l’association Hop, qui revendique ouvertement l'opinion récusée ici.
Avec leur prolifération, « il y a quand même un vrai problème d'usure prématurée des véhicules », dénonce Miss 280 ch ; « même en passant les ralentisseurs en dessous des 30 km/h, l'impact généré par le choc n'est pas neutre » : « suspensions, rotules, pneumatiques, carters et échappements en voient de toutes les couleurs » ! Par ailleurs, peut-être cela contribue-t-il au succès des SUV, des véhicules qui consomment davantage que les berlines équivalentes.
« Depuis la crise de 1929, les industriels fabriquent toujours plus de marchandises à la longévité toujours plus limitée », lit-on dans le chapeau de cet article. Depuis la crise de 1929, très précisément ? Sans doute la rédaction du Monde diplomatique a-t-elle été mal inspirée par la découverte relativement récente de Bernard London, chantre de « l'obsolescence planifiée », auquel on prête volontiers une influence qu'il n'a jamais eue. Un peu plus loin, Razmig Keucheyan affirme que « plus on étend la durée de la garantie, plus on répare les marchandises ». Encore faudrait-il le démonter : les réparations étant coûteuses, les entreprises peuvent juger plus rentable d'échanger les produits défectueux.
Question posée par Alma Dufour, des Amis de la Terre : « À partir de quand l'absence de conception des produits textiles durables et le choix conscient d'une production de mauvaise qualité à bas prix ne s'apparente pas à de l'obsolescence programmée ? » À partir du moment où les mots ont un sens ! Est-ce que « nous manquons […] de mots pour qualifier la baisse de qualité », sans préjuger de ses causes ? Bien sûr que non. On pourrait parler d'obsolescence précoce, par exemple. Programmer une panne est une chose ; privilégier le prix, le design, les fonctionnalités ou le confort d'utilisation au détriment de la durée de vie du produit en est une autre.
L'obsolescence programmée, c'est le sabotage des produits par leur fabricant. C'est en tout cas son acception la plus courante, et c'est aussi celle que semble avoir retenu le législateur. Mais selon Émile Meunier, avocat de l'association Hop, au-delà de la « définition étroite du code de la consommation », il y aurait « une définition large », selon laquelle tous « les produits qui ne sont pas conçus pour durer longtemps et être réparables facilement » seraient conçus suivant une logique d'obsolescence programmée. Cette confusion occulte la nécessité de réaliser des compromis entre coût et qualité, fiabilité et réparabilité, etc. – ainsi que la responsabilité du consommateur, qui peut lui-même faire des arbitrages.
La Caisse d'épargne communique sur l'obsolescence programmée, au risque de cautionner toutes les ambiguïtés que recouvre cette expression. C'est la prophétie de Lénine se réalise : « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons. »
C'est une initiative des éditions Allia. Au passage, le titre est visiblement changé. De quoi conforter les lecteurs dans l'idée fausse que cet opuscule a marqué l'histoire ? Comme l'explique Jeanne Guien, « que l'expression "planned obsolescence" y trouve sa première occurrence répertoriée ne signifie ni que cet usage a eu des effets sur les pratiques et les discours de son temps, ni que les usages antérieurs et postérieurs de l'obsolescence peuvent être comparés au sens que l'expression prend ici » ; « replacé dans son contexte, ce texte figure moins comme cause (il n'eût guère eu d'effets, vu sa faible diffusion) que comme symptôme, de l'imprégnation du planisme économique dans le contexte des années 1930 américaines ».
Des ordinateurs portables équipés d'un SSD soudé ? Dell l'a déjà fait. Apple n'est pas en reste avec son nouveau Macbook Pro 13 pouces. Les clients seront-ils au rendez-vous ? Il faut le craindre, car la mémoire vive du même acabit ne les avait pas rebutés jusqu'à présent.
« Elle avait quasiment disparu de France après guerre, en partie grâce au DDT, un insecticide puissant et massivement utilisé durant une vingtaine d'années, avant qu'il ne soit interdit en raison de sa toxicité. Mais la voilà en nette recrudescence, favorisée par l'essor des voyages internationaux, le développement de la location de logements entre particuliers, mais aussi la multiplication des achats de seconde main. Ces nouveaux modes de vie permettent en effet à la punaise de lit de passer de lieu en lieu, et de coloniser de nouveaux logements. »
Les PC portables équipés d'une batterie externe sont de plus en plus rares. Lenovo vient de renoncer à en proposer dans sa gamme Thinkpad. Visiblement, c'est la finesse qui prime, y compris sur les modèles destinés aux professionnels. Et tant pis s'il faut sacrifier certaines fonctionnalités ! Étonnant.
« Côté montage, simple comme bonjour ! "Le moteur transversal est suspendu à un berceau grâce à seulement deux points d’attache, explique Aymeric Libeau, le PDG de l’entreprise. Nous le retirons, puis le remplaçons par un moteur de 96 V et le contrôleur. Les batteries se situent au niveau du réservoir." Même la boîte de vitesses est conservée ! » L'affaire serait conclue en quatre heures seulement !
Un ventilateur « intelligent » vendu 800 euros ? Pourquoi pas ? « Je suis contre l'obsolescence programmée », assure son concepteur. Mais connaît-il des gens qui y sont favorables ? On veut des noms !
« Dans une société de l'obsolescence programmée, nous garantissons la qualité programmée », assure Nicolas Phlippoteau. Pourquoi ? « « Parce que, non seulement nous fournissons le mobilier urbain et les équipements. Mais nous les entretenons aussi. » Par la voix de son directeur régional pour l'Alsace et la Franche-Comté, JC Decaux rejoint donc les quelques entreprises qui invoquent ce phénomène dans leur communication.
La durée de vie des batteries dépend des conditions dans lesquelles elles sont chargées. Aussi Bosch propose-t-il d’optimiser le processus… via une connexion généralisée à des serveurs distants. Aucune solution locale n'est-elle donc envisageable ?
C'est un mauvais calcul, plaide Nicolas Meunier. En effet, « en se basant sur l'estimation de Transport & Environment de cinq tonnes de CO2 pour la production d'une voiture, il faudrait parcourir environ 250 000 kilomètres pour effacer les émissions liées à la production d'une voiture qui rejetterait 20 g / km de moins de CO2 que celle qu'elle remplace ». Dans ces conditions, « les interdictions de circulations faites aux véhicules jugés plus polluants apparaissent contre-productives ». En résumé, « prendre soin de sa voiture, l'utiliser seulement quand c'est nécessaire et l'entretenir soigneusement, voilà sans doute une manière de rouler plus écologique que changer de voiture très régulièrement, comme l'encourage le gouvernement ou la multiplication des offres de leasing chez les constructeurs ».
Au Canada, des élèves planchent sur l'obsolescence programmée dans le cadre de leurs cours de français. « Je veux les amener à développer un esprit critique », affirme Simon Desjardin, leur enseignant. Vraiment ? Le sujet a, paraît-il, été traité sous différents angles. Reste à savoir lesquels.
Selon cet article publié sous l'égide du NPA, Apple aurait « fait en sorte que la durée de vie des batteries diminue dans le temps ». Comme si c'était possible de faire autrement ! « Un téléphone dont la batterie dure pendant une semaine, ne serait-ce qu'un rêve irréalisable ? » La question posée par Lola Alduna se veut rhétorique. Mais les faits sont là : en l'état actuel des technologies, à moins de renoncer à la puissance et l'écran d'un smartphone, ou bien d'accepter un appareil lourd et encombrant, la réponse est oui. D'ailleurs, le pavé proposé par Energizer n'a pas trouvé preneur.
C'est une initiative saluée par 01 Net. « Il s'agit là d'une réaction de challenger qui ne lance pas des avalanches de boîtiers tous les ans », commente Adrian Branco, qui souligne, incidemment, les vertus de la concurrence. « La clé de cette démarche », explique-t-il, c'est « la surqualité lors du développement » : « Olympus avait mis le paquet côté composants », précise-t-il ; « de quoi faire "vivre" le plus longtemps possible son boîtier de manière logicielle » alors qu'« il faut parfois plusieurs mois voire des années pour maîtriser une plate-forme technologique ».
« Pour beaucoup, le terme "obsolescence" est devenu synonyme de complot industriel en vue de rendre des biens de consommation non durables. Pourtant, à côté de cette supposée obsolescence programmée, il en est une autre dont il faut se préoccuper : l'obsolescence technique. […] Pour David Bol, ce dernier type d’obsolescence, très fréquente dans les technologies de l’information et de la communication par exemple, est avant tout une conséquence de la célèbre loi de Moore. » S'il récuse le complotisme, ce chercheur à l'université catholique de Louvain n'en cherche pas moins des solutions pour allonger la duée de vie des objets connectés. Un exemple à suivre !
« Qu'est-ce qui caractérise la voiture d'aujourd'hui ? » La réponse de Jean Moindrot, fondateur avec son père de Générale Automobile, la concession Citroën de Bourges : « Les progrès qui ont été faits en terme de fiabilité et de sécurité. On fait des milliers de kilomètres sans soulever le capot, on parle, pour certains camions, de capacité de millions de kilomètres. Je dis bien millions de kilomètres. Et la concurrence est telle qu'il n'y a pas d'obsolescence programmée, ce serait mortel pour les marques. Il y a une telle concurrence que le réflexe durable qualité est essentiel aux yeux des acheteurs. Les règles de perception de la qualité varient tous les deux ans. Les constructeurs n'ont donc d'autre choix que de mondialiser leur production. »
Sur la nouvelle Renault Clio, « le seuil de chargement s'est vu rehaussé, dans un souci de préserver le hayon des petits chocs : jusqu'à une certaine vitesse, c'est le bouclier en plastique qui encaisse ». Un mal pour un bien ?
« Le premier voilier de Towt a pris la mer en 2011. Sept ans plus tard, la société transporte 220 tonnes de marchandises par an, acheminées grâce à ses quatre gréements qui rallient le Portugal, l'Angleterre, la Scandinavie mais aussi les Caraïbes ! […] Towt permet ainsi à Biocoop d'importer de l'huile, de la bière ou encore du vin bio. L'entreprise transporte aussi du café, du chocolat ou du rhum, qu'elle commercialise aussi sous sa propre marque. […] Dès 2021, le premier voilier-cargo de Towt devrait prendre la mer. […] Avec ses 67 mètres et sa vitesse de croisière de 11 nœuds (équivalente à celle des porte-conteneurs actuels), il pourra transporter 1 000 tonnes de marchandises en une seule fois. »
« L'objet de cette expérimentation était de mesurer les possibilités offertes par l'impression 3D en matière de Maintien en condition opérationnelle [MCO] et aussi de palier à "à l'obsolescence de certains composants notamment sur la ligne de production" des Véhicules blindés légers [VBL], explique le SIRPA Terre. »
« Le raisonnement simpliste est de remettre entièrement la responsabilité du problème sur les constructeurs. […] Nous-mêmes, consommateurs, sommes constamment à rechercher le plus pour le moins.[…] Il n'y a pas de magie, ni de grands complots contre les consommateurs. Il y a des comportements et des habitudes qui ont des conséquences. Et même si nous ne voulons pas voir que ce sont nos comportements qui engendrent les conséquences désastreuses que nous combattons, il faudra tôt ou tard y faire face. »
À Toulon et dans ses environs, on propose aux habitants d'adopter des poules pour leur faire picorer des déchets alimentaires. Rendez-vous compte : chaque animal accueilli dans un ménage permettrait d'alléger ses poubelles de 150 kilos chaque année !
Tous les composants sont soudés sur le nouveau Dell XPS 13 (7390). Y compris le disque SSD ! L'objectif affiché : affiner l'appareil. Les clients seront-ils au rendez-vous ? C'est hélas vraisemblable.
Dans certains konbini, les produits approchant de leur date de péremption seront vendus avec un prix en baisse. C'est ce qu'ont annoncé les sociétés Lawson et Seven Eleven.
En tout cas, pas sur le marché automobile : « Le ratio des ventes de véhicules d'occasion / neufs est de 2,2 pour 1 en France par exemple. […] Or même s'il se développe rapidement, le marché chinois de l'occasion est beaucoup moins important (le ratio d'occasion / neuf est de 0,5 pour 1) et n'est pas près d'atteindre le même ratio que dans les marchés occidentaux. Une des raisons étant culturelle : l'Asie ne favorise pas particulièrement l'achat d'objets ayant déjà servi. »
C'est pour nous forcer à acheter des accessoires, clament les esprits chagrins ! À moins qu'il s'agisse de « gagner de la place » dans des appareils dont la finesse est plébiscitée par les utilisateurs…. Et cela, « pour allonger la batterie par exemple et ainsi avoir une meilleure autonomie ». Comme toujours, on voudrait le beurre et l'argent du beurre.
Désormais, au pays du Soleil-Levant, comme le rapporte Japon Infos, « ce sont les seniors qui se mettent à utiliser leurs services » ; « et ces derniers ont un but bien précis : se débarrasser de ce qui les encombre avant leur mort ».
Pas très sérieux ce podcast. Il y aurait beaucoup à dire. « Les entreprises […] qui s'adonnent à ces filouteries le font souvent en pleine connaissance de cause. » Souvent ? Par définition, si des fabricants programment délibérément l'obsolescence de leurs produits… comment pourraient-ils le faire sans le savoir ?
« Notre économie reste […] fondée sur le renouvellement accéléré, plus ou moins programmé, de marchandises », affirme Laëtitia Vasseur. « Plus ou moins » ? L'association Hop mettrait-elle de l'eau dans son vin ? En partie seulement, car sa présidente reste convaincue qu'on est « conditionné à surconsommer ». « Conditionné » ? Le mot est forrt. Par ailleurs, Laëtitia Vasseur constate que « le délit d'obsolescence programmée voté en 2015 n'a pas engendré de réels progrès pour allonger la durée de vie des produits ». Peut-être cette loi a-t-elle même contribué à aggraver les choses !
Tandis qu'il finalise le développement d'une nouvelle Corvette, Chevrolet prévoit apparemment de complique la vie à tous les amateurs de préparation moteur. L'idée serait de rendre la voiture inutilisable à la moindre tentative de bidouillage. Cela fait écho aux obstacles déjà dénoncés dans l'électronique grand public par les militants du "droit à la réparation".
Harry's « insiste sur […] le report de la date limite de consommation à 45 jours ». Et il « s'est attaché les services du cabinet parisien Utopies sur l'analyse du cycle de vie des produits ».
C'est au programme des Ateliers du magazine Le Pneumatique organisés le 19 juin 2019. « Alors que le seuil maximal d'usure des pneus est actuellement fixé à 1,6 mm, dans la pratique, manufacturiers et réseaux sont nombreux à préconiser un changement plus précoce (vers 3 mm). Un sujet sur lequel Michelin se fait entendre depuis quelques mois en militant pour l'introduction de tests sur des gommes usées, plus révélateurs à l'en croire du potentiel réel des pneumatiques. »
« Si le nettoyage a été la première des priorités, la durabilité se situe désormais au cœur de nos attentions. Nos emballages 2.0 devront maintenir l'esthétisme du produit, pour au moins cent utilisations. Le verre, en l'état actuel, ne le permet pas. Les bouteilles gardent bien souvent les marques de leur passage sur les lignes de remplissage. Elles se rayent. Pour éviter cela, nous envisageons des emballages multi-matériaux, qui associent le verre et le métal. Ce dernier servira à solidifier et à protéger les points de contact. Nous imaginons une bouteille sans étiquette avec un embossage et le logo Lesieur gravé, ou encore une bouteille sérigraphiée. […] Loop nous donne aussi l'occasion de nous réapproprier un peu de notre histoire. Nos bouteilles d'huile étaient consignées de 1924 à 1970 environ. Aujourd'hui, on réapprend à gérer ce type de système, aussi bien d'un point de vue informatique que financier. Et ce n'est pas simple. On paie 40 ans d'usage unique depuis l'essor du tout jetable. »
Ce jeune bidouilleur connecte son smartphone à un vieux poste de radio et travaille à ressusciter un minitel dans le cadre de sa formation en réseaux et télécommunications… Pour ne rien gâcher, il roule visiblement en Peugeot 309 GTI. Un exemple à suivre !
Faut-il interdire « l'obsolescence programmée » à l'échelle du continent ? À l'approche des élections européennes, l'association HOP a interpellé les candidats à ce sujets. Les représentants de cinq listes lui ont répondu – par l'affirmative apparemment. Nous y reviendrons.
Les PC portables issus des gammes processionnelles sont généralement plus évolutifs que les autres. Mais voilà que tout fout le camp, même avec les Thinkpad ! Mémoire soudée parfois sans aucune possibilité d'extension, châssis plus difficile à ouvrir qu'auparavant… Heureusement, tous les modèles de la marque ne sont pas – encore ? – concernés.
La digitalisation à outrance des habitacles est affligeante. Mais rares sont les constructeurs qui prétendent y résister. Peut-être les technologies de pacotille seraient-elles toutefois indignes d'une voiture de luxe ? C'est ce qu'explique la filiale la plus huppée de Volkswagen : « Nos voitures sont intemporelles. Elles ne sont pas conçues pour une décennie, mais plutôt pour un temps bien plus long. Voici la raison pour laquelle Bugatti renonce à un écran central. »
Les Gilets jaunes complices de l'obsolescence (supposée) programmée ? « Il y a des problèmes de pièces détachées pour les radars ancienne génération », affirme Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière. De là à dire que ces appareils sont bons pour la casse…
Une batterie, combien ça dure ? Pas facile à dire ! Jusqu'à présent, leur obsolescence était loin d'être programmée en toute connaissance de cause. Des travaux conjoints menés par Toyota et le MIT en témoignent.
Cela n'est pas facile à suivre ! Il s'agit de choisir entre le Wifi et la 5G. Avec, entres autres enjeux, celui de la rétrocompatibilité : « Le secteur des télécoms, ainsi que d'autres acteurs, […] voient d'un très mauvais œil une des clauses exigeant que les nouvelles technologies soient modifiées pour être compatibles avec les plus anciennes. […] Faisant fi de telles conséquences éventuelles, la commission parlementaire des Transports estime pour sa part que cette clause freinerait l'innovation. »
Ces qualités ne vont pas toujours de pair : « Le recyclage des panneaux à couche mince serait plus rentable que celui des autres types de panneaux, car ils contiennent des métaux rares. En revanche, les panneaux en silicium cristallin, dont le recyclage est peu rentable, sont dotés d'une durée de vie bien plus longue parce que leurs composants se dégradent moins rapidement. »
Le processeur, « un composant essentiel qui s'use dans le temps et qui rend l'ordinateur trop lent au bout d'un moment » ? Voilà une curieuse entrée en matière pour éclairer les consommateurs à la recherche d'un ordinateur ! Autre motif d'étonnement : cet article cite en référence l'indice de réparabilité élaboré par le Labo Fnac – lequel ne concerne pas les ordinateurs les plus robustes et réparables (gammes pro), puisque ceux-ci ne sont pas distribués par cette enseigne ! Cela jette un sérieux discredit sur ce site porté par l'association Hop.
Entre 2001 et 2010, l'équivalent new-yorkais de la RATP a immergé d'anciennes rames de métro dans l'Atlantique. De quoi offrir un refuge au poisson ? Avec 30 millions de dollars d'économies à la clef. Un ferry a subi le même sort en juin 2018.
Un coup de gueule signé Jean Savary. Qui cite le témoignage d'un concessionnaire atterré : « Il ne se passe pas une semaine sans que je reprenne une voiture de 100 000 ou 150 000 kilomètres destinée à la casse. Des voitures qui pourraient encore en faire largement le double. »
Rares sont les automobilistes qui équipent encore leur voiture de pneus rechapés. Mais dans le secteur des poids-lourds, c'est une tout autre histoire ! Il faut toutefois compter avec la concurrence des pneus chinois vendus à prix cassé… Aussi les spécialistes du rechapage devraient-ils accueillir d'un bon œil cette évolution réglementaire : le mixage de pneus neufs et rechapés sur un même essieu sera désormais autorisé, à condition que chacun des pneus utilisés proviennent du même manufacturier. Ce n'est certes pas recommandé, mais ce sera donc possible, au moins en dépannage.
Benjamin Douriez explique qu'il n'y a pas d'obsolescence programmée, mais Flavie Flament dénonce des sabotage délibérés tout au long de l'interview, sans vraiment l'écouter… tout en concluant sur l'importance de l'entretien, allez comprendre ! À noter : « On a toujours cette impression que c'était mieux avant. […] On a essayé de chercher des études qui soient incontestables qui comparent la durée de vie des appareils il y a trente ans et aujourd'hui. Et des études incontestables sur le sujet, c'est difficile à trouver. [...] Néanmoins, c'est vrai que dans les appareils d'aujourd'hui, il y a quand même un certain nombre de causes de fragilité qui n'existaient pas hier. » (RTL, 20 mars 2019)
Benjamin Douriez, rédacteur en chef adjoint de 60 Millions de consommateurs : « Au-delà de l'obsolescence programmée au sens strict et légal du terme, nous, on parle aussi d'obsolescence prématurée. […] Une marque de distributeur d'une grande enseigne d'électroménager […] nous dit que on ne fait pas de pièces détachées parce dans notre modèle économique, pour ces produits qui ne sont pas chers, on ne peut pas en faire. […] Il ne faut pas occulter qu'on a nous, consommateurs, notre part de responsabilité. C'est vrai qu'en entendant parler d'obsolescence, on peut croire que tous les appareils ne sont pas réparables. Or il y en a certains qui le sont quand même. Donc il faut quand même essayer, quand on a un appareil qui est en panne, de le faire réparer. » (RTL, 21 mars 2019, à partir de 15 min 15)
Aussitôt, on incrimine l'obsolescence programmée ! On est même tenté de s'en débarrasser… Et pourtant, dans le cas présent, une petite manipulation suffisait à remettre les choses en ordre.
Ce bracelet avait été commercialisé outre-Atlantique le 30 octobre 2014. Moins de cinq ans plus tard, à partir du 31 mai prochain, il ne sera apparemment plus possible de l'utiliser. C'est un problème inhérent à tous les objets connectés dépendant d'une infrastructure propriétaire.
Quand une imprimante vieille de seulement quelques années devient inutilisable parce que les pièces nécessaires ne sont plus disponibles… pas même le tampon absorbeur, qui pourrait pourtant être assimilé à un consommable ! Est-il donc indispensable de changer son format d'une génération de modèle à l'autre ? Le recours à un pilote pirate n'est pas toujours recommandable, mais, dans le cas présent, à défaut de pouvoir trouver le tampon requis, cela pourrait offrir un suris à cette malheureuse imprimante.
Quand Dell fait du recyclage, c'est pour récupérer de l'or sur des cartes-mères et du plastique dans les océans. Mais étant donné la montagne de déchets accumulés régulièrement, il est vrai que cela ne doit pas encore peser grand-chose.
La magie du libre permet d'offrir à des smartphones vieux de quatre ou cinq ans les fonctionnalités de la dernière version d'Android. Mais tous les appareils ne peuvent pas en profiter. Et il faut être bricoleur pour installer ainsi Lineage OS.
Energizer a présenté un appareil garanti à vie… et doté d'une très grande autonomie. De quoi satisfaire les détracteurs de l'obsolescence programmée ? Comme ont leur explique à chaque fois, on n'a jamais rien sans rien, et, dans le cas présent, il faudra compter avec une épaisseur de 18 millimètres.
L'UFS ? C'est « un format de stockage électronique moins gourmand en énergie et capable d’atteindre des débits supérieurs aux EMMC de base ». Les premières puces au standard 3.0 commercialisées par Toshiba s'annoncent prometteuses. Mais « le gros défaut » de cette solution, c'est « son intégration directement à une carte mère, au même titre qu’un EMMC, et donc l’impossibilité de le remplacer ».
C'est assez inattendu. Mais bienvenu !
La visibilité leur fait défaut : « On nous dit au départ que la prime ne durera que quelques mois, puis on apprend au JT qu'elle sera finalement prolongée, puis même étendue dans son application. Dans ces conditions, comment avoir assez de visibilité pour investir sur la durée ? » Comme le rapporte Le Journal de la réparation, « une grande partie des pièces qui, en temps normal auraient dû être récupérées, prennent […] la direction du broyage faute de demandes suffisantes » ; par ailleurs, « en un an, l'âge des VHU a vieilli en moyenne d'une année supplémentaire pour atteindre dix-neuf ans ».
Selon Alma Dufour, qui représente les Amis de la Terre, « l'obsolescence programmée dans le secteur textile est aussi importante voire plus que dans le secteur électronique ». Cependant, elle dénonce « la guerre des prix conjuguée à la course à la nouveauté » qui « conduisent à la fabrication de produits de moins bonne qualité ». Or cela n'a pas grand-chose à voir avec la fragilisation des produits à dessein. On nage encore une fois en pleine confusion.
« Les trains seront construits à partir de rames déjà existantes. Alstom et Eversholt Rail, qui travaillent ensemble depuis quinze ans sur du matériel roulant, proposent de reconfigurer des Class 321 (le modèle de train circulant actuellement sur les rails britanniques) en UMH (Unité Multiple à Hydrogène). »
Remade est une entreprise française en forte croissance qui revend des Iphone après les avoir remis à neuf. La clef du succès : le prix élevé des produits Apple, qui confère une valeur résiduelle suffisante aux appareils de seconde main ; et leur diffusion massive, qui permet une relative industrialisation du processus. Peut-être faudra-t-il bientôt compter avec le réveil de la concurrence. Mais en gardant l'avantage de la TVA sur marge : « seule la marge réalisée par l'entreprise est taxée et non pas le prix de vente intégral du produit ».
Pour l'anecdote,ce constructeur s'honore de simuler la sueur du fessier… Peut-être cela donne-t-il surtout un indice quant aux objectifs de "durabilité" poursuivis dans la conception des automobiles : « selon Ford, Robutt permet de simuler dix ans de conduite en s'asseyant et se levant vingt-cinq mille fois du siège pendant trois semaines ».
Dans un "cahier de doléances" ouvert à Bayeux, il est demandé « l'allongement des garanties constructeurs à dix ans pour lutter contre l'obsolescence programmée ». Cela renchérirait fatalement le prix des produits. Avec un bénéfice variable selon les cas : à quoi bon garantir dix ans un smartphone dont on se sera débarrassé de toute façon au bout de deux ou trois ans ? Voir à ce sujet l'étude de Thomas Lombès et Bastien Poubeau publiée en 2014 dans le cadre de l'École des mines.
Les batteries des automobiles sont de plus en plus sollicitées. Y compris à l'arrêt, au point que certaines voitures risquent de ne plus pouvoir démarrer après seulement quinze jours d'immobilisation ! Mais parallèlement, elles ne sont plus jamais chargées à fond. Cela afin de réduire la consommation de carburant, vraisemblablement pour passer les tests d'homologation. Du coup, les pannes se multiplient. Et comme les outils de diagnostic font défaut, il semblerait qu'on change très souvent des batteries toujours fonctionnelles. Un beau gâchis.
Légiférer contre l'obsolescence programmée ? Selon nous, c'est une mauvaise idée. Mais la France risque de faire des émules. Peut-être au Luxembourg, où une pétition lancée à cet effet vient d'être jugée recevable par la Chambre des députés. En conséquence, des signatures seront recueillies jusqu'au 31 janvier 2019. Affaire à suivre.
Outre la connectique, l'évolutivité est en cause également. « Je suis toujours sidéré de voir à quel point les constructeurs ont décidé de restreindre les possibilités techniques des modèles grand public. Moins de connectique signifie moins d'usages ou l'obligation de se trimbaler avec un tas d'accessoires et d'adaptateurs. Sacrifier l'usage pour la forme, à savoir récupérer quatre millimètres d'épaisseur qui n'ont finalement que peu d'impact sur le poids de l'engin mais permettent juste d'en mettre plein la vue à l'achat. »
C'est dans le cadre d'un TPE sur lequel planchent des élèves de Première ES. Nous les encourageons d'ores et déjà à distinguer l'obsolescence programmée de l'obsolescence précoce. Et surtout à s'interroger quant à l'intérêt des entreprises sur un marché soumis à la concurrence !
Désormais, nous tentons de recenser toutes les entreprises qui communiquent explicitement sur l'obsolescence programmée. En voici une. Un garantie étendue systématiquement à cinq ans ? Pourquoi pas ? Pour ce distributeur, c'est un bon élément de différenc
« L'obsolescence programmée reste au centre du business-plan de l'entreprise high-tech » : voilà ce qu'écrivent, au détour d'une tribune, Édouard Martin, député au Parlement européen, Christian Dellacherie, syndicaliste et ancien membre du Cése, Joël Decaillon, ancien secrétaire adjoint de la Confédération européenne des syndicats, et Philippe Morvannou, présenté comme un expert auprès des organisations syndicales et des comités d'entreprise. Et cela dans Alternatives économiques. Encore une affirmation gratuite ? Sans doute. À moins que les auteurs entretiennent la confusion avec la loi de Moore et son corollaire, la loi de Wirth.
La question ne se pose pas encore en France, où la radio numérique n'en est qu'à ses balbutiements. Mais ailleurs, on s'inquiète, tout en reconnaissant que la diffusion mixte analogique et numérique s'avère coûteuse.
Peut-être que certains transporteurs routiers vont déchanter. Mais cela fera les affaires des manufacturiers européens – et surtout celles des spécialistes du rechapage : ils étaient d'autant plus touchés par l'importation de pneumatiques à bas coûts que ceux-ci ne se prêtaient pas au renouvellement de leur bande de roulement.
Des fabricants d'électroménager viennent d'être sanctionnés par l'Autorité de la concurrence. En cause : une entente sur les prix. En revanche, c'est l'occasion de le rappeler, aucun cas d'obsolescence programmée n'a jamais été identifié par la Justice, que ce soit en France ou ailleurs… Les faits sont têtus ! Chacun pourra en trier la conclusion qu'il convient.
La Fnac et Darty lancent une plate-forme censée permettre « aux internautes et aux techniciens de partager leur expérience et savoirs pour allonger la durée de vie des produits ». Avec l'ambition d'en faire « le Wikipédia de la réparation ». Affaire à suivre.
Comme le remarquent Les Échos, « le magasin d'applications, qui a fêté ses dix ans cette année, est une formidable source de revenus pour la firme de Cupertino ». Dans ces conditions, la marque à la pomme aurait-elle vraiment intérêt à saboter ses produits, comme certains l'imaginent ? Cela n'a rien d'évident ! D'autant que l'entreprise « compte sur l'App-Store et les services en général pour soutenir sa croissance ».
« Selon les données de HYLA Mobile […], les consommateurs américains attendent en moyenne deux ans et dix mois pour acheter un nouvel appareil contre deux ans et quatre mois en 2016. Une évolution confirmée par d'autres données : les analystes d'UBS estiment ainsi que seulement 22 % des abonnés à des contrats auprès d'opérateurs sur une longue durée changeront de téléphone cette année, contre 30 % en 2015. »
La revente et le rechapage sont en hausse. En quatre ans, par exemple, les tonnages de pneus revendus en occasion auraient augmenté de 37 %.
Cela afin de vendre des kits de réparation officiels, censés permettre de changer la batterie ou l'écran d'un smartphone défectueux. « Ces packs sont vendus entre 39,99 et 199,99 dollars, selon le modèle à réparer et l'intervention qui est envisagée », précise Numerama.
Cette entreprise organise l'impression 3D à la demande de pièces de rechange pour l'électroménager – notamment des lave-linge de marque Electrolux et Whirlpool. « Ces industriels sont ravis, finalement, que leurs machines aient des durées de vie un petit peu plus longues », commente Stéphane Soumier. Ce que confirme Paul Guillaumot, fondateur de Spare Parts 3D : « Les industriels sont très contents parce que c'est de l'argent qu'ils gagnent sur la vente des pièces. »
Michel Favre, directeur financier de Faurecia, se dit « très prudent sur les opportunités de cette activité de retrofit » ; « nous considérons que l'opportunité est très faible et qu'elle ne se concrétisera probablement pas », a-t-il prévenu.
« Seul point positif » relevé par Samuel Sauvage à l'occasion de la présentation de nouveaux Iphone : « on évoque une nouvelle version d'I-OS qui serait compatible avec davantage de modèles ». Jusqu'à présent, l'association HOP se défiait des mises à jour et recommandait même de les fuir. Il semblerait donc qu'elle ait infléchi son discours. À moins qu'elle se fourvoie encore une fois dans l'inconséquence.
À propos du Fairphone : « parce qu'il est modulaire », cet appareil « est confronté à certains problèmes, notamment de faux contacts, qui peuvent décourager les utilisateurs ».
C'est « une erreur de raisonnement commune aussi bien au créationnisme qu'au complotisme » : « si vous pensez que "les nez sont faits pour porter des lunettes", il se peut bien que vous ayez une tendance plus prononcée que la moyenne, non seulement à croire que la Terre et l'homme ont été créés par Dieu il y a moins de dix mille ans, mais aussi à imaginer "l'existence d'intentions toutes-puissantes derrière les choses, de buts cachés expliquant le déroulement des événements" ». Le mythe de l'obsolescence programmée puise aux mêmes sources.
Cela nous vient du Québec. Des confusions sont opportunément dissipées au cours de ces quelques minutes d'explications. L'intervenant distingue notamment les effets de la loi de Wirth d'un ralentissement provoqué à dessein. Il souligne, en outre, la responsabilité du consommateur et la nécessité de mieux l'informer pour éclairer ses choix – une conclusion très pertinente.
Alors que de nouveaux Iphone viennent d'être présentés, les accusations d'obsolescence programmée ressurgissent. Certains s'imaginent, à tort, que la marque à la pomme aurait reconnu l'avoir mise en œuvre. Aussi n'est-il pas inutile de relire le communiqué que l'entreprise avait diffusé à ce sujet en décembre 2017.