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Les encours du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont augmenté de 50 % en un an : le montant total des dépôts a atteint à 3,8 milliards d'euros en mars 2020. Il y a un « risque de voir le taux d'épargne augmenter face aux incertitudes, au détriment du financement de notre économie », s'est inquiété Bruno Le Maire. Or, a-t-il souligné, « ce n'est pas d'épargne dont nous avons besoin aujourd'hui pour notre économie, mais d'investissement ». Quelques jours plus tôt, pourtant, il avait vilipendait les dividendes, dont la fonction consiste, précisément, à rémunérer le risque pris les actionnaires… et auxquels, de toute façon, nombre d'entreprises auraient renoncé spontanément, étant donné les circonstances. Quelle sottise !
« La dernière étape de cet éloignement a pris place au cœur de la tourmente provoquée en Europe par le Covid-19. Elle a pour origine le règlement européen du 14 mars qui limite l'exportation d'équipements médicaux européens dont les Balkans occidentaux sont fortement dépendants. Cette décision a conduit dès le lendemain le président serbe, Aleksandar Vučić, à dénoncer l'inexistence de solidarité européenne lors d'une prise de parole officielle. Pour ce dernier, cette solidarité ne serait qu'un "conte de fée", au contraire de celle démontrée par la Chine qui a décidé d'accorder une assistance médicale matérielle à la Serbie le même jour. Cette décision européenne a également conduit Milorad Dodik, le président serbe du collège présidentiel tripartite de Bosnie-Herzégovine, à exprimer une attitude similaire à celle de M. Vučić. […] En dépit d'une crainte en partie fondée de voir les pays des Balkans occidentaux s'éloigner de leur trajectoire européenne, plusieurs éléments conduisent à relativiser cette analyse rapide d'un divorce presque acté ente l'Union européenne et sa périphérie du Sud-Est. […] Face à la "diplomatie des masques" chinoise, un effort d'assistance doit être déployé, ainsi qu'un renforcement de la communication afin que les Balkans occidentaux ne cèdent pas aux sirènes de la propagande étrangère qui cherchent à les éloigner de l'Europe en la discréditant. »
« Si vous êtes témoins du non-respect de confinement », l'équipe municipale de Montgeron « vous invite à le signaler à la police municipale ou nationale afin que les forces de sécurité puissent intervenir dans les meilleurs délais ». Sylvie Carillon, maire de la ville, assume cette injonction : « Bien sûr qu'il faut appeler les services qualifiés lorsque l'on constate des débordements. […] Étant donné que les forces de l'ordre ne peuvent pas être partout, il semble donc normal de solliciter les habitants pour aider les policiers à se rendre rapidement sur les lieux d'infraction, afin de demander à chacun de bien rester chez soi. » Cela promet.
Jean-Philippe Thery n'est pas convaincu : « Les promoteurs du retrofit vous expliqueront que l'opération permet de rouler en voiture électrique pour un moindre coût, puisqu'elle ne vous coûtera "que" 5 000 euros. […] Combien de kilomètres faudra-t-il accomplir pour amortir l'investissement ? […] 77 000 kilomètres. […] C'est vrai qu'en se dépêchant pour accomplir les 77 000 kilomètres lui permettant enfin de justifier son achat, l'heureux propriétaire de l'engin aura économisé l'équivalent de quatre vols aller-retour en classe économique entre Paris et Rio de Janeiro, lesquels lui coûteraient – ça tombe bien – environ 5 000 euros. Par égard pour l'effort louable qu'il fournit, on évitera peut-être d'informer notre courageux militant qu'il faudrait environ 268 000 voitures rétrofitées comme la sienne pour compenser les émissions de CO2 de l'intégralité des vols entre les deux villes sur un an. […] Tout ça bien sûr, sans tenir compte des 268 000 mécaniques en état de marche qu'il conviendrait de recycler ou détruire, ni de la logistique pour les transporter… […] Le tarif de 5 .000 euros s'entend "aide de l'État déduite", sans que l'on comprenne très bien le montant de cette dernière, entre 3 000 et 5 000 euros. Quoiqu'il en soit, notre contribution financière est une fois de plus aimablement sollicité pour financer le rétrofit. […] Je réitère donc que, plutôt que de distribuer des chèques aux acquéreurs de véhicules électriques – qu'ils soient d'usine ou rétrofités – l'État et les collectivités locales devraient en équiper les flottes dont l'usage s'y prête particulièrement, lorsque ceux-ci effectuent des trajets récurrents. En rappelant que le développement durable passe aussi par le tri sélectif, y compris des bonnes et des mauvaises idées. »
Le 9 mars, Olivier Véran, ministre de la Santé, s'était demandé pourquoi est-ce que « la grippe s'arrête au printemps ». « Ce n'est pas la chaleur » qui l'explique, avait-il répondu ; « c'est qu'en fait, au printemps, […] on ouvre les fenêtres, on ouvre les portes, on n'est plus confiné dans des lieux, on va dehors » ; « et donc », avait il poursuivi, « c'est le confinement qui provoque la circulation du virus ».
Ces propos sont extraits d'un long entretien, où le ministre cherchait visiblement à esquiver la question de savoir si, oui ou non, la France allait ordonner un confinement à grande échelle, comme en Chine puis en Italie. Ils n'en sont aps représentatifs, et sans doute ne faut-il pas en exagérer la portée.
Soucieux d'étouffer la polémique que pourrait susciter leur redécouverte, les Décodeurs du Monde en proposent toutefois une interprétation tout à fait fantaisiste. Selon eux, en effet, « Olivier Véran ne parlait […] pas du confinement, tel qu'il est appliqué aujourd'hui » ; « il évoquait le confinement de plusieurs individus rassemblés dans des lieux publics (stades, salles de concert, festival, etc.) susceptible de propager le virus ». Mais depuis quand parle-t-on d'ouvrir des « portes » et des « fenêtres » dans des « stades », des « salles de concert », un « festival », etc. »?
Ces propos sont extraits d'un long entretien, où le ministre cherchait visiblement à esquiver la question de savoir si, oui ou non, la France allait ordonner un confinement à grande échelle, comme en Chine puis en Italie. Ils n'en sont aps représentatifs, et sans doute ne faut-il pas en exagérer la portée.
Soucieux d'étouffer la polémique que pourrait susciter leur redécouverte, les Décodeurs du Monde en proposent toutefois une interprétation tout à fait fantaisiste. Selon eux, en effet, « Olivier Véran ne parlait […] pas du confinement, tel qu'il est appliqué aujourd'hui » ; « il évoquait le confinement de plusieurs individus rassemblés dans des lieux publics (stades, salles de concert, festival, etc.) susceptible de propager le virus ». Mais depuis quand parle-t-on d'ouvrir des « portes » et des « fenêtres » dans des « stades », des « salles de concert », un « festival », etc. »?
Lenovo vient de lancer en Chine son modèle A7. Peut-être d'autres initiatives de ce genre suivront-elles !
Cette appareil, placé dans un pot, conseillait des amateurs qui voulaient se faire une main verte. Mais voilà : « Parrot a confirmé que le Flower Power était désormais obsolète », comme le rapporte Mac 4 Ever. C'est « l'occasion de rappeler que tous ces objets connectés ne fonctionnent plus en l'absence de serveur, et que même les produits "lourds" (voitures, TV, chaîne hi-fi, frigo) sont de plus en plus dépendants de la connectivité permanente ».
À noter : « Parrot propose apparemment des API, mais encore faut-il qu'une bonne âme se charge de créer un petit serveur local ». Preuve que l'ouverture du code, quoique souhaitable, n'est pas une solution miracle.
À noter : « Parrot propose apparemment des API, mais encore faut-il qu'une bonne âme se charge de créer un petit serveur local ». Preuve que l'ouverture du code, quoique souhaitable, n'est pas une solution miracle.
« Si nous avons fait disparaître des zones humides en Europe c'était notamment pour se protéger de la malaria (les miasmes pour ceux qui s'intéressent à l'histoire..). Certains s'en indignent, mais en l'absence d'autres alternatives fallait-il laisser les populations dépérir, à l'exemple de la maladie des "ventres jaunes" qui décimait les Solognots ? […] Des portes paroles des mouvements conservationnistes ont entrepris ces derniers jours de nous faire croire qu'il existait une relation entre l'événement Covid-19 et la destruction de la nature par l'homme…. Le message subliminal est simple : c'est parce que les hommes détruisent la biodiversité que nous libérons ces forces obscures que sont les virus… donc il faut protéger les régions encore sauvages que nous détruisons de manière irresponsable ! Ne nous y trompons pas, c'est une manière d'occulter le rôle de la biodiversité dans cette pandémie, en reprenant la litanie bien connue de la culpabilité de l'homme ! Sauf que… il n'y a aucune démonstration convaincante de ces affirmations qui relèvent de la spéculation. Ce qui semble ressortir en revanche c'est que ce sont les situations de forte promiscuité comme on en rencontre en Asie, entre les hommes et les animaux domestiques qui servent de relai avec les animaux sauvages, qui semblent favoriser l'émergence de nouveaux virus. […] Notre rapport à la nature ne peut s'envisager que dans cette recherche de compromis entre les deux visages de la biodiversité et non pas dans une posture idéologique qui assimile la nature au "paradis perdu". »
Loin s'en faut ! Ifixit épingle le Huawei Mate XS, dont le démontage semble particulièrement délicat.
Jean-Marc Peillex n'aiment pas les occupants des résidences secondaires. De son point de vue, ce sont des nantis : « Pour eux ce n'est pas un problème d'argent ou d'amende. Celui qui a un beau chalet dans les Alpes, une belle maison sur la Côte d'Azur ou sur la côte atlantique, 135 euros ou 500 euros ce n'est pas grand-chose. » Et il faudra les traiter durablement comme des pestiférés : « On est un petit village et les gens se souviendront que telle famille n'a pas respecté, que telle famille est venue. » Cela promet.
Entretien passionnant avec Capucine Mercier, P-DG de PLIM, une entrepris des Deux-Sèvres qui se lance dans la fabrication de masques. Sous l'impulsion de l'État, certes, mais en regrettant que la durée d'usage ne soit pas mieux mesurée par les pouvoirs publics.
« Au vu de la demande liée à la pandémie, l'État a décidé de créer de nouveaux "masques barrières" anti-projection de gouttelettes, qui permettent de réserver les masques certifiés FFP1 et FFP2 pour le milieu médical. […] Nous ne travaillons qu'avec du textile, donc lavable et durable. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a un masque, il peut durer x années […] et la limite du masque ne vient pas du masque en tant que tel mais des élastiques qui auront plus de mal à résister à des températures de 60 ° C au lavage. Mais ils se changent. […] Le jetable, c'est très bien pour le monde médical mais pas pour l'usage du simple quidam. Cela reviendrait à utilise de la main-d'œuvre pour rien. On perd de l'énergie alors que l'on n'arrive pas à assurer la quantité de masque que l'on doit produire en France pour protéger les gens. […] Depuis la semaine dernière, nous travaillons sur un nouveau prototype que nous aimerions homologuer comme masque chirurgical (FFP1). […] Encore une fois, l'une des limites concerne le lavage : sera-t-on capable de concevoir des masques chirurgicaux respectant la norme Afnor NF EN 14 683 avec les tissus que l'on a à disposition et notre savoir-faire textile ? Si on se rappelle, avant l'arrivée de produits jetables, les compresses médicales étaient lavées, séchées et repassées. C'est donc peut-être faisable, mais rien n'est sûr... »
« Il y a des propositions de masques jetables, de masques lavables et durables […] et de non-tissés. C'est-à-dire qu'ils sont semi-lavables, semi-jetables et qu'ils ne durent que cinq lavages, par exemple. […] Il y a bien une colonne [dans la catégorisation officielle] qui distingue les masques lavables de ceux à usage unique mais pas de différence entre les durables et ceux qui ne sont garantis que pour quelques lavages. Ce n'est pas très clair. […] Les tests doivent être faits sur le nombre de lavages finis que le fabricant impose. C'est-à-dire que, si le confectionneur garantit un masque fabriqué en non-tissé pour cinq lavages, il doit réaliser les tests après ces cinq lavages pour certifier que son produit est toujours efficace jusqu'à ce point. Ce protocole-là, aujourd'hui, n'est pas encore assez bien compris ni suivi. […] Les premières évaluations de la DGA ont été réalisées sur des produits qui n'ont pas été lavés. […] Depuis le 1er avril, la DGA et l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) ont changé le protocole. […] L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande de laver avec un plateau de 30 minutes à 60°C - ce dont aucune machine ménagère n'est capable – ainsi qu'un séchage mécanique en sèche-linge - ce que tout le monde ne possède pas – et un repassage à 120 ° C. C'est ultra-contraignant ! L'ANSM fait très bien son travail pour donner des règles de désinfection mais elles ne sont pas adaptées aux simples quidams. Maintenant, il y a en quelque sorte un consensus sur les conditions d'usage et de lavage par la voie d'une notice publiée par le groupement national mais je la trouve un peu légère. Depuis le début, de notre côté, nous avions communiqué des pistes d'usage et de lavage des masques pour ne pas laisser les gens au dépourvu. Ces recommandations complètent cette notice mais ne sont pas validées. Je considère que ce n'est pas notre rôle mais celui des organismes de sécurité sanitaire de tester des recommandations adaptées aux citoyens et de les faire valider. »
« Au vu de la demande liée à la pandémie, l'État a décidé de créer de nouveaux "masques barrières" anti-projection de gouttelettes, qui permettent de réserver les masques certifiés FFP1 et FFP2 pour le milieu médical. […] Nous ne travaillons qu'avec du textile, donc lavable et durable. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a un masque, il peut durer x années […] et la limite du masque ne vient pas du masque en tant que tel mais des élastiques qui auront plus de mal à résister à des températures de 60 ° C au lavage. Mais ils se changent. […] Le jetable, c'est très bien pour le monde médical mais pas pour l'usage du simple quidam. Cela reviendrait à utilise de la main-d'œuvre pour rien. On perd de l'énergie alors que l'on n'arrive pas à assurer la quantité de masque que l'on doit produire en France pour protéger les gens. […] Depuis la semaine dernière, nous travaillons sur un nouveau prototype que nous aimerions homologuer comme masque chirurgical (FFP1). […] Encore une fois, l'une des limites concerne le lavage : sera-t-on capable de concevoir des masques chirurgicaux respectant la norme Afnor NF EN 14 683 avec les tissus que l'on a à disposition et notre savoir-faire textile ? Si on se rappelle, avant l'arrivée de produits jetables, les compresses médicales étaient lavées, séchées et repassées. C'est donc peut-être faisable, mais rien n'est sûr... »
« Il y a des propositions de masques jetables, de masques lavables et durables […] et de non-tissés. C'est-à-dire qu'ils sont semi-lavables, semi-jetables et qu'ils ne durent que cinq lavages, par exemple. […] Il y a bien une colonne [dans la catégorisation officielle] qui distingue les masques lavables de ceux à usage unique mais pas de différence entre les durables et ceux qui ne sont garantis que pour quelques lavages. Ce n'est pas très clair. […] Les tests doivent être faits sur le nombre de lavages finis que le fabricant impose. C'est-à-dire que, si le confectionneur garantit un masque fabriqué en non-tissé pour cinq lavages, il doit réaliser les tests après ces cinq lavages pour certifier que son produit est toujours efficace jusqu'à ce point. Ce protocole-là, aujourd'hui, n'est pas encore assez bien compris ni suivi. […] Les premières évaluations de la DGA ont été réalisées sur des produits qui n'ont pas été lavés. […] Depuis le 1er avril, la DGA et l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) ont changé le protocole. […] L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande de laver avec un plateau de 30 minutes à 60°C - ce dont aucune machine ménagère n'est capable – ainsi qu'un séchage mécanique en sèche-linge - ce que tout le monde ne possède pas – et un repassage à 120 ° C. C'est ultra-contraignant ! L'ANSM fait très bien son travail pour donner des règles de désinfection mais elles ne sont pas adaptées aux simples quidams. Maintenant, il y a en quelque sorte un consensus sur les conditions d'usage et de lavage par la voie d'une notice publiée par le groupement national mais je la trouve un peu légère. Depuis le début, de notre côté, nous avions communiqué des pistes d'usage et de lavage des masques pour ne pas laisser les gens au dépourvu. Ces recommandations complètent cette notice mais ne sont pas validées. Je considère que ce n'est pas notre rôle mais celui des organismes de sécurité sanitaire de tester des recommandations adaptées aux citoyens et de les faire valider. »
La stupeur générale découle-t-elle de la gravité de l'épidémie, ou bien de sa médiatisation à l'échelle mondiale, et surtout de la réponse qui lui est apportée en conséquence Jadis, le coronavirus se serait vraisemblablement propagé dans une indifférence quasi-générale. Y compris en France. Le précédent historique de 1968-1969 en témoigne.
« Adhérer au mécanisme ERM II, sas d'intégration à la zone euro, est "la seule marche à suivre pour que notre pays sorte de la crise", a souligné M. Borissov. […] ERM II est un système de parité fixe dans lequel un État doit rester au moins deux ans avant d'adopter la monnaie unique. L'intégration à ce mécanisme ouvre la voie selon M. Borissov aux prêts européens. […] Pays le plus pauvre de l'Union européenne (UE), la Bulgarie respecte depuis 1997 un mécanisme d'austérité au sein duquel sa devise, le lev, est rattachée à l'euro à un cours fixe. Ses indices macroéconomiques sont stables. »
Que l'État […] pense à priver de tout ou partie de leurs dividendes les actionnaires des grandes entreprises, qu'ils soient investisseurs institutionnels, assureurs vie, investisseurs industriels, petits porteurs et-ou retraités est proprement incroyable. Qu'il le fasse alors que toute la pédagogie de ce quinquennat a été depuis 2017 d'appeler à financer au maximum nos entreprises (y compris par l'assurance vie, y compris par les retraites supplémentaires) est incompréhensible. Qu'il en fasse une ligne de sa gestion de crise alors que toutes ses actions tendent à favoriser la circulation du cash est une hérésie. Pourquoi priver l'économie d'une irrigation de plus de 50 milliards d'euros ? A-t-on comme objectif de renforcer le choc de demande dont nous souffrons déjà énormément ? »
Michelin et le CEA sont dans le coup. « Le principe de notre masque est de minimiser au maximum la quantité de matériau filtrant et de réduire la surconsommation de masques jetables », explique Pierre Emmanuel Frot. « Distribué avec cinq filtres lavables et réutilisables vingt fois, notre dispositif équivaut à cent masques jetables pour 28 euros », précise-t-il ; selon lui, « le prix de revient par utilisation est donc de 28 centimes, contre 3 euros pour les masques jetables FFP2 ». « Autre innovation », relevée par L'Usine nouvelle : « une fois les filtres utilisés, il suffira d'en racheter sans avoir à jeter le masque ».
« Les autorités marocaines ont arrêté, mardi 7 avril 2020, quatre jeunes Marocains qui ont bravé la mer pour rentrer au pays en cette période de confinement. Un cinquième Marocain a été interpellé par la Guardia civil. »
« La banque centrale du pays a annoncé, ce jeudi 9 avril, qu'elle allait directement financer certaines dépenses de l'État. […] Cette mesure extraordinaire, mais temporaire, doit permettre au gouvernement "de disposer suffisamment de liquidités pour relancer l'économie face au choc du coronavirus", ont indiqué dans un communiqué commun le Trésor et la Banque d'Angleterre (BOE). […] "Le découvert du gouvernement britannique à la Banque d'Angleterre, va donc progresser à un niveau non divulgué et sera remboursé au plus vite et d'ici la fin de l'année", ajoute le communiqué commun. Bien que surprenante […] cette disposition de création monétaire n'est pas inédite. Elle avait été utilisée pendant la crise financière de 2008, qui avait vu le niveau de ce découvert s'envoler brièvement à près de 20 milliards de livres. Elle reste toutefois taboue car elle va souvent de pair avec une augmentation incontrôlée des dépenses publiques et de l'hyperinflation. »
D'un côté, on verbalise une veille dame sortie jeter des poubelles ; on déploie aussi un hélicoptère pour traquer des promeneurs solitaires en forêt. Et de l'autre, à Lyon par exemple… « Sur la place Gabriel Péri, il y avait jeudi une centaine de personnes… Comme d'habitude. Certains, venus pour proposer des substances illicites, attendent carrément toute la journée, sur les quais du tramway. » « En bas de chez moi, il y a un petit square. Il est toujours plein. Les bancs sont continuellement occupés par des jeunes, qui discutent toute la journée bières à la main… Sans qu'il n'y ait de contrôles. Ils ne portent pas de masques, ils crachent par terre. Le soir, ils boivent des canettes sur les marches d'escalier à l'entrée des immeubles. On voit les voitures de police passer mais elles ne s'arrêtent pas. » Mais peut-être 20 Minutes va-t-il se faire taper sur les doigts pour avoir publié ces témoignages. Sibeth Ndiaye nous avait prévenus : elle « préfère mettre le holà tout de suite » !
Ce parfum de dystopie nous donne la nausée. Mais tout le monde ne réagit pas de cette façon, si l'on en croit les amateurs aux manettes de ces nouveaux jouets : « "C'était l'attraction", confie le commandant Jouvin, "les gens nous ont même demandé de revenir plus souvent, ça les rassure". » Vraiment ?
« "J'ai mon papier et la gendarme me met un PV, elle me dit que je n'ai qu'à garder mes poubelles, que je suis à 1 300 mètres de chez moi. Elle me dit que je ne suis pas raisonnable, que j'ai plus de soixante-dix ans et que je devrais rester chez moi." Une scène perturbante pour la septuagénaire qui vit désormais dans la "peur du gendarme". "La peur du gendarme s'est créée parce qu'il était dit aussi, que si on récidivait, on atteignait des sommes effrayantes. J'avais toujours peur d'être dans l'illégalité. Ça m'a empêché de dormir, ça m'a traumatisée." »
« Les points de vue, les opinions et les analyses publiés dans cette rubrique n'engagent que leur auteur » ; « ils ne sauraient constituer une quelconque position du CNRS », est-il précisé dans une note de bas de page. L'auteur, Jean-Gabriel Ganascia, n'est est pas moins président du Comité d'éthique du CNRS (Comets)…
« D'un côté » explique-t-il, « la nécessité d'aller au plus vite sans se laisser freiner par des considérations accessoires expliquerait que l'on déroge exceptionnellement à certaines règles » ; « d'un autre côté », pousuit-il, « la quête inconditionnelle de vérité chez les scientifiques et le soucis de l'éthique l'interdisent ». La quête de la vérité, pas celle de la guérison ? Quoi qu'il en soit, se demande-t-il, « l'éthique et l'intégrité scientifique constituent-elles un luxe dont on pourrait, dans une situation aussi critique que celle dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui, se passer » ? De son point de vue, la réponse est non.
Selon lui, « l'éthique de l'expérimentation, en particulier de l'expérimentation humaine, demeure un impératif quoi qu'il advienne, même en situation de crise sanitaire ». « On ne saurait administrer un traitement qui n'améliorerait pas la santé », se justifie-t-il. Pourtant, ne reproche-t-il pas précisément au Pr Raoult son refus d'administrer des placebo à ses patients ?
Certes, concède-t-il, « il est arrivé, dans des situations exceptionnelles comme lors de l'épidémie de Sida, que l'on court-circuite certaines de ces phases et que l'on administre des antirétroviraux non autorisés en France à titre dit compassionnel [...], lorsqu'il n'existait aucune alternative » ; « mais, cela ne se fait qu'à titre individuel et ne saurait se généraliser à l'ensemble de la population ». Comme si donner sa chance au traitement du Pr Raoult devait nécessairement conduire à l'administrer de force à la France entière ! Un peu de liberté : voilà tout ce que réclament les patients et les médecins auxquels ils font confiance.
« D'un côté » explique-t-il, « la nécessité d'aller au plus vite sans se laisser freiner par des considérations accessoires expliquerait que l'on déroge exceptionnellement à certaines règles » ; « d'un autre côté », pousuit-il, « la quête inconditionnelle de vérité chez les scientifiques et le soucis de l'éthique l'interdisent ». La quête de la vérité, pas celle de la guérison ? Quoi qu'il en soit, se demande-t-il, « l'éthique et l'intégrité scientifique constituent-elles un luxe dont on pourrait, dans une situation aussi critique que celle dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui, se passer » ? De son point de vue, la réponse est non.
Selon lui, « l'éthique de l'expérimentation, en particulier de l'expérimentation humaine, demeure un impératif quoi qu'il advienne, même en situation de crise sanitaire ». « On ne saurait administrer un traitement qui n'améliorerait pas la santé », se justifie-t-il. Pourtant, ne reproche-t-il pas précisément au Pr Raoult son refus d'administrer des placebo à ses patients ?
Certes, concède-t-il, « il est arrivé, dans des situations exceptionnelles comme lors de l'épidémie de Sida, que l'on court-circuite certaines de ces phases et que l'on administre des antirétroviraux non autorisés en France à titre dit compassionnel [...], lorsqu'il n'existait aucune alternative » ; « mais, cela ne se fait qu'à titre individuel et ne saurait se généraliser à l'ensemble de la population ». Comme si donner sa chance au traitement du Pr Raoult devait nécessairement conduire à l'administrer de force à la France entière ! Un peu de liberté : voilà tout ce que réclament les patients et les médecins auxquels ils font confiance.
« L'effet de cette arrêté est catastrophique car désormais tout le monde se retrouve dehors après 19 heures et il n'y a jamais au autant de monde dans les rues entre les promeneurs et les sportifs après 19 heures. » Chapeau !
Le Gouvernement fait la promotion, via le site Vie publique, d'une « consultation citoyenne pour préparer l'après-crise sanitaire ». Parmi les thèmes abordés : « la mesure du bien commun » et « la lutte contre l'obsolescence programmée ».
Dans cet article, Henri Rivollier salue deux initiatives censées « lutter contre l'obsolescence prématurée ». Et non contre la seule « obsolescence programmée ». C'est assez rare pour être signalé. La nuance peut sembler subtile, mais le choix des mots n'est jamais neutre.
« Jens Ludmann, le chef d'exploitation de McLaren, a confirmé à Autocar que la marque était aux prémices du développement des véhicules. Le responsable de la marque de Woking explique que "les technologies autour des carburants synthétiques sont en développement", pointant du doigt le fait que ces carburants seraient une alternative viable à l'électrique dans le cas où la production des batteries était incluse dans le calcul du CO2 global des autos électriques. » Bien !
« Partout on a raconté les pestes et pandémies des siècles qui nous ont précédés. Étaient-elles le résultat de l'école de Chicago, du "productivisme et de la recherche perpétuelle de rentabilité", de « l'influence de la finance et des actionnaires sur la vie des entreprises" ? Je lis que cette pandémie marquerait « la fin de la mondialisation", allons bon, alors que l'on voit les mêmes réponses politiques de Seattle à Bangalore ? Alors que Tim Cook patron de la première entreprise du monde, se filme en train de faire son petit masque avec élastique et plastique transparent comme un étudiant d'Istanbul ? […] Bien sûr sectoriellement il va se passer des choses, mais Sanofi par exemple avait lancé avant la crise le projet d'une usine de principes actifs en Europe. […] De même, il y a dix ans maintenant que l'on parle de "backshoring", terme barbare pour la réinstallation des chaînes de production partout dans le monde et non plus leur concentration dans la seule Asie du sud-est, l'industrie 4.0 accélère ce mouvement, mais elle fait à la marge. »
Le maire de Nice l'a annoncé sur Twitter : « J'ai sensibilisé les autorités de l'État afin qu'elles puissent solliciter Enedis pour vérifier que les résidences secondaires ne sont pas occupées pendant la période des vacances, afin de faire respecter la période de confinement. » Ça promet.
« La secrétaire d’État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a annoncé ce lundi 6 avril avoir confié à la députée LREM des Hauts-de-Seine Céline Calvez une mission sur "la place des femmes dans les médias en temps de crise", peu après le tollé suscité par la une du Parisien qui mettait en avant quatre experts masculins. »
Elle est posée par Jean Quatremer : « C'est dingue quand on y songe : plonger le monde dans la plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale pour une pandémie qui a tué pour l'instant moins de 100 000 personnes (sans parler de leur âge avancé) dans un monde de sept milliards d'habitants. La grippe saisonnière, qui tue surtout les jeunes enfants, c'est entre 290 000 et 650 000 par an dans le monde. Et tout le monde s'en tape, mais grave. Je me demande quand on va revenir à la raison ? Lorsque la récession atteindra - 20 % ? »
« On entend tellement parler de la pression des marchés financiers sur les États qu'on finit par imaginer que ces pauvres États sont tombés dans un grand piège orchestré par de méchantes banques et qu'ils s'y débattent depuis, prisonniers d'une idéologie mortifère. Et on se berce alors de grands plans de liquidation générale des dettes, au moins publiques. La réalité n'est pas plus gaie, mais assez différente. […] Il y a d'abord cette idée farfelue selon laquelle avant 1973 l'État pouvait être en déficit tant qu'il voulait, la Banque de France le finançant par des avances gratuites. Il suffit pourtant d'ouvrir un livre d'histoire pour voir qu'il n'y a jamais eu d'époque magique où l'État pouvait dépenser ce qu'il voulait, la banque centrale créant sans inconvénient de la monnaie pour couvrir le déficit. […] On a changé de monde en 1983 lorsqu'on a instauré en France le système de financement continu de l'État sur les marchés. […] Cela réduit fortement les taux, car le marché financier est bien moins cher que l'emprunt public. Et donc le défaut du système actuel est exactement l'inverse de ce qu'en disent ses détracteurs : il donne aux irresponsables qui gouvernent depuis quarante ans la faculté de dépenser bien au-delà du raisonnable. […] Il y a ensuite la répudiation. Mais croire qu'on peut répudier sans risque notre gigantesque dette publique […], on rêve. D'autant que les créances sur l'État ne sont pas principalement détenues par les banques [...] mais (outre les investisseurs étrangers) par des institutions d'épargne, SICAV et compagnies d'assurance-vie, caisses de retraite, etc. Veut-on vraiment les spolier ? Bien sûr, si on est acculé, on ne peut pas faire autrement, mais c'est en général une opération violente, et à court terme très dure. Et qui dans le cas de la France déclencherait une crise financière majeure, compte tenu de la masse concernée. […] De toute façon […],On n'échappera pas à l'assainissement des déficits publics. Et donc la démarche essentielle pour s'affranchir de la finance, c'est pas de déficit. »
Des entreprises agissent-elles, dans l'ombre, pour saboter leurs produits ? L'auteur de ce billet, Claude-Albéric Maetz, un universitaire, en est visiblement convaincu. Ce faisant, affirme-t-il, ces entreprises « non vertueuses » s'exposent au risque suivant : « la divulgation du secret qui entoure l'élaboration puis la mise en œuvre d'une démarche d'obsolescence programmée ». D'autant que, selon lui, « les outils qui permettent de minimiser le risque juridique lié à la dénonciation des comportements d'obsolescence programmée existent ». Peut-être faudrait-il se demander pourquoi aucun scandale de ce type n'a jamais été dénoncé…
« Rester actif stimule le système immunitaire. |…] Cette limitation n'a pas de sens, car si c'était aussi dangereux, l'interdiction serait totale. Si cette possibilité a été laissée dans la dérogation, c'est qu'elle a un intérêt. Quelqu'un qui court seul et reste à distance des autres n'a aucun risque démontré de contamination. La mesure barrière, ce n'est pas de rester enfermé chez soi deux mois de suite. On a autant besoin d'aller chercher de l'énergie pour se nourrir que de la dépenser, pour être dans une condition optimale. Au déconfinement, l'immunité collective passera par des gens qui savent se défendre contre le virus. »
Apple a préféré négocier avec les plaignants, auxquels il versera au moins 310 millions de dollars. « Un accord financier a été donc trouvé entre les deux parties a été trouvé vendredi 28 février 2020, après deux ans de procédure », rapporte L'Usine digitale. Ce faisant, l'entreprise évite « un procès dont les retentissements médiatiques auraient encore davantage écorné son image ». Mais elle conforte aussi ses détracteurs dans leur conviction qu'elle est coupable de saboter délibérément ses propres produits… Ce que contestent pourtant les justices italienne et française.
Constatant un dysfonctionnement sur Facetime, certains s'étaient posé la question : « S'agit-il d'un bug ou Apple a-t-il introduit ce dysfonctionnement intentionnellement afin de rendre ses anciens appareils encore plus obsolètes ? » (Voir l'édition suisse de 20 Minutes.) Quelques jours plus tard, Apple annonce qu'il a corrigé le problème : « Mises à jour correctives pour les I-Phone et I-Pad pris en charge par I-OS 13. Plusieurs soucis sont éliminés, dont celui affectant les appels Facetime qui étaient devenus impossibles avec les appareils sous iOS 9.3.6, Mac OS 10.11.6 et versions antérieures. »
Des propos convenus mais très opportuns : « Les actionnaires contribuent au succès de l'entreprise en lui mettant à disposition des fonds pour le temps long. Les dividendes en sont la juste rémunération de même que l'intérêt d'un prêt est la rémunération de la banque. Pour autant, dans la période actuelle, l'entreprise aura besoin de liquidités. […] L'intérêt objectif des actionnaires est donc de modérer ou différer le montant des dividendes à percevoir aujourd'hui, leur capital pour l'avenir en dépend. Plutôt que subir une contrainte émanant de l'État, les entreprises, grandes et petites devront décider de ce point en étant attentives à toutes leurs parties prenantes : elles sont en effet solidaires dans l'intérêt de leur bien commun : l'entreprise. La règle contraignante si elle existe sera réductrice dans la mesure où elle aura du mal à prendre en compte la diversité des situations : banques mutualistes, entreprises familiales, groupes avec une majorité de contrôle, groupes à fort actionnariat salarié, entreprises dont l'actionnariat est fragmenté. D'autre part, les dividendes n'ont pas la même vocation pour la société cotée en Bourse, pour la PME-ETI ou pour un "petit épargnant" qui y attend un complément de revenu. Autant de cas de figure spécifiques. »
À voir, pour mesurer à quel point certains gendarmes semblent manquer de discernement. Peut-être faudrait-il livrer leur point de vue en contrepoint… mais la Préfecture botte en touche : elle annone qu'elle « ne se livrera à aucun commentaire d’une vidéo ayant fait l’objet d’un montage, qui ne rapporte, par nature, qu’une partie des propos tenus sur le site du contrôle par les différents intervenants ». Dont acte.
« Le concept de transhumanisme n'est ni récent, ni américain : il apparaît pour la première fois en 1937 sous la plume d'un ingénieur et polytechnicien français, Jean Coutrot. Il ne traversera l'Atlantique qu'en 1951, porté par le biologiste Julian Huxley, dont le frère Aldous écrivit Le Meilleur des mondes. […] Pendant un demi-siècle, l'idée que le progrès scientifique doit faire naître une "nouvelle humanité" sera portée par de nombreux auteurs à succès, du biologiste Alexis Carrel au journaliste Louis Pauwels, créateur de la revue de science-fiction Planète en 1961, en passant par le prêtre et philosophe Pierre Teilhard de Chardin. »
« Dimanche après-midi, les négociants d'électricité sur les marchés de gros en France pouvaient recevoir du courant et se voir verser de l'argent pour cela ! […] La croissance des énergies renouvelables dans les mix énergétiques des pays européens accroît le déséquilibre du marché. Appelés en priorité par le réseau de transport d'électricité, les producteurs d'énergie solaire et éolienne bénéficient en effet de tarifs de rachat garanti de leur électricité. Ils n'ont donc aucun intérêt à débrancher leurs centrales, quelle que soit la demande. […] "Plus on déploiera d'éoliennes, plus les prix négatifs seront fréquents. Cela révèle une faille du marché qui n'arrive pas à gérer les creux de consommations", estime Nicolas Goldberg, du cabinet Colombus Consulting. »
Alors qu'un grave dysfonctionnement affecte toute une série de SSD, cela ne fait aucun doute pour Green IT : c'est un « nouveau cas d'obsolescence programmée ». Il y a pourtant des raisons d'en douter : HPE, notamment, a lui-même publié un communiqué pour avertir ses clients et les appeler à télécharger un correctif ; de quoi prévenir la panne, y compris dans son propre intérêt (risque de réputation, voire de poursuite en cas de perte de données essentielles au fonctionnement d'une entreprise). Ces éléments-là, l'auteur du billet ne les prend pas en considération. Il semble sûr de ses accusations… même s'il avoue ne pas pouvoir les étayer. Sa conclusion est significative : « Il est quasiment impossible de démontrer l'intentionnalité de la démarche de Western Digital. Cependant, lorsque le fabricant a racheté la branche disque dur de Samsung en 2011, il en avait déjà profité pour diviser par deux la durée de garantie, passant à l'époque de cinq à trois ans pour les disques professionnels et de deux à un ans pour les disques grand public. Rien de tel qu'un petit "bug" pour en remettre une couche ! » Inversion de la charge de la preuve ?
« La réaction des Français et de leur gouvernement au coronavirus est généreuse, mais n'est-elle pas aussi téméraire ? "Quoi qu'il en coûte" a dit le jeune homme présidentiel au milieu d'une des longues phrases soporifiques dont il a le secret. Quoi qu'il en coûte, vraiment ? Au prix de sacrifier l'économie française, la justice et l'éducation qui sont elles aussi très malades depuis longtemps ? Même si ça a l'air mesquin, il faut pourtant se poser ces questions essentielles. Le philosophe André Comte-Sponville […] a eu le courage de briser le consensus national sur le soutien total à la vieillesse et à la grande vieillesse. Dans "Face à la crise du coronavirus, gare au pan-médicalisme", il écrit : "Le pan-médicalisme, c'est tout demander à la médecine, non plus seulement notre santé, mais le bonheur lui-même", et : "La médecine coûte cher, et de plus en plus. Comment pourrait-elle abolir les exigences de l'économie, qui permet seule de la financer ?" »
HPE met lui-même en garde ses clients contre un grave dysfonctionnement de certains produits. L'installation d'un nouveau firmware permet toutefois d'y remédier. « "Après la défaillance du SSD, ni le SSD ni les données ne peuvent être récupérés", explique HPE dans une note publié ce 20 mars sur son site officiel. La marque précise en outre que "les SSD qui ont été mis en service en même temps seront tous défaillants presque simultanément", et préconise donc d'agir vite. »
C'est un récit édifiant : un VIP a pris place à bord d'une Rafale quasiment sans aucune préparation ; on voulait, paraît-il, lui faire une surprise… Résultat : il s'est éjecté par mégarde, à l'occasion d'une manœuvre violente. Au moins cela aura-t-il permis d'identifier un important dysfonctionnement, sans lequel le pilote aurait été éjecté lui aussi… et l'avion perdu.
« Samsung a tenu sa promesse et remplit sa part du contrat. Le constructeur sud-coréen garantit en effet quatre ans de support logiciel sur ses smartphones. Quatre ans qui, dans le cas du Galaxy S7, sont désormais échus. Mais il faut dire que le Galaxy S7 ne reçoit déjà plus les nouvelles versions d'Android depuis 2018. En effet, seuls Google et OnePlus mettent à jour leurs smartphones vers les nouvelles versions majeures d'Android pendant trois ans. Samsung est limité à deux ans. S'ensuivent des mises à jour moins régulières, destinées à combler d'éventuelles failles de sécurité ou dysfonctionnements divers. Mais tout n'est pas perdu pour les utilisateurs de Galaxy S7. Si Samsung ne daignera plus à l'avenir les maintenir à jour, la communauté Android le fera pour lui. Les forums de XDA sont pleins à craquer de ROM alternatives et, notamment de versions de Lineage OS qui peuvent vous permettre de passer votre Galaxy S7 sur la dernière version d'Android. »
Ses concepteurs la situent « à mi-chemin entre une Aston Martin Valkyrie et une Pagani Huayra ». Cela promet. Comme l'explique Nicolas Meunier, « le nom de l'auto donne un indice quant à l'impulsion que veulent lui donner ses concepteurs : 1789, soit l'année de la Révolution française » ; « Vision Automobiles entend bousculer la catégorie des hypercars, en misant sur l'innovation ». On aurait préféré 987. D'autant qu'ici, il n'est pas question de faire table rase. Il s'agit plutôt de tradition critique… C'est précisément ce qui nous intéresse dans ce projet : « L'innovation passe d'abord par la motorisation. […] Hybride, avec une machine électrique qui agit en tant que boost, mais aussi et surtout par un moteur thermique qui carbure au biométhane. "Nous voulons montrer qu'il existe autre chose que le tout-électrique. Le biométhane est facile à produire, il y a un vrai impact positif", reprend Thomas Castex. »
Les pouvoirs publics ont le sens des priorités : « Sur massif vosgien c'est le peloton de gendarmerie de montagne de Xonrupt-Longemer qui est mobilisé pour repérer promeneurs ou randonneurs. […] Un hélicoptère […] a été déployé pour survoler le massif et repérer les contrevenants. "L'appui de l'hélicoptère nous permet de couvrir rapidement de grands espaces sur de grandes distances. Samedi, nous avons repéré un vététiste au Lac Blanc que nous avons verbalisé. Il était parti de Colmar !" Une dizaine de gendarmes est mobilisé sur cette opération. »
L'entreprise toulousaine développe un réseau de télécommunication "Zéro G" pour les objets connectés. Une proposition visiblement pertinente, mais pas toujours facile à vendre : « nous avons énormément de clients qui ne savent pas ce que c'est la 5G, mais ils sont persuadés qu'il faut le faire parce que 5G, c'est plus que 4 » et que « forcément, c'est mieux », explique Christophe Fourtet. Et surtout, prévient-il, « plus vous faites un produit simple, plus il est compliqué à produire et à concrétiser ».
« Nous viendrons aux carburants synthétiques », annonce Matthias Rabe, patron du développement technique de Volkswagen. « Si vous regardez l'aviation », souligne-t-il, « il y a une forte demande pour ce type de carburants puisque les avions ne peuvent pas passer à l'électrique, ce qui ne permettrait plus de traverser l'Atlantique ». « Nous prenons la réduction du CO2 très au sérieux », poursuit-il, « mais cela ne signifie pas la mort du moteur à combustion ». Dont acte ! Mais citer l'hydrogène, comme le fait Caradisiac, pour illustrer ces perspectives, n'est pas opportun, celui-ci étant généralement utilisé pour alimenter un moteur électrique (sauf rare exception comme feu le V12 BMW).
« Il y a en effet quelque chose de fondamentalement différent entre l'impôt et le don. Le premier est obligatoire et sert à financer des actions sélectionnées unilatéralement par les gens au pouvoir selon une seule échelle de valeur, la leur. Dès lors, les contribuables n'ont plus aucune possibilité de choix. Au-delà des compétences régaliennes de l'État, en plus du tonneau des Danaïdes que représentent l'Éducation nationale ou la sécurité sociale et en dépit des échecs répétés de l'État-stratège, sans compter toutes les gabegies et toutes les indélicatesses financières des syndicats et des élus, ils en sont à financer à contrecœur – par exemple, telle exposition pompeuse d'art moderne qu'ils n'iront voir en aucun cas ou tel spectacle affligeant de bien-pensance qui leur paraît ennuyeux à mourir. À l'inverse, le don restitue les citoyens dans leur liberté de choix et leur permet d'aller directement vers ce qui leur tient à cœur ou leur semble le plus rationnel. […] C'est précisément cette liberté de choix inhérente au don qui irrite considérablement nos censeurs. Non pas que l'argent du contribuable, surtout si ce dernier fait partie des "riches", ne constitue pas l'objet de tous les désirs de la gauche. Bien au contraire. Mais en aucune façon cet argent ne doit provenir d'un choix effectué librement en ce qui concerne son moment, son montant et sa destination. En aucun cas il ne doit permettre au donateur d'être identifié comme un généreux donateur. »
Où l'on apprend qu'à l'intention des aveugles et des mal-voyants, « l'association spécialisée Valentin Haüy a mis à disposition sur son site plusieurs formulaires préremplis spécialement adaptés et "accessibles" » pour sortir pendant la période de confinement. Ce qui laisse entendre que cela n'était même pas prévu par le Gouvernement… C'est d'autant plus navrant que cela ne coûte pourtant pas grand-chose !
« Peu de cas d'obsolescence programmée ont été légalement prouvés », affirme Adrien Arnoux, cofondateur de l'entreprise roumaine Fenix Eco. En réalité, aucun cas ne l'a été jusqu'à présent. Des condamnations récentes d'Apple ou Samsung, en Italie puis en France, sont souvent citées en exemple, mais à tort : dans chacun des cas, les entreprises mises en cause ont été reconnues coupables d'un défaut d'information, mais pas d'un sabotage de leurs produits. Par ailleurs, Sonos s'est illustré dernièrement par une démarche commerciale qui pourrait davantage s'apparenter à de l'obsolescence programmée, mais sans que la Justice ne se soit prononcée.