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« Les constructeurs pourront continuer à proposer leurs interfaces mais les utilisateurs pourront choisir de basculer vers les pilotes d'Intel directement. L’idée étant pour Intel de court-circuiter les délais des constructeurs en matière de développement. […] Cette fonctionnalité concernera tous les circuits graphiques issus des puces Intel à partir de la sixième génération datant de 2015 pour les machines sous Windows 10 à partir de la version 1709 datant de 2017. »
Le Gouvernement s'érige en ami des cyclistes, et il tient à le faire savoir. Cette nouvelle initiative en témoigne. De quoi redonner vie à des bicyclettes abandonnées ? Peut-être. Mais une telle initiative présente des coût multiples : celui des chèques distribués, du personnel mobilisé pour le faire… et des achats précipités par l'effet d'aubaine. SI c'est gratuit, pourquoi s'en priver ? Autant changer ses pneus ou sa chaîne, même si cela n'est pas indispensable à court terme ! Ou comment gaspiller des ressources sous prétexte de servir l'écologie.
« Bientôt des machines à laver qui se bouchent plus vite » ? C'est ce à quoi il faut s'attendre, prévient Proteos, un utilisateur de Twitter (18 février 2020). En cause : le projet de faire installer obligatoirement sur les nouveaux lave-linge un filtre censé retenir les microfibres plastiques. « Cela montre aussi que le Gouvernement est une source d'"obsolescence programmée" », commente-t-il notamment, en veillant à utiliser des guillemets.
« La logique veut que su la plupart des machines », ce filtre « soit plutôt à l'arrière, vers le bas, proche du tuyau de sortie », précise-t-il. Par conséquent, « il faut tirer la machine, la vidanger (parce qu'on ne s'aperçoit que c'est bouché qu'une fois que ça ne se vide pas) puis changer le filtre ». Or, poursuit-il, « beaucoup de gens veulent au contraire que ça marche sans jamais y toucher ».
Dans ces conditions, la vie des lave-linge sera-t-elle écourtée ? C'est tout à fait possible. Confronté au moindre dysfonctionnement d'un appareil, on s'imagine souvent qu'il est irréparable. Et la conviction, largement répandue, que tout est conçu pour tomber en panne (l'obsolescence programmée dans son acception stricte et légale) n'arrange rien. De fait, nous avons déjà signalé que des aspirateurs avaient été jetés à cause d'un filtre bouché ! Eb outre, ce ne serait pas la première fois qu'une disposition à visée écologiste présenterait des effets pervers : en application du règlement Reach, les soudures tiennent déjà moins bien…
Dans le cas présent, « il suffit de réfléchir pour se rendre compte que c'est une idée stupide », confirme DFM, dans la même discussion. « Pour capter les fibres très fines », explique-t-il, « il va falloir tout filtrer et les filtres vont se colmater très vite » ; « on va devoir les nettoyer et où vont aller les résidus ? », se demande-t-il ; « à la poubelle » ou bien « dans l'évier » ? De son point de vue, ce n'est donc qu'« un effet d'annonce ».
« La logique veut que su la plupart des machines », ce filtre « soit plutôt à l'arrière, vers le bas, proche du tuyau de sortie », précise-t-il. Par conséquent, « il faut tirer la machine, la vidanger (parce qu'on ne s'aperçoit que c'est bouché qu'une fois que ça ne se vide pas) puis changer le filtre ». Or, poursuit-il, « beaucoup de gens veulent au contraire que ça marche sans jamais y toucher ».
Dans ces conditions, la vie des lave-linge sera-t-elle écourtée ? C'est tout à fait possible. Confronté au moindre dysfonctionnement d'un appareil, on s'imagine souvent qu'il est irréparable. Et la conviction, largement répandue, que tout est conçu pour tomber en panne (l'obsolescence programmée dans son acception stricte et légale) n'arrange rien. De fait, nous avons déjà signalé que des aspirateurs avaient été jetés à cause d'un filtre bouché ! Eb outre, ce ne serait pas la première fois qu'une disposition à visée écologiste présenterait des effets pervers : en application du règlement Reach, les soudures tiennent déjà moins bien…
Dans le cas présent, « il suffit de réfléchir pour se rendre compte que c'est une idée stupide », confirme DFM, dans la même discussion. « Pour capter les fibres très fines », explique-t-il, « il va falloir tout filtrer et les filtres vont se colmater très vite » ; « on va devoir les nettoyer et où vont aller les résidus ? », se demande-t-il ; « à la poubelle » ou bien « dans l'évier » ? De son point de vue, ce n'est donc qu'« un effet d'annonce ».
L'utilisateur d'un smartphone vieux de bientôt quatre ans se plaint « de l'obsolescence programmée » : « je ne trouve plus de coques ou de protection d'écran par exemple », précise-t-il sur Twitter. Dans le cas présent, contrairement à ce que suggère l'expression employée, aucun sabotage n'est en cause. C'est vraisemblablement la faiblesse de la demande qui explique celle de l'offre. Les utilisateurs d'un appareil récent mais exotique peuvent d'ailleurs rencontrer le même genre de difficultés. La solution, comme souvent, serait de faire émerger des standards… Mais comment l'imaginer en matière de design ?
« Dans ce moulin qu'il a patiemment nettoyé et remis en état pendant une quinzaine d'années sur ses deniers personnels, M. Coustaty ne moulait guère plus de 20 kilos de grains par semaine avant le confinement, surtout pour des agriculteurs locaux "qui font leur pain". "Tout le matériel était sur place quand j'ai acheté la maison, y compris la tenue de meunier", mais le "moulin de l'Évêque", alimenté par le Pontou, petit affluent de la Dordogne, ne servait plus depuis l'après-guerre, explique-t-il.[…] Maintenant que les Français se sont découvert des talents de boulangers et de pâtissiers, avec des ventes de farine qui ont cru de 168 % par rapport à mars-avril l'an dernier, la famille Coustaty produit chaque jour jusqu'à 150 kilos de farine bio, à l'ancienne. […] Dans cette Dordogne épargnée par le virus, la famille Coustaty n'arrive pas à satisfaire la demande et a dû dire non à un boulanger bio du coin. La meule de silex tourne à soixante tours par minute, rien à voir avec les grosses minoteries industrielles automatisées qui produisent quotidiennement à la tonne. »
L'I-Phone SE ressemble beaucoup à l'I-Phone 8, et c'est une bonne chose selon I-Fixit : « la plupart des composants sont modulaires et se remplacent individuellement » ; « ils sont en grande partie interchangeables avec les composants de l'iPhone 8 ». En revanche, même si « l'agencement général est plutôt favorable à la réparation », « il est toujours nécessaire d'avoir jusqu'à quatre tournevis différents » ; de plus, « la fragile coque arrière en verre n'est pas pratique du tout à remplacer ». Verdict : 6/10.
« Fondée en 2001, la start-up suédoise de vingt personnes a développé une technologie permettant de modifier la composition chimique et la phase physique du matériau pneumatique au cours du processus de pyrolyse, tout en assurant une consommation d'énergie minimale. » ; de quoi « obtenir des produits de haute qualité tels que du noir de carbone régénéré, de l'huile de pyrolyse, de l'acier ou encore du gaz, produits qui peuvent ensuite être réincorporés dans le circuit de production de différents secteurs industriels ».
« Un […] aspect positif du confinement est d'inculquer le réflexe d'autoréparation ou du moins de faire connaître cette solution auprès de cibles qui n'y étaient pas sensibilisées auparavant », se félicite Olivier de Montlivault, patron de SOS Accessoire. « La preuve », d'après lui : « après une baisse sensible de fréquentation du site et des commandes au début du confinement, l'activité a repris et les commandes dépassent les moyennes habituelles ». Rappelons que Spareka fait à peu près le même constat.
Olivier de Montlivault souligne, par ailleurs, les difficultés rencontrées pour réparer certains produits. « De nombreux composants d'appareil bon marché sont fabriqués avec des pièces fabriquée en masse en Asie », souligne-t-il ; selon lui, « ce fait, pénalise souvent la possibilité de réparer ces appareils du fait de l'impossibilité de se procurer les pièces de rechange ». De plus, poursuit-il, « la recherche d'économie d'échelle pousse les fabricants à concevoir des pièces moulées et non prévues pour être remplacées » ; de son point de vue, « cela favorise l'obsolescence programmée ». Dans ce cas, nulle fragilité n'étant introduite à dessein, sans doute l'expression est-elle une fois de plus bien mal choisie.
Olivier de Montlivault souligne, par ailleurs, les difficultés rencontrées pour réparer certains produits. « De nombreux composants d'appareil bon marché sont fabriqués avec des pièces fabriquée en masse en Asie », souligne-t-il ; selon lui, « ce fait, pénalise souvent la possibilité de réparer ces appareils du fait de l'impossibilité de se procurer les pièces de rechange ». De plus, poursuit-il, « la recherche d'économie d'échelle pousse les fabricants à concevoir des pièces moulées et non prévues pour être remplacées » ; de son point de vue, « cela favorise l'obsolescence programmée ». Dans ce cas, nulle fragilité n'étant introduite à dessein, sans doute l'expression est-elle une fois de plus bien mal choisie.
« L’économie de l'abonnement présente […] des vertus responsables dans la mesure où elle met fin d'une certaine manière à l'obsolescence programmée. », écrit Nolan Hoffmeyer. Sans doute serait-il plus juste de parler d'obsolescence précoce. Mais cela n'est pas toujours une garantie contre ce phénomène. On a vu à quel rythme les loueurs de trottinettes renouvelaient leur parc… L'abonnement, parfois, c'est aussi la promesse d'avoir sans cesse à disposition la dernière nouveauté (automobile, cloud-gaming). Ce n'est pas un modèle de frugalité dans ce cas !
Le Fairphone 3 est désormais disponible avec E-OS, pour une trentaine d'euros de plus que la version standard. « Ce système d'exploitation alternatif permet une maîtrise très fine des données personnelles que l'on choisit de partager avec des tiers », précise Clubic ; « il permet par ailleurs un suivi logiciel à long terme, avec des mises à jour possibles même sur des smartphones anciens, à l'image de ce que propose par exemple Lineage OS ».
Next Inpact explique comment « gérer plus efficacement la recharge de votre appareil et maîtriser la demande en énergie des applications ». L'article est réservé aux abonnés du site, mais ce qu'il faut retenir, une fois admises les limites de la technologie, c'est que le « premier critère », c'est « l'usage » !
Les Horizons font l'éloge de Clean Cup : « une solution alternative aux gobelets à usage unique, grâce à une machine qui distribue, collecte et lave automatiquement des verres réutilisables ». Une offre sans doute pertinente… qui s'accompagne comme il se doit d'une revendication écologiste dont on se demande quand même si elle n'est pas surfaite.
« Je viens de rencontrer l'obsolescence programmée », raconte Marc Laimé, un utilisateur de Gmail. En cause : l'impossibilité pour lui de se connecter au webmail de Google sur un Mac Mini datant tout de même de treize ou quatorze ans. Son navigateur – la version la plus récente de Safari qu'il ait vraisemblablement pu installer – ne serait plus supporté. Ne faudrait-il pas parler plutôt d'obsolescence "tout court" ? Quoi qu'il en soit, il n'est pas certain que tout soit perdu, car d'après Google, il est tout à fait possible de « consulter Gmail via d'autres plates-formes de messagerie ». En mettant à profit les protocoles IMAP et SMTP. Ce serait à essayer !
« Les primes à la casse […] permettent de dynamiser le marché lorsque la demande est faible. Mais ces programmes de financement sont coûteux et comportent de nombreux défauts puisqu'ils troublent le jeu naturel de l'offre et de la demande. C'est particulièrement le cas avec les primes qui orientent la demande vers des modèles boudés ou peu choyés par les clients pour des questions d'usage pas toujours en phase avec leurs besoins de mobilité. »
« La conséquence est souvent un changement temporaire dans les habitudes d'achat qui perturbent l'outil industriel et la planification. Enfin, les marchés bénéficiant de primes à la casse conséquentes accusent très souvent une nouvelle chute de la demande à l'expiration de ces programmes. »
« L'argent public investi dans ces primes serait plus utile dans des mesures directes de maintien de l'emploi et des salaires ou encore le financement de la recherche technologique afin d'abaisser les coûts et les prix de ventes des véhicules qui en bénéficient. »
« La conséquence est souvent un changement temporaire dans les habitudes d'achat qui perturbent l'outil industriel et la planification. Enfin, les marchés bénéficiant de primes à la casse conséquentes accusent très souvent une nouvelle chute de la demande à l'expiration de ces programmes. »
« L'argent public investi dans ces primes serait plus utile dans des mesures directes de maintien de l'emploi et des salaires ou encore le financement de la recherche technologique afin d'abaisser les coûts et les prix de ventes des véhicules qui en bénéficient. »
Demain, peut-être que le lave-linge que vous achèterez affichera obligatoirement le nombre de cycle effectués depuis sa mise en service. C'est ce que réclame, notamment, l'association Halte à l'obsolescence programmée. Mais selon Eve Truilhé, responsable de la Clinique juridique de l'environnement, une telle mesure se heurterait vraisemblablement au droit européen si elle était prise en France sans l'aval de l'Union.
Bruxelles a présenté en mars son nouveau plan pour l'économie circulaire.
« La Commission européenne s'attaque désormais aux sept secteurs utilisant le plus de ressources, à savoir : le matériel électronique, les batteries et véhicules, les emballages, les matières plastiques, les textiles, la construction et le bâtiment, et les denrées alimentaires. La Commission prévoit différentes stratégies et initiatives dans ces différents secteurs. Parmi les initiatives phares, on retrouve la mise en place d'un "droit à la réparation", l'harmonisation des systèmes de collecte des déchets sur le continent, ou encore la lutte contre l'obsolescence programmée. Avec ce plan, dont la mise en place devrait s'étaler jusqu'en 2022, l'économie circulaire "made in Europe" n'est plus réduit au simple recyclage, puisque la Commission européenne cible maintenant l'éco-conception, la prévention, le réemploi, la réutilisation et la réparation. »
Affaire à suivre.
« La Commission européenne s'attaque désormais aux sept secteurs utilisant le plus de ressources, à savoir : le matériel électronique, les batteries et véhicules, les emballages, les matières plastiques, les textiles, la construction et le bâtiment, et les denrées alimentaires. La Commission prévoit différentes stratégies et initiatives dans ces différents secteurs. Parmi les initiatives phares, on retrouve la mise en place d'un "droit à la réparation", l'harmonisation des systèmes de collecte des déchets sur le continent, ou encore la lutte contre l'obsolescence programmée. Avec ce plan, dont la mise en place devrait s'étaler jusqu'en 2022, l'économie circulaire "made in Europe" n'est plus réduit au simple recyclage, puisque la Commission européenne cible maintenant l'éco-conception, la prévention, le réemploi, la réutilisation et la réparation. »
Affaire à suivre.
Light is right ! La conviction de Colin Chapman sera-t-elle remise en cause par l'électrification des automobiles ? C'est ce que prétend démontrer Manuel Schweizer, étudiant à l'Université technique Hochschule d'Ingolstadt.
« Plus le véhicule sera lourd, plus il va emmagasiner d'énergie cinétique, comparé à un véhicule léger à vitesse équivalente », rappelle Clubic ; « or, l'énergie cinétique est ce qui permet de maintenir l'allure du véhicule sans consommation d'énergie, le faisant avancer en descente par exemple » ; en outre, « plus l'énergie cinétique est importante, plus la récupération d'énergie des batteries le sera également ».
Par ailleurs, « l'utilisation d'un acier plus léger nécessite plus de ressources » ; voilà pourquoi, si l'on en croit cette étude, « sur le cycle de vie complet du véhicule électrique, le matériau léger n'apporte finalement aucun bénéfice, ni pour la construction ni pour l'autonomie au quotidien ».
Pas même si l'on substitue à l'acier du chanvre ou du lin, comme on l'a vu sur une Porsche, par exemple ? N'oublions pas non plus qu'une voiture plus légère requiert des freins de taille réduite, une batterie de moindre capacité, etc. Cela a-t-il bien été pris en compte dans cette démonstration ?
« Plus le véhicule sera lourd, plus il va emmagasiner d'énergie cinétique, comparé à un véhicule léger à vitesse équivalente », rappelle Clubic ; « or, l'énergie cinétique est ce qui permet de maintenir l'allure du véhicule sans consommation d'énergie, le faisant avancer en descente par exemple » ; en outre, « plus l'énergie cinétique est importante, plus la récupération d'énergie des batteries le sera également ».
Par ailleurs, « l'utilisation d'un acier plus léger nécessite plus de ressources » ; voilà pourquoi, si l'on en croit cette étude, « sur le cycle de vie complet du véhicule électrique, le matériau léger n'apporte finalement aucun bénéfice, ni pour la construction ni pour l'autonomie au quotidien ».
Pas même si l'on substitue à l'acier du chanvre ou du lin, comme on l'a vu sur une Porsche, par exemple ? N'oublions pas non plus qu'une voiture plus légère requiert des freins de taille réduite, une batterie de moindre capacité, etc. Cela a-t-il bien été pris en compte dans cette démonstration ?
En résumé : « il apparaît que dans la plupart des cas votre smartphone sera vraisemblablement capable de faire fonctionner la solution de contact-tracing conçue par Google et Apple » ; « c'est une certitude si votre smartphone a moins de cinq ans, ce qui est certainement le cas d'une majorité d'individus, au regard du rythme de remplacement des appareils que l'on observe dans le marché des téléphones intelligents ».
Ici ou là, des intuitives fleurissent prou concevoir des produits censés se distinguer par une fiabilité et une réparabilité exemplaires. Comme cette bouilloire multifonction proposée par Kippit.
Le succès est au rendez-vous, selon Mag in France, puisque « avec près de 47 000 euros collectés pour 10 000 demandés (chiffre au 23 avril à 15 heures), la campagne de financement participatif […] est une totale réussite d'autant qu'elle ne se termine que le 29 mai ».
« L'idée est de proposer un produit durable, local et réparable », précise encore Mag in France. Dans cette perspective, cette bouilloire présente toutefois une sophistication étonnante ; elle dispose notamment d'une connexion Wifi.
Argument notable : « la marque s'engage sur la mise à disposition de pièces de rechange à vie grâce à la rétrocompatibilité des évolutions que la bouilloire subira au fil des années ». Mais dans quelle mesure cet engagement sera-t-il tenu ? L'entreprise a déjà six ou sept ans d'existence, mais elle pourrait tout à fait disparaître. C'est pourquoi la possibilité d'imprimer des pièces ou, mieux , le recours à des composants standards constitueraient un bien meilleur gage de sérénité à long terme.
L'article rapporte, en outre, « qu'il se vend plus de 2,2 millions de bouilloires chaque année en France » et que « seulement 44 % des produits électriques sont réparés ». À qui la faute? Dans le cas des cafetières et des fers à repasser, il semblerait que 70 % des pannes soient dues à l'entartrage…
Le succès est au rendez-vous, selon Mag in France, puisque « avec près de 47 000 euros collectés pour 10 000 demandés (chiffre au 23 avril à 15 heures), la campagne de financement participatif […] est une totale réussite d'autant qu'elle ne se termine que le 29 mai ».
« L'idée est de proposer un produit durable, local et réparable », précise encore Mag in France. Dans cette perspective, cette bouilloire présente toutefois une sophistication étonnante ; elle dispose notamment d'une connexion Wifi.
Argument notable : « la marque s'engage sur la mise à disposition de pièces de rechange à vie grâce à la rétrocompatibilité des évolutions que la bouilloire subira au fil des années ». Mais dans quelle mesure cet engagement sera-t-il tenu ? L'entreprise a déjà six ou sept ans d'existence, mais elle pourrait tout à fait disparaître. C'est pourquoi la possibilité d'imprimer des pièces ou, mieux , le recours à des composants standards constitueraient un bien meilleur gage de sérénité à long terme.
L'article rapporte, en outre, « qu'il se vend plus de 2,2 millions de bouilloires chaque année en France » et que « seulement 44 % des produits électriques sont réparés ». À qui la faute? Dans le cas des cafetières et des fers à repasser, il semblerait que 70 % des pannes soient dues à l'entartrage…
« C'est maintenant un lieu commun », affirme Mélissa Cousin (EELV) : « les électroménagers qui duraient auparavant trente ans, ne dépassent pas les six ans aujourd'hui ». Un « lieu commun ». C'est bien de cela qu'il s'agit. Parce que les comparaisons sont délicates antre hier et aujourd'hui, étant donné que les prix, les usages et les normes ont beaucoup changé. Et surtout, parce que les études manquent pour étayer cette conviction populaire.
« À l'heure de l'obsolescence programmée […], le secteur des produits électroniques reconditionnés est en plein essor », rapporte Frenchweb. Cela n'est-il pas paradoxal ? Si les produits sont effectivement condamnés à une durée de vie très limitée, ne faudrait-il pas se méfier d'autant plus des achats d'occasion ?
« Certideal, plate-forme e-commerce spécialisée dans la revente de produits électroniques reconditionnés, a annoncé mercredi 22 avril 2020 avoir levé 8 millions d'euros. Un tour de table mené par Maif Avenir et soutenu par BNP Paribas Développement, auquel ont aussi participé ses investisseurs historiques Inter Invest Capital et Citizen Capital. […] La start-up fondée en 2016 propose principalement à la vente des smartphones reconditionnés. […] La jeune pousse affirme maîtriser l'ensemble de sa chaîne de valeur, du sourcing à la vente des produits et ne pas passer par des prestataires externes. […] Certideal, qui compte une quarantaine de collaborateurs, veut doubler ses effectifs d'ici à la fin de l'année. »
Les pneumatiques supportent mal l'immobilisation durable d'un véhicule. Pour les préserver, Éric Bergerolle propose d'utiliser des « cales en matière synthétique rigide ou souple à glisser sous chaque roue » – un substitut moderne aux sacs de sable. « A défaut », poursuit-il, « une sage précaution consiste à pousser la voiture pour imprimer un demi-tour aux roues deux fois par mois ». Cela étant, « il suffit généralement de surgonfler les pneumatiques, jusqu'à la pression maximale autorisée, telle qu'inscrite sur le flanc ». À condition de disposer d'un gonfleur, « car il est inconcevable de songer à rallier son domicile depuis la station-service en roulant sur quatre pneus gonflés à 4,5 bars : à cette pression, la tenue de route et la tenue de cap sont très affectés ».
« Prolonger la vie des smartphones, c'est possible », clame l'association Hop. Assurément ! Reste à savoir comment s'y prendre.
En introduction, il est rappelé que l'association avait attaqué Apple en raison d'un correctif dont on oublie qu'il visait, précisément… à prolonger la durée de vie des I-Phone équipés d'une batterie usagée – certes trop sollicitée à cause d'une mise à jour précédente, si l'on en croit la Justice italienne.
De fait, affirme Joséphine Vuillard, « les mises à jours successives qui ralentissent les smartphones sont une des causes de renouvellement, parfois prématuré, des appareils ». Mais un peu plus loin, elle se contredit en expliquant que « les Commowners qui auront fait la mise à jour Android 9 sur leur Fairphone 2 vont bénéficier d'appareils plus modernes, plus sécurisés, avec une meilleure autonomie, et une meilleure compatibilité avec les applications modernes ».
Et de citer Frédéric Bordage, fondateur du collectif Green IT, selon lequel « l'absence de mise à jour est l'une des trois raisons principales pour lesquelles les utilisateurs changent de smartphone ». De son point de vue, « si une petite coopérative comme Commown peut allonger la durée de vie des Fairphone 2, la question essentielle est : pourquoi les grands fabricants ne le font-ils pas ? ». « Sans réaction de ces derniers », poursuit-il, « il est urgent de légiférer pour imposer une durée de support technique plus longue, adaptée à durée de vie électronique des équipements, soit au minimum cinq ans ».
Cinq ans ? C'est à peu près l'âge des smartphones les plus anciens susceptibles de recevoir la dernière version d'I-OS. Or, Apple n'est-il pas censé donner le mauvais exemple ? Tout cela n'est pas très clair ! On oppose parfois les correctifs de sécurité aux mises à jour vers un nouveau système d'exploitation. Mais ce n'est pas le cas dans cette publication. Au fond, peut-être Apple est-il vilipendé à peu près pour les mêmes raisons que le Fairphone est encensé : pour des questions d'image et de positionnement marketing.
En introduction, il est rappelé que l'association avait attaqué Apple en raison d'un correctif dont on oublie qu'il visait, précisément… à prolonger la durée de vie des I-Phone équipés d'une batterie usagée – certes trop sollicitée à cause d'une mise à jour précédente, si l'on en croit la Justice italienne.
De fait, affirme Joséphine Vuillard, « les mises à jours successives qui ralentissent les smartphones sont une des causes de renouvellement, parfois prématuré, des appareils ». Mais un peu plus loin, elle se contredit en expliquant que « les Commowners qui auront fait la mise à jour Android 9 sur leur Fairphone 2 vont bénéficier d'appareils plus modernes, plus sécurisés, avec une meilleure autonomie, et une meilleure compatibilité avec les applications modernes ».
Et de citer Frédéric Bordage, fondateur du collectif Green IT, selon lequel « l'absence de mise à jour est l'une des trois raisons principales pour lesquelles les utilisateurs changent de smartphone ». De son point de vue, « si une petite coopérative comme Commown peut allonger la durée de vie des Fairphone 2, la question essentielle est : pourquoi les grands fabricants ne le font-ils pas ? ». « Sans réaction de ces derniers », poursuit-il, « il est urgent de légiférer pour imposer une durée de support technique plus longue, adaptée à durée de vie électronique des équipements, soit au minimum cinq ans ».
Cinq ans ? C'est à peu près l'âge des smartphones les plus anciens susceptibles de recevoir la dernière version d'I-OS. Or, Apple n'est-il pas censé donner le mauvais exemple ? Tout cela n'est pas très clair ! On oppose parfois les correctifs de sécurité aux mises à jour vers un nouveau système d'exploitation. Mais ce n'est pas le cas dans cette publication. Au fond, peut-être Apple est-il vilipendé à peu près pour les mêmes raisons que le Fairphone est encensé : pour des questions d'image et de positionnement marketing.
« Spareka annonce ce mercredi avoir bouclé un tour de table de 5 millions d'euros auprès du fonds Paris Fonds Vert, créé à l'initiative de la Ville de Paris et géré par le capital-risqueur spécialisé dans la transition écologique et énergétique Demeter. Le tour a été signé juste avant le confinement. »
« La jeune pousse a développé un outil de diagnostic de pannes en ligne, ainsi que des tutoriels de réparation. Elle monétise son activité grâce à son site d'e-commerce sur lequel elle vend les pièces détachées nécessaires aux réparations. »
« La crise du coronavirus, qui limite l'accès aux artisans, a par ailleurs fait exploser l'activité de la start-up. "Notre chiffre d'affaires a augmenté de 15 % les premiers jours, et là nous sommes à + 50 %", indique l'entrepreneur. »
« Cette levée de fonds lui permettra de recruter dix nouvelles personnes, alors que son équipe est aujourd'hui composée de vingt-cinq salariés. L'argent sera en outre investi dans le développement de sa technologie de diagnostic, ainsi que dans le marketing. […] Spareka souhaite qui plus est transformer son modèle e-commerce, qui recense huit millions de références de pièces détachées, en modèle de place de marché. […] Ce nouveau modèle, qui devrait être mis en place d'ici à un an, aidera en outre la start-up à se développer à l'international. "La place de marché est une façon de s'affranchir de la logistique", indique Geoffroy Malaterre. »
« La jeune pousse a développé un outil de diagnostic de pannes en ligne, ainsi que des tutoriels de réparation. Elle monétise son activité grâce à son site d'e-commerce sur lequel elle vend les pièces détachées nécessaires aux réparations. »
« La crise du coronavirus, qui limite l'accès aux artisans, a par ailleurs fait exploser l'activité de la start-up. "Notre chiffre d'affaires a augmenté de 15 % les premiers jours, et là nous sommes à + 50 %", indique l'entrepreneur. »
« Cette levée de fonds lui permettra de recruter dix nouvelles personnes, alors que son équipe est aujourd'hui composée de vingt-cinq salariés. L'argent sera en outre investi dans le développement de sa technologie de diagnostic, ainsi que dans le marketing. […] Spareka souhaite qui plus est transformer son modèle e-commerce, qui recense huit millions de références de pièces détachées, en modèle de place de marché. […] Ce nouveau modèle, qui devrait être mis en place d'ici à un an, aidera en outre la start-up à se développer à l'international. "La place de marché est une façon de s'affranchir de la logistique", indique Geoffroy Malaterre. »
« En plus d'être le résultat d'un modèle vertueux car issu de la valorisation des déchets organiques agricoles, le bio gaz naturel pour véhicule (ou bio-GNV) réduit drastiquement les émissions pour des performances routières équivalentes. Jusqu'à 90 % de CO2 en moins du puits à la roue, 98 % de particules fines et 85% de NOx en moins par rapport au diesel, d'après un étude de la Deutsche Energie Agentur (DENA) de 2007. Des chiffres corroborés par une étude du Cenex (Organisation en charge de la promotion des véhicules bas carbone) menée en 2019 au Royaume-Uni. Le bio-GNV semble ainsi démontrer sa capacité à décarboner massivement le transport routier. Et se pose en alternative crédible et fiable face au diesel, mais aussi face au tout électrique pas si green qu'on le pense si l'intégralité du cycle de vie d'un véhicule est prise en compte. »
Et cela, avant de passer au recyclage. Renault et d'autres avaient déjà pris des initiatives en la matière. Le constructeur japonais leur emboîte donc le pas.
Remarque intéressante de Moana Genevey, « experte en politiques publiques européennes d'égalité », « spécialisée dans l'égalité des genres » : « Si nous étions réellement en démocratie, nous pourrions décider collectivement d'interdire l'obsolescence programmée et la publicité dans les espaces publiques [sic]. Cela entrainerait [re-sic] une baisse de la consommation, et donc de la production, ce qui devrait être une bonne chose dans un monde aussi pollué que le nôtre. » N'est-ce pas méconnaître le pouvoir du consommateur ? À travers tout ce que nous achetons – ou pas –, nous façonnons sans doute le marché bien davantage que nous dictons la politique du pays en glissant une bulletin dans l'urne.
« Du smartphone au lave-linge, la lutte contre l'obsolescence commence chez soi », annonce Libération. « Si les marques sont les premières responsables, les consommateurs ne sont pas complètement démunis face au phénomène du tout-jetable », affirme Sophie Kloetzli. Citant, entres autres, les collants, elle y voit un « cas notoire d'obsolescence puisque les trois-quarts du temps, ils ne dépassent pas six utilisations ». Un cas notoire d'obsolescence précoce, mais pas nécessairement programmée donc. Rares sont les journalistes qui font preuve d'une telle prudence quand ils abordent ce sujet.
« Aujourd'hui encore, plus de 70 % des distributeurs de billets et entre 60 et 80 % des activités des entreprises reposent sur des applications Cobol. "Une personne lambda a recours au moins huit fois par jour à un système géré en Cobol, sans en avoir conscience", indique Philippe Fraysse, un spécialiste du Cobol. »
« C'est tout un écosystème, d'une complexité édifiante, qui a été construit depuis plus de soixante ans et représente aujourd'hui l'un des socles de l'informatique. […] De vieilles structures, construites sur des dizaines d'années par couches successives, des développeurs différents […] et sans documentation. "La situation est pire lorsqu'il y a eu des rachats et des fusions. Les systèmes sont empilés de manière très complexe, avec beaucoup d'interactions entre eux", détaille François Chaix, qui développe des applications pour les institutions financières et côtoie le Cobol depuis plus d'une dizaine d'années. "Les systèmes informatiques, c'est le carbone 14 des banques". »
« Alors, pourquoi continuer en Cobol ? Migrer l'ensemble des données d'une banque vers un nouveau système informatique présente plusieurs problèmes d'envergure. […] Un changement de système nécessiterait en effet au préalable des années de travail, et représenterait un casse-tête. Ces migrations sont extrêmement risquées. […] En 2018, la banque anglaise TSB en a fait l'expérience. Après une erreur, près de 1,9 million de clients n'ont pas eu accès à leurs comptes pendant presque un mois, d'autres n'ont pas pu d'utiliser leurs cartes bancaires, tandis que certains ont eu accès pendant plusieurs jours aux comptes d'autres personnes. Une catastrophe, qui a coûté à TSB 330 millions de livres et plus de 80 000 clients. […] Enfin, "pourquoi changer une méthode qui marche ?", demande Véronique. "Le Cobol est ultra robuste, quand tu as besoin de traiter des millions d'informations rapidement, c'est super solide et très rassurant". Une machine de guerre, qui marche toujours soixante ans après sa conception. "La technologie peut sembler vieillotte, mais sur les nouvelles applications que nous développons, à chaque fois qu'il y a un problème, ça vient de la partie Java. Jamais du Cobol." »
« C'est tout un écosystème, d'une complexité édifiante, qui a été construit depuis plus de soixante ans et représente aujourd'hui l'un des socles de l'informatique. […] De vieilles structures, construites sur des dizaines d'années par couches successives, des développeurs différents […] et sans documentation. "La situation est pire lorsqu'il y a eu des rachats et des fusions. Les systèmes sont empilés de manière très complexe, avec beaucoup d'interactions entre eux", détaille François Chaix, qui développe des applications pour les institutions financières et côtoie le Cobol depuis plus d'une dizaine d'années. "Les systèmes informatiques, c'est le carbone 14 des banques". »
« Alors, pourquoi continuer en Cobol ? Migrer l'ensemble des données d'une banque vers un nouveau système informatique présente plusieurs problèmes d'envergure. […] Un changement de système nécessiterait en effet au préalable des années de travail, et représenterait un casse-tête. Ces migrations sont extrêmement risquées. […] En 2018, la banque anglaise TSB en a fait l'expérience. Après une erreur, près de 1,9 million de clients n'ont pas eu accès à leurs comptes pendant presque un mois, d'autres n'ont pas pu d'utiliser leurs cartes bancaires, tandis que certains ont eu accès pendant plusieurs jours aux comptes d'autres personnes. Une catastrophe, qui a coûté à TSB 330 millions de livres et plus de 80 000 clients. […] Enfin, "pourquoi changer une méthode qui marche ?", demande Véronique. "Le Cobol est ultra robuste, quand tu as besoin de traiter des millions d'informations rapidement, c'est super solide et très rassurant". Une machine de guerre, qui marche toujours soixante ans après sa conception. "La technologie peut sembler vieillotte, mais sur les nouvelles applications que nous développons, à chaque fois qu'il y a un problème, ça vient de la partie Java. Jamais du Cobol." »
Objectif affiché : augmenter la durée de vie des batteries. Par défaut, à l'occasion d'une mise à jour de Mac OS (version 10.15.5), leur chargement sera limité, à peut-être 80 % de leur capacité, « Apple recommandant de désactiver l'option si l'utilisateur doit profiter de l'intégralité de sa batterie pour des déplacements réguliers ». Cependant, précise Nextimapct, « cette fonction ne sera proposée qu’à l'ensemble des Macbook ayant des ports Thunderbolt 3 ». Par ailleurs, « la machine peut indiquer par erreur que la batterie a besoin d’être vérifiée », mais « le message disparaît alors durant la seconde phase de recharge ».
Comparant les PC portables proposés aujourd'hui par Lenovo et HP, Notebookcheck préfère la gamme "pro" de ce dernier. Entre autres avantages propres à plusieurs de ses modèles : la possibilité d'y connecter un chargeur sans passer par la prise USB. À première vue, celle-ci semble suffisante. Mais en cas de panne (ce qui arrive…), elle est apparemment très coûteuse à réparer.
« Si certains contestent la réalité du phénomène, depuis la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte de 2015, la notion d'obsolescence programmée est définie juridiquement », rappelle Françoise Malrieu, présidente du groupe de travail enjeux climatiques à l'Institut français des administrateurs, dans un article publié par Les Échos en décembre 2019. « Il s'agit de "l'ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d'un produit pour en augmenter le taux de remplacement" », poursuit-elle. De son point de vue, « le terme "techniques" est suffisamment vaste pour englober toutes les formes qui peuvent se manifester pour inciter à un renouvellement rapide des produits ». Même la publicité, voire le design ? En entretenant la confusion entre sabotage et incitation au renouvellement, on franchit un pas de plus que le législateur. À noter : l'auteur de cet article assimile notamment à de l'obsolescence programmée « l'arrêt de la production de pièces de rechange et de pièces détachées (automobile, appareils ménagers), ou l'impossibilité de changer des éléments : batteries de certains téléphones ou les nouvelles spécificités des consommables (imprimantes…) ».
Surfant sur la hantise du coronavirus, les défenseurs des emballages plastiques à usage unique plaident leur cause, à Bruxelles ou ailleurs. Dernièrement, la demande de film aurait tout particulièrement augmenté. « Parallèlement », rapporte Clubic, « un grand nombre d'autorités locales ou nationales ont d'ores et déjà annoncé le report du bannissement des plastiques à usage unique ».
« Alors qu'elle avait déjà fait parlé d'elle, la solution de recyclage enzymatique mise au point par la société française Carbios a figuré, le 8 avril dernier, en une de la prestigieuse revue scientifique Nature. Un coup de projecteur dont les effets se font déjà sentir : en moins d'une semaine, le cours de l'action de la PME auvergnate a plus que doublé pour dépasser les 16 euros à la réouverture de la bourse, mardi 14 avril. […] Concrètement, Carbios a mis au point une enzyme capable de "digérer" les déchets plastiques composés de polytéréphtalate d'éthylène (PET), pour mieux les recycler. Dérivé du pétrole, ce polymère […] se retrouve dans les bouteilles jetables, les barquettes d'emballage ou encore les fibres textiles. Contrairement au recyclage thermomécanique, qui dégrade la qualité du plastique, l'enzyme de Carbios s'attaque à la structure même du polymère pour le réduire à ses composants : les monomères. Qui peuvent ensuite être recombinés pour former du plastique comme neuf, se rapprochant ainsi du rêve d'un recyclage infini. »
Jean-Philippe Thery n'est pas convaincu : « Les promoteurs du retrofit vous expliqueront que l'opération permet de rouler en voiture électrique pour un moindre coût, puisqu'elle ne vous coûtera "que" 5 000 euros. […] Combien de kilomètres faudra-t-il accomplir pour amortir l'investissement ? […] 77 000 kilomètres. […] C'est vrai qu'en se dépêchant pour accomplir les 77 000 kilomètres lui permettant enfin de justifier son achat, l'heureux propriétaire de l'engin aura économisé l'équivalent de quatre vols aller-retour en classe économique entre Paris et Rio de Janeiro, lesquels lui coûteraient – ça tombe bien – environ 5 000 euros. Par égard pour l'effort louable qu'il fournit, on évitera peut-être d'informer notre courageux militant qu'il faudrait environ 268 000 voitures rétrofitées comme la sienne pour compenser les émissions de CO2 de l'intégralité des vols entre les deux villes sur un an. […] Tout ça bien sûr, sans tenir compte des 268 000 mécaniques en état de marche qu'il conviendrait de recycler ou détruire, ni de la logistique pour les transporter… […] Le tarif de 5 .000 euros s'entend "aide de l'État déduite", sans que l'on comprenne très bien le montant de cette dernière, entre 3 000 et 5 000 euros. Quoiqu'il en soit, notre contribution financière est une fois de plus aimablement sollicité pour financer le rétrofit. […] Je réitère donc que, plutôt que de distribuer des chèques aux acquéreurs de véhicules électriques – qu'ils soient d'usine ou rétrofités – l'État et les collectivités locales devraient en équiper les flottes dont l'usage s'y prête particulièrement, lorsque ceux-ci effectuent des trajets récurrents. En rappelant que le développement durable passe aussi par le tri sélectif, y compris des bonnes et des mauvaises idées. »
Lenovo vient de lancer en Chine son modèle A7. Peut-être d'autres initiatives de ce genre suivront-elles !
Cette appareil, placé dans un pot, conseillait des amateurs qui voulaient se faire une main verte. Mais voilà : « Parrot a confirmé que le Flower Power était désormais obsolète », comme le rapporte Mac 4 Ever. C'est « l'occasion de rappeler que tous ces objets connectés ne fonctionnent plus en l'absence de serveur, et que même les produits "lourds" (voitures, TV, chaîne hi-fi, frigo) sont de plus en plus dépendants de la connectivité permanente ».
À noter : « Parrot propose apparemment des API, mais encore faut-il qu'une bonne âme se charge de créer un petit serveur local ». Preuve que l'ouverture du code, quoique souhaitable, n'est pas une solution miracle.
À noter : « Parrot propose apparemment des API, mais encore faut-il qu'une bonne âme se charge de créer un petit serveur local ». Preuve que l'ouverture du code, quoique souhaitable, n'est pas une solution miracle.
Loin s'en faut ! Ifixit épingle le Huawei Mate XS, dont le démontage semble particulièrement délicat.
Entretien passionnant avec Capucine Mercier, P-DG de PLIM, une entrepris des Deux-Sèvres qui se lance dans la fabrication de masques. Sous l'impulsion de l'État, certes, mais en regrettant que la durée d'usage ne soit pas mieux mesurée par les pouvoirs publics.
« Au vu de la demande liée à la pandémie, l'État a décidé de créer de nouveaux "masques barrières" anti-projection de gouttelettes, qui permettent de réserver les masques certifiés FFP1 et FFP2 pour le milieu médical. […] Nous ne travaillons qu'avec du textile, donc lavable et durable. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a un masque, il peut durer x années […] et la limite du masque ne vient pas du masque en tant que tel mais des élastiques qui auront plus de mal à résister à des températures de 60 ° C au lavage. Mais ils se changent. […] Le jetable, c'est très bien pour le monde médical mais pas pour l'usage du simple quidam. Cela reviendrait à utilise de la main-d'œuvre pour rien. On perd de l'énergie alors que l'on n'arrive pas à assurer la quantité de masque que l'on doit produire en France pour protéger les gens. […] Depuis la semaine dernière, nous travaillons sur un nouveau prototype que nous aimerions homologuer comme masque chirurgical (FFP1). […] Encore une fois, l'une des limites concerne le lavage : sera-t-on capable de concevoir des masques chirurgicaux respectant la norme Afnor NF EN 14 683 avec les tissus que l'on a à disposition et notre savoir-faire textile ? Si on se rappelle, avant l'arrivée de produits jetables, les compresses médicales étaient lavées, séchées et repassées. C'est donc peut-être faisable, mais rien n'est sûr... »
« Il y a des propositions de masques jetables, de masques lavables et durables […] et de non-tissés. C'est-à-dire qu'ils sont semi-lavables, semi-jetables et qu'ils ne durent que cinq lavages, par exemple. […] Il y a bien une colonne [dans la catégorisation officielle] qui distingue les masques lavables de ceux à usage unique mais pas de différence entre les durables et ceux qui ne sont garantis que pour quelques lavages. Ce n'est pas très clair. […] Les tests doivent être faits sur le nombre de lavages finis que le fabricant impose. C'est-à-dire que, si le confectionneur garantit un masque fabriqué en non-tissé pour cinq lavages, il doit réaliser les tests après ces cinq lavages pour certifier que son produit est toujours efficace jusqu'à ce point. Ce protocole-là, aujourd'hui, n'est pas encore assez bien compris ni suivi. […] Les premières évaluations de la DGA ont été réalisées sur des produits qui n'ont pas été lavés. […] Depuis le 1er avril, la DGA et l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) ont changé le protocole. […] L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande de laver avec un plateau de 30 minutes à 60°C - ce dont aucune machine ménagère n'est capable – ainsi qu'un séchage mécanique en sèche-linge - ce que tout le monde ne possède pas – et un repassage à 120 ° C. C'est ultra-contraignant ! L'ANSM fait très bien son travail pour donner des règles de désinfection mais elles ne sont pas adaptées aux simples quidams. Maintenant, il y a en quelque sorte un consensus sur les conditions d'usage et de lavage par la voie d'une notice publiée par le groupement national mais je la trouve un peu légère. Depuis le début, de notre côté, nous avions communiqué des pistes d'usage et de lavage des masques pour ne pas laisser les gens au dépourvu. Ces recommandations complètent cette notice mais ne sont pas validées. Je considère que ce n'est pas notre rôle mais celui des organismes de sécurité sanitaire de tester des recommandations adaptées aux citoyens et de les faire valider. »
« Au vu de la demande liée à la pandémie, l'État a décidé de créer de nouveaux "masques barrières" anti-projection de gouttelettes, qui permettent de réserver les masques certifiés FFP1 et FFP2 pour le milieu médical. […] Nous ne travaillons qu'avec du textile, donc lavable et durable. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a un masque, il peut durer x années […] et la limite du masque ne vient pas du masque en tant que tel mais des élastiques qui auront plus de mal à résister à des températures de 60 ° C au lavage. Mais ils se changent. […] Le jetable, c'est très bien pour le monde médical mais pas pour l'usage du simple quidam. Cela reviendrait à utilise de la main-d'œuvre pour rien. On perd de l'énergie alors que l'on n'arrive pas à assurer la quantité de masque que l'on doit produire en France pour protéger les gens. […] Depuis la semaine dernière, nous travaillons sur un nouveau prototype que nous aimerions homologuer comme masque chirurgical (FFP1). […] Encore une fois, l'une des limites concerne le lavage : sera-t-on capable de concevoir des masques chirurgicaux respectant la norme Afnor NF EN 14 683 avec les tissus que l'on a à disposition et notre savoir-faire textile ? Si on se rappelle, avant l'arrivée de produits jetables, les compresses médicales étaient lavées, séchées et repassées. C'est donc peut-être faisable, mais rien n'est sûr... »
« Il y a des propositions de masques jetables, de masques lavables et durables […] et de non-tissés. C'est-à-dire qu'ils sont semi-lavables, semi-jetables et qu'ils ne durent que cinq lavages, par exemple. […] Il y a bien une colonne [dans la catégorisation officielle] qui distingue les masques lavables de ceux à usage unique mais pas de différence entre les durables et ceux qui ne sont garantis que pour quelques lavages. Ce n'est pas très clair. […] Les tests doivent être faits sur le nombre de lavages finis que le fabricant impose. C'est-à-dire que, si le confectionneur garantit un masque fabriqué en non-tissé pour cinq lavages, il doit réaliser les tests après ces cinq lavages pour certifier que son produit est toujours efficace jusqu'à ce point. Ce protocole-là, aujourd'hui, n'est pas encore assez bien compris ni suivi. […] Les premières évaluations de la DGA ont été réalisées sur des produits qui n'ont pas été lavés. […] Depuis le 1er avril, la DGA et l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) ont changé le protocole. […] L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande de laver avec un plateau de 30 minutes à 60°C - ce dont aucune machine ménagère n'est capable – ainsi qu'un séchage mécanique en sèche-linge - ce que tout le monde ne possède pas – et un repassage à 120 ° C. C'est ultra-contraignant ! L'ANSM fait très bien son travail pour donner des règles de désinfection mais elles ne sont pas adaptées aux simples quidams. Maintenant, il y a en quelque sorte un consensus sur les conditions d'usage et de lavage par la voie d'une notice publiée par le groupement national mais je la trouve un peu légère. Depuis le début, de notre côté, nous avions communiqué des pistes d'usage et de lavage des masques pour ne pas laisser les gens au dépourvu. Ces recommandations complètent cette notice mais ne sont pas validées. Je considère que ce n'est pas notre rôle mais celui des organismes de sécurité sanitaire de tester des recommandations adaptées aux citoyens et de les faire valider. »
Michelin et le CEA sont dans le coup. « Le principe de notre masque est de minimiser au maximum la quantité de matériau filtrant et de réduire la surconsommation de masques jetables », explique Pierre Emmanuel Frot. « Distribué avec cinq filtres lavables et réutilisables vingt fois, notre dispositif équivaut à cent masques jetables pour 28 euros », précise-t-il ; selon lui, « le prix de revient par utilisation est donc de 28 centimes, contre 3 euros pour les masques jetables FFP2 ». « Autre innovation », relevée par L'Usine nouvelle : « une fois les filtres utilisés, il suffira d'en racheter sans avoir à jeter le masque ».
Le Gouvernement fait la promotion, via le site Vie publique, d'une « consultation citoyenne pour préparer l'après-crise sanitaire ». Parmi les thèmes abordés : « la mesure du bien commun » et « la lutte contre l'obsolescence programmée ».
Dans cet article, Henri Rivollier salue deux initiatives censées « lutter contre l'obsolescence prématurée ». Et non contre la seule « obsolescence programmée ». C'est assez rare pour être signalé. La nuance peut sembler subtile, mais le choix des mots n'est jamais neutre.
Des entreprises agissent-elles, dans l'ombre, pour saboter leurs produits ? L'auteur de ce billet, Claude-Albéric Maetz, un universitaire, en est visiblement convaincu. Ce faisant, affirme-t-il, ces entreprises « non vertueuses » s'exposent au risque suivant : « la divulgation du secret qui entoure l'élaboration puis la mise en œuvre d'une démarche d'obsolescence programmée ». D'autant que, selon lui, « les outils qui permettent de minimiser le risque juridique lié à la dénonciation des comportements d'obsolescence programmée existent ». Peut-être faudrait-il se demander pourquoi aucun scandale de ce type n'a jamais été dénoncé…
Apple a préféré négocier avec les plaignants, auxquels il versera au moins 310 millions de dollars. « Un accord financier a été donc trouvé entre les deux parties a été trouvé vendredi 28 février 2020, après deux ans de procédure », rapporte L'Usine digitale. Ce faisant, l'entreprise évite « un procès dont les retentissements médiatiques auraient encore davantage écorné son image ». Mais elle conforte aussi ses détracteurs dans leur conviction qu'elle est coupable de saboter délibérément ses propres produits… Ce que contestent pourtant les justices italienne et française.
Constatant un dysfonctionnement sur Facetime, certains s'étaient posé la question : « S'agit-il d'un bug ou Apple a-t-il introduit ce dysfonctionnement intentionnellement afin de rendre ses anciens appareils encore plus obsolètes ? » (Voir l'édition suisse de 20 Minutes.) Quelques jours plus tard, Apple annonce qu'il a corrigé le problème : « Mises à jour correctives pour les I-Phone et I-Pad pris en charge par I-OS 13. Plusieurs soucis sont éliminés, dont celui affectant les appels Facetime qui étaient devenus impossibles avec les appareils sous iOS 9.3.6, Mac OS 10.11.6 et versions antérieures. »
« Dimanche après-midi, les négociants d'électricité sur les marchés de gros en France pouvaient recevoir du courant et se voir verser de l'argent pour cela ! […] La croissance des énergies renouvelables dans les mix énergétiques des pays européens accroît le déséquilibre du marché. Appelés en priorité par le réseau de transport d'électricité, les producteurs d'énergie solaire et éolienne bénéficient en effet de tarifs de rachat garanti de leur électricité. Ils n'ont donc aucun intérêt à débrancher leurs centrales, quelle que soit la demande. […] "Plus on déploiera d'éoliennes, plus les prix négatifs seront fréquents. Cela révèle une faille du marché qui n'arrive pas à gérer les creux de consommations", estime Nicolas Goldberg, du cabinet Colombus Consulting. »
Alors qu'un grave dysfonctionnement affecte toute une série de SSD, cela ne fait aucun doute pour Green IT : c'est un « nouveau cas d'obsolescence programmée ». Il y a pourtant des raisons d'en douter : HPE, notamment, a lui-même publié un communiqué pour avertir ses clients et les appeler à télécharger un correctif ; de quoi prévenir la panne, y compris dans son propre intérêt (risque de réputation, voire de poursuite en cas de perte de données essentielles au fonctionnement d'une entreprise). Ces éléments-là, l'auteur du billet ne les prend pas en considération. Il semble sûr de ses accusations… même s'il avoue ne pas pouvoir les étayer. Sa conclusion est significative : « Il est quasiment impossible de démontrer l'intentionnalité de la démarche de Western Digital. Cependant, lorsque le fabricant a racheté la branche disque dur de Samsung en 2011, il en avait déjà profité pour diviser par deux la durée de garantie, passant à l'époque de cinq à trois ans pour les disques professionnels et de deux à un ans pour les disques grand public. Rien de tel qu'un petit "bug" pour en remettre une couche ! » Inversion de la charge de la preuve ?
HPE met lui-même en garde ses clients contre un grave dysfonctionnement de certains produits. L'installation d'un nouveau firmware permet toutefois d'y remédier. « "Après la défaillance du SSD, ni le SSD ni les données ne peuvent être récupérés", explique HPE dans une note publié ce 20 mars sur son site officiel. La marque précise en outre que "les SSD qui ont été mis en service en même temps seront tous défaillants presque simultanément", et préconise donc d'agir vite. »
« Samsung a tenu sa promesse et remplit sa part du contrat. Le constructeur sud-coréen garantit en effet quatre ans de support logiciel sur ses smartphones. Quatre ans qui, dans le cas du Galaxy S7, sont désormais échus. Mais il faut dire que le Galaxy S7 ne reçoit déjà plus les nouvelles versions d'Android depuis 2018. En effet, seuls Google et OnePlus mettent à jour leurs smartphones vers les nouvelles versions majeures d'Android pendant trois ans. Samsung est limité à deux ans. S'ensuivent des mises à jour moins régulières, destinées à combler d'éventuelles failles de sécurité ou dysfonctionnements divers. Mais tout n'est pas perdu pour les utilisateurs de Galaxy S7. Si Samsung ne daignera plus à l'avenir les maintenir à jour, la communauté Android le fera pour lui. Les forums de XDA sont pleins à craquer de ROM alternatives et, notamment de versions de Lineage OS qui peuvent vous permettre de passer votre Galaxy S7 sur la dernière version d'Android. »