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En pleine crise du coronavirus, les glaces Ben & Jerry's ne craignent pas de s'engager sur un terrain très politique. Témoin, leur tweet du 1er avril 2020 : « Et on pourrait en profiter pour régulariser tout le monde pendant l'épidémie pour s'assurer que chacun ait accès au système de santé facilement ? Le Portugal l'a fait... » C'était déjà le cas outre-Atlantique, mais en France aussi, visiblement, les marques semblent de plus en plus enclines à prendre parti.
Considérer qu'un vaccin contre le Covid-19 serait nécessaire en Afrique encore plus qu'ailleurs, cela suscite naturellement de vives protestations, et requiert un repentir. La réaction de l'AP-HP est remarquable : celle-ci « condamne toute prise de position qui, à tort ou à raison, pourrait être interprétée comme péjorative vis-à-vis de pays africains ». Même à tort donc… On marche sur la tête !
« Le rétablissement de l'interdit au nom d'une prétendue post-gauche (celle qui ne veut plus changer le monde, mais les âmes des phobes et haineux) repose sur trois postulats. [...] Le postulat d'irréversibilité. L'État de droit libéral, le mariage pour tous et la PMA, l'ouverture européenne et multiculturelle, la tragédie du réchauffement climatique, etc. sont définitivement entrés et dans les faits et dans les cerveaux. Ce sont des cliquets d'irréversibilité. Toute critique à cette égard est non seulement réactionnaire (jusque là on peut admettre), mais c'est une non-pensée. Voire un négationnisme. Elle est socialement dangereuse et s'exclut ipso facto du champ du débat : il ne peut porter que sur l'approfondissement de ce qui est. Et il implique la liquidation des dernières poches de domination, dans la tête des gens. Le postulat de fragilité des masses (devenues des foules et sur lesquelles décidément on ne peut plus compter). Elles ne peuvent bien voter, c'est-à-dire soutenir les élites bienveillantes, que protégées du faux (fake news), rassurées (certains pourrait surfer sur leurs peurs) et convenablement protégées des pseudo-idées populistes qui sont autant d'incitation à la haine. [...] Le postulat victimaire. Il consiste à évaluer une idée ou une affirmation à l'aune de la souffrance présumée qu'elle cause à telle communauté ou de l'affront fait à telle identité imaginaire. Les idées ne sont plus soumises au critère de vérification mais de réception : ça fait mal à qui se réclame de telle identité ou telle conviction ? Il faut aussitôt en contrôler la diffusion. [...] Toute pensée qui fait obstacle à une identité, héritée ou choisie, vaut oppression. Elle ne peut donc être – on en revient au même - une pensée mais une action agressive. Donc punissable. »
« Cet esprit public de condamnation, qu'on nomme aujourd'hui cancel culture, vise à "invisibiliser" les personnes jugées problématiques par les leaders d'opinion, les entrepreneurs identitaires et les groupes de pression. Cette pression morale de la foule peut s'emballer et détruire des carrières au plus grand mépris des règles élémentaires de la présomption d'innocence. […] Il n'y a pas ici de censure formelle de la part de l'État, mais bien une pression sociale orchestrée pour "effacer" un contenu jugé "problématique" par certaines franges de la population. Cette volonté de faire taire est inquiétante, car elle dit beaucoup sur la qualité du débat public aujourd'hui et sur le nouvel ordre moral qui y règne. »
« Depuis quelques années, est arrivé en France un nouveau type de censure, dont les cas se multiplient de manière inquiétante. [...] Nouveau surtout, parce que ces demandes de censure émanent de groupes d'individus réunis par leur genre, leur origine ethnique, leur préférence sexuelle, etc. : ce sont des associations féministes qui protestent contre la rétrospective de Polanski à la Cinémathèque, ou des groupes postcoloniaux qui s'insurgent contre la toile d'Hervé Di Rosa. La censure se communautarise. [...] Le reproche d'appropriation culturelle [...] consiste à refuser qu'on puisse écrire, mettre en scène, jouer ou peindre le racisme, le harcèlement sexuel, l'esclavage ou la discrimination sans les avoir soi-même éprouvés. Le spectacle Kanata du metteur en scène canadien Robert Lepage a ainsi été annulé en 2018 parce qu'il avait confié les rôles d'Amérindiens à des acteurs qui ne l'étaient pas. C'est totalement méconnaître la distinction de l'acteur et du personnage sur laquelle le théâtre est construit. Une erreur catégorielle soutenue par la logique victimaire qui voudrait que le fait d'éprouver des blessures au sein d'une communauté donne le droit de ne pas laisser les autres représenter ces blessures. C'est, hélas, une nouvelle inquisition qui aborde toutes les questions artistiques par des biais communautaristes. »
« Elle considère que la censure a changé de camps : alors qu'elle émanait auparavant de la droite conservatrice, elle serait aujourd'hui l'apanage de la nouvelle gauche. D'après elle, cette gauche des identités engendrerait du séparatisme en empruntant les chemins de la revanche, de l'hostilité, au lieu de créer du dialogue et du vivre-ensemble. C'est ce passage de la lutte des classes à "la lutte des races" qu'elle accuse, considérant que cette nouvelle doctrine serait une idéologie de la division, renvoyant systématiquement les gens à leurs origines, à leurs frontières, à leur culture. »
« À l'occasion de l'installation-performance de l'artiste sud-africain Brett Bailet "Exhibit B", le CRAN, la BAN (brigade anti négrophobie) et d'autres associations comme Décoloniser les arts ont émergé dans le débat, sollicitant la censure. À partir de là, on a vu naître un curieux discours dans le camp progressiste, considérant légitime de ne pas aller voir une œuvre, au mépris de ce que sont les fondements du débat public. [...] Ces groupes nient les intentions de l'artiste, qui est blanc. [...]C 'est la première fois de ma vie que j'ai vu le public se faire insulter par les manifestants qui traitaient le public – et particulièrement les noirs – de "traîtres". [...] Il y avait une violence physique, verbale et intellectuelle très forte visant à dénier à l'autre le droit de penser autrement. [...] Nous voulions organiser des débats, mais la préfecture du 93 et celle de Paris ont refusé d'assurer la sécurité des salles, décourageant les directeurs des lieux… C'est une lâcheté insupportable de la part des forces de l'ordre car chacun doit pouvoir s'exprimer, calmement. [...] La nouveauté, c'est qu'une forme de pensée décoloniale radicale semble avoir essaimé dans les milieux des syndicats étudiants : l'Unef et autres groupuscules servent une doxa avançant qu'on n'a pas besoin de voir pour juger. »
« De plus en plus, je suis confrontée à une forme de censure venue de mon propre camp, la gauche, des gens que je respecte et dont je partage bien des convictions : les combats féministes, contre le racisme, contre l'homophobie… Mais parfois, ils effectuent une lecture fondamentaliste des textes, décontextualisée, sans recul, sans humour. [...] Le problème est qu'ils n'ont jamais de doutes. [...] J'ai été soupçonnée ainsi de "grossophobie" pour avoir fait dire à une petite héroïne de dix ans : "Elle est grosse, mais elle est gentille" d'une femme qui n'est autre que la mère de son copain dont on apprend deux pages plus loin qu'elle est… enceinte ! J'ai été accusée de cruauté animale pour avoir écrit dans un manuel de lecture la phrase "Milo tape Riri le rat", phrase là encore tirée de son contexte qui la dédramatise totalement. Devais-je avertir "qu'aucun animal n'avait été maltraité dans ce manuel ?" J'ai dû intervenir pour contrer une pétition sur Change.org et des réactions en chaîne sur les réseaux sociaux. [...] Beaucoup m'ont confié vivre de plus en plus une pression avant chaque publication, avec l'injonction de ne pas froisser telle ou telle minorité. [...] Pour mon prochain livre, qui paraîtra en septembre 2020, Sauveur et fils saison 6, j'ai failli mettre un avertissement : "Les personnages de ce roman n'expriment pas l'opinion de l'auteur, mais la leur". Puis j'ai décidé de faire confiance à mes lecteurs. »
« La censure [...] n'échappe pas à la modernité : chacun monte désormais sa petite start-up ou balance son tutoriel de maniement des ciseaux sur Facebook. […] La censure [...] déploie désormais ses talents dans le privé, au service de multinationales de l'algorithme, d'associations militant pour la défense d'intérêts strictement sectoriels, de groupes d'enragés de la pureté à l'affût de la moindre déviance, voire d'individus qui estiment que leurs émotions ou leurs choix prévalent sur toute autre considération sociétale ou politique. Si le poids du pouvoir religieux est plus que jamais là, et bien là, les trop connotées "bonnes mœurs" ont cédé la place à l'"identité", à la "culture", au "ressenti", au "respect", censément bafoués par le racisme, le sexisme, l'homophobie, le colonialisme et autres fléaux bien réels, auxquels on prend soin d'ajouter tout un tas de manifestations fantaisistes du "mal" qu'il serait fastidieux de lister, car il en pousse une tous les jours, avec une "phobie" en étendard… […] La principale caractéristique de ces autoentrepreneurs de la censure, c'est qu'ils ne réclament aucune loi. Ils s'en affranchissent même la plupart du temps, préférant l'arbitraire et l'intimidation, parfois physique, à la légitimité des tribunaux. Ce qu'ils exigent, c'est l'annulation, le retrait, l'effacement, le silence, la réécriture conforme, l'autodafé. Et, surtout, le repentir : une bonne autoflagellation les plonge dans des délices insoupçonnées. »
« Ces faits nous rappellent que nous sommes constamment confrontés à un arbitrage entre production et mortalité. La pandémie actuelle l'illustre cruellement. Face à ce fléau, la plupart des pays, mal préparés, ont pour seul choix le confinement de leur population au prix d'une chute vertigineuse du PIB. Certains en déduisent que la globalisation et la croissance sont les principaux coupables. Ils oublient que la croissance du PIB, boostée par la globalisation, est associée à un accroissement considérable de l'espérance de vie dans l'ensemble des pays du globe. »
C'est une nouveauté dans la dernière version d'Office 365 : « Word gagne une fonction appelée "Rédacteur" qui vous accompagne dans l'écriture en proposant des modifications ou en vous aidant avec l'écriture inclusive. » Ce qui est inquiétant, c'est que l'emploi du masculin générique risque bientôt de ne plus être compris…
L'écriture inclusive? « Elle répond aussi à des aspirations. Là encore, l'Histoire jugera si on en gardera quelques stigmates de ce combat portant des valeurs nécessaires et légitimes. Mais ce n'est pas neuf comme débat! Au XVIe siècle, on féminisait tout! Puis, au XIXe, on a interdit le féminin dans cette idée de rigorisme phallocrate. Et à côté de cela, il y a aussi des personnes qui tiennent à la masculinisation des termes. Je pense à une femme qui voulait devenir "avocat" et non pas "avocate", c'était très important à ses yeux. Au final, ces évolutions sont intéressantes et il faut s'en divertir. »
Outre-Manche, les routes sont plus sûres que chez nous. Reste à savoir pourquoi. Selon Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, « le réseau routier britannique est en mauvais état, contrairement au nôtre, les conducteurs britanniques ne peuvent donc pas aller vite », ceci étant censé expliquer cela. Mais le trop bon état des routes n'est pas la seule cause des accidents, car le sexisme a lui aussi sa part de responsabilité : « aux Pays-Bas par exemple, qui est une société où la division des rôles sociaux hommes-femmes est faible, les résultats sont meilleurs en matière de sécurité routière », comme l'explique Sandrine Gaymard. Sans commentaire.
La République revendique volontiers l'héritage de la Révolution française. Sauf quand l'imaginaire historique nourrit la défiance à l'égard de ses propres élites. Un internaute a été condamné pour avoir déclaré, dans un commentaire publié en ligne, à l'intention de Marlène Schiappa : «Grosse putain, on va te couper la tête !» Avant de se reprendre : « Une balle, c'est mieux ! » Est-il bien nécessaire d'encombrer les tribunaux pour y orchestrer le procès d'individus par ailleurs sans histoire ?
On connaissait les carrés musulmans dans les cimetières. Désormais, il y a aussi des espaces écolo. Pour y accéder, leurs occupants – ou leurs proches ? – sont priés de signer une charte. « S'il s'agit d'une première en Île-de-France, à l'échelle de l'Hexagone, un cimetière "écolo" existe déjà depuis 2014 à Niort, dans le centre-ouest. Bagneux, Pantin et Thiais devraient également accueillir prochainement des espaces funéraires de ce type. »
Homo-folie, ça suffit ! Sans reprendre ce slogan à son compte, le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon semble fixer quelques limites. « "Les injures n'ont pas été retenues", ce qui est pour Me Fleury un "grand motif de satisfaction" mais "les peines sont extrêmement lourdes pour un délit d'entrave". "Je pense qu'on interjettera appel", a-t-il déclaré. […] Sophie Proquin-Salacroup, la présidente de ce centre dont le stand avait été ciblé, a regretté à l'issue de l'audience lundi qu'"il y ait des dommages et intérêts, mais nous on ne veut pas d'argent, on veut la reconnaissance que l'homophobie est un délit". » De son point de vue, donc, il ne faudrait pas juger des actes, mais condamner des opinions ; c'est tout le problème !
La Licra affirme qu'« il n'est pas possible d'essentialiser un groupe – en l'occurrence "les Blancs" – en le définissant globalement par des caractéristiques uniques qui vaudraient pour l'ensemble de ses membres » ; de son point de vue, « cette assignation, qui crée un monde avec les "Blancs" d'un côté et les "Noirs" de l'autre, n'est pas acceptable si on prétend […] combattre le racisme ».
« Pour la cinquième année consécutive, le Japon a connu son taux de criminalité le plus bas de sa période d'après-guerre. En effet, selon la Police nationale japonaise, durant les six premiers mois de 2019, la criminalité a baissé de plus de 8% par rapport à l'année précédente. Ces chiffres s'expliquent non seulement par la chute des cas de vol, qui à eux seuls représentent 70% de ces cas de délinquance, mais également par les campagnes de prévention ainsi que la démographie vieillissante du pays. »
Fascisme vert ? « Accusée d'être trop énergivore, la clim' est tolérée si, et seulement si, elle est nécessaire – dite "de procédé", selon la loi suisse – : réfrigération d'aliments, refroidissement des serveurs informatiques... Autrement, les Genevois qui envisageraient l'installation d'un climatiseur pour rafraîchir leur intérieur doivent impérativement obtenir une autorisation préalable. "Pour qu'un particulier obtienne l'autorisation de climatiser son logement, il faut des conditions très particulières, comme un certificat médical", explique l'Office cantonal de l'énergie. »
La célébration d'un mariage homo les indigne ? Et en plus, ils le disent sur la page Facebook d'un quotidien ? Eh bien, « nous avons choisi de les dénoncer », s'honore Denis Carreaux, directeur des rédactions de Nice-Matin.
« Emprunter le bus ou le train, c'est le meilleur moyen de ne pas faire de photo. Impossible de s'arrêter, de revenir sur ses pas, de poser son regard, d'attendre… La voiture offre la possibilité du détour, de la maîtrise du trajet. Elle donne le choix. »
« Elle avait quasiment disparu de France après guerre, en partie grâce au DDT, un insecticide puissant et massivement utilisé durant une vingtaine d'années, avant qu'il ne soit interdit en raison de sa toxicité. Mais la voilà en nette recrudescence, favorisée par l'essor des voyages internationaux, le développement de la location de logements entre particuliers, mais aussi la multiplication des achats de seconde main. Ces nouveaux modes de vie permettent en effet à la punaise de lit de passer de lieu en lieu, et de coloniser de nouveaux logements. »
Selon un tribunal suédois, « le fait que la plaignante et l'agresseur se soient allongés dans le même lit et qu'ils n'aient été vêtus que de sous-vêtements ne veut pas dire que la plaignante a été volontaire pour des actes sexuels » Balance ton porc ?
Julien Damon semble le suggérer : « Dans une Chine qui aspire à devenir le "centre de la scène mondiale", il est bon de mieux connaître les idées et instruments qui ambitionnent de rendre la société chinoise "plus civilisée". Mieux maîtriser les tenants et les aboutissants de la culture institutionnelle chinoise, autour notamment de ce SCS, c'est aussi regarder d'un autre œil les controverses françaises autour du "Balance ton porc" ou de la lutte contre les fake news. Qui est le plus intrusif ? »
Le 80 km/h ? Selon Philippe Grosvalet, président du conseil départemental de la Loire-Atlantique, c'est « la réponse aux difficultés financières que connaissent nos concitoyens, notamment celles et ceux dépendant au quotidien de l’usage de la voiture ». Les derniers socialistes se distinguent manifestement par la considération qu'ils témoignent à l'égard des Gilets jaunes.
C'est un service lancé par Panasonic, censé aider les entreprises à détecter le stress de leurs employés : « Le Feeling scan est une webcam qui prendra des photos du visage de la personne afin d'étudier son pouls et l'activité de son système nerveux autonome. Des messages tels que des recommandations à aller se faire diagnostiquer par des spécialistes sont affichés à l'écran si le service suspecte une grande dose de stress. »
Un nouveau magasin vient d'être inauguré à Tokyo par nouveau magasin Lush Cosmetics. Avec un parti-pris radical : « Les étiquettes ont disparu. Pas de prix, pas d'informations sur les produits ou sur leur composition. En lieu et place des bons vieux papiers, Lush invite ses clients, dès l'entrée du magasin, à télécharger Lush Labs, son application qui scanne les produits (sans emballage, autre parti-pris historique de la marque) et délivre instantanément les informations correspondantes. "L'utilisation de la reconnaissance visuelle via l'application, pour présenter les produits et leurs informations constitue une étape décisive vers la réduction des emballages et de la consommation d'eau au travers de la présentation des produits en vidéo", précise Lush. »
« Actuellement, 36 % des foyers parisiens sont motorisés (contre 46 % en 1990) avec des disparités fortes selon les quartiers. Les arrondissements centraux et l'est parisien descendent en dessous de 25 % tandis que les quartiers aisés des 7e et 8e arrondissements sont à 45 %, le 16e à 55 %. Entre 1999 et 2015, le nombre de véhicules a baissé de 17 % et le phénomène s'accélère. La motorisation des ménages a diminué de 9 % depuis 2010. […] en 2025, entre 37 000 et 95 000 autres voitures auront disparu des rues de Paris. On comptera alors 0,32 véhicule par Parisien, loin cependant des records mondiaux actuels de New York (0,25 voiture par habitant) et Hong Kong (0,06). »
À Toulon et dans ses environs, on propose aux habitants d'adopter des poules pour leur faire picorer des déchets alimentaires. Rendez-vous compte : chaque animal accueilli dans un ménage permettrait d'alléger ses poubelles de 150 kilos chaque année !
Un maire de Gironde part en croisade contre ces gens – « d'origine urbaine pour la plupart » – qui ne supportent pas les bruits de la campagne. Au point de vouloir faire taire un coq ou réduire au silence le clocher d'une église. En 2016, les propriétaires d'une mare où croassaient des grenouilles ont d'ailleurs été condamnés à s'en débarrasser.
En tout cas, pas sur le marché automobile : « Le ratio des ventes de véhicules d'occasion / neufs est de 2,2 pour 1 en France par exemple. […] Or même s'il se développe rapidement, le marché chinois de l'occasion est beaucoup moins important (le ratio d'occasion / neuf est de 0,5 pour 1) et n'est pas près d'atteindre le même ratio que dans les marchés occidentaux. Une des raisons étant culturelle : l'Asie ne favorise pas particulièrement l'achat d'objets ayant déjà servi. »
Désormais, au pays du Soleil-Levant, comme le rapporte Japon Infos, « ce sont les seniors qui se mettent à utiliser leurs services » ; « et ces derniers ont un but bien précis : se débarrasser de ce qui les encombre avant leur mort ».
C'est un élément parmi d'autres s'inscrivant dans un système de contrôle social qui fait écho à Black Mirror : si les pouvoirs publics vous reprochent votre situation d'endettement, ils le feront savoir à tous ceux qui chercheront à vous joindre par téléphone – en diffusant un message de mise en garde à la place de la sonnerie d'attente ordinaire.
« Cet ouvrage collectif sous la direction de Danièle Manesse et Gilles Siouffi, respectivement linguiste et spécialiste de l’histoire du français, fait le point sur ce phénomène, de manière posée et néanmoins défavorable. »
En Alabama, la chaîne publique APT a refusé de diffuser l'épisode d'un dessin animé où était célébré un mariage entre deux personnages homosexuels. Le directeur de la chaîne n'assume qu'a moitié : « l'histoire […] est porteuse d'un message positif », explique-t-il, « mais, si beaucoup de parents trouveront cela approprié, beaucoup d'autres y seront opposés soit parce que leurs enfants sont trop jeunes, soit du fait de leurs croyances ». Dont acte. Ce n'est pas la première fois que la question se pose dans cet État américain. Y aurait-il une certaine obstination chez les producteurs de programmes pour enfants ?
« La grande majorité des affiliés – sauf ceux qui dépendent des régimes des professions libérales ou du barreau – ne sont jamais consultés sur la gestion des caisses, qui est soit confisquée par l'État […], soit confiée en apparence aux organisations "paritaires", patronales ou syndicales […], mais toujours sous le contrôle de l'État. […] Cette mise sous tutelle de l'ensemble des Français est facilitée par le système par répartition, dans lequel les pensions des retraités sont payées par les cotisations des actifs. […] Sous prétexte de rendre le système plus cohérent et équitable, la future grande réforme risque fort d'aboutir à l'étatisation complète du système de retraites et à un assujettissement aggravé des affiliés, cotisants ou retraités. »
« La France, vieux pays d'immigration, n'est pas confrontée à une immigration massive, pas plus ces dernières années que par le passé » : c'est ce que proclame l'Institut Convergences Migrations. C'est en fait une question de point de vue… À partir de quel seuil un phénomène est-il massif ? De la part d'un organisme associé au CNRS et au Collège de France (entre autres), on attend qu'il donne des chiffres pour éclairer le débat en toute objectivité ; chacun jugera en conséquence.
Tesla pourrait s'y mettre très bientôt. Mais le marché français ne sera pas le plus porteur – cela en raison du système du bonus-malus, qui rend les assurances moins coûteuses qu'aux États-Unis. Jusqu'à présent, dans l'Hexagone, ce sont surtout des entreprises qui ont trouvé un intérêt à l'assurance télématique. Avec une incidence sensible sur les comportements des conducteurs concernés.
Explication officielle : « Ce choix n'a pas été guidé par les débats sur l'écriture inclusive qui ont vu le jour parallèlement au projet de norme. Le point médian trouve une utilité en catalan. […] Il est également utilisé en occitan, dans sa variante gasconne, pour séparer deux lettres qui sinon se prononceraient différemment. C'est donc un marqueur phonétique, qui a la même fonction que l'apostrophe en français. À ce titre, il est apparu important de le proposer pour faciliter l'écriture des langues de France. »
« La ville de Beppu, sur l'île de Kyûshû, est célèbre pour ses onsen. Or, dans ces sources chaudes, les tatouages sont généralement interdits en raison de leur connotation. Ils sont associés aux yakuza, la pègre locale. Avec la Coupe du monde de rugby cette année, et des matchs de la Nouvelle-Zélande dans la ville proche de Ôita, l'industrie hôtelière locale réfléchit à autoriser les personnes tatouées dans les onsen. Cette mesure pourrait perdurer en fonction de son succès. »
« Le risque, c'est que nos villes deviennent des villes servicielles. Aujourd'hui, on est davantage dans un système de villes citoyennes, où le public prime sur le privé. Si des applications comme Waze ont plus de pouvoir que nous sur l'espace public, ce rapport va s'inverser peu à peu. »
Les pouvoirs publics seraient-ils directement responsables du scandale dénoncé dans l'émission Capital sur M6 ? C'est ce que suggère Amazon. Selon le géant de la distribution en ligne, « en ce qui concerne les donations des vendeurs tiers de la marketplace, les réglementations en vigueur relatives à la TVA imposent que les vendeurs s'acquittent de la TVA sur les donations, ce qui n'est pas économiquement viable ».
Quand un internaute, par ailleurs sans histoire, tient des propos trop véhéments sur Facebook, est-il bien opportun d'envoyer des policiers fouiller son domicile ? Si une enquête s'avère vraiment nécessaire, n'est-il pas possible de simplement le convoquer pour un entretien ? Dans cette affaire, il n'y a visiblement pas d'autre victime que celui qui vient d'être condamné à huit mois de prison avec sursis. En partie parce qu'on a retrouvé du cannabis chez lui. Il y a des moments où la Justice porte bien mal son nom.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi faciliter le passage des piétons quand on peut innover pour récupérer l'énergie qu'ils dispersent à chaque pas ? Cet article teinté d'ironie critique un certain écologisme technophile.
Un collaborateur de Slate raconte comment l'écriture prétendument inclusive s'est imposée dans sa rédaction. Cela donne à réfléchir : « c'est devenu un automatisme et c'est l'écriture non inclusive qui me choque désormais », explique Nora Bouazzouni ; par conséquent, « quand je lis sur d'autres médias en titre "70 % des Français", ça donne l'impression qu'on n'a interrogé que la population masculine », témoigne Mathilde Boireau. La crainte de ne plus pouvoir se faire comprendre en parlant normalement apparaît donc fondée.
Un homme aurait été placé en garde à vue pour avoir prononcé à deux reprises le mot « guillotine » tandis qu'il chahutait un député de la République en marche. Le procureur dénonce des « menaces contre un élu de la nation ». Tout ça pour ça ?
Il y a peut-être plus écologique que l'enterrement ; plus vert aussi que l'incinération : nos morts pourraient servir à faire du compost ! Les défunts pourraient ainsi être réincarnés en arbres… ou servir à produire de la nourriture comme dans Soleil vert. Une proposition de loi a été présentée dans l'État de Washington afin de rendre une telle perspective légale.
L'immixtion des personnages "non genrés" dans l'Univers étendu : un cas d'école.
La question mérite d'être posée. Mais au lieu d'y répondre de façon sérieuse et nuancée, et malgré les relances de son interlocuteur, Sylvie Tissot se vautre dans un parti-pris grotesque : de son point de vue, un lobby serait forcément pervers ; or, à ses yeux, la cause LGBT est noble ; donc, il n'y a pas de lobby LGBT. Affligeant ! Cela n'honore pas les sociologues.
Il s'agit du prince Akishino. Selon lui, l'État ne devrait pas directement financer le rituel shinto qui accompagnera prochainement l'intronisation de son frère aîné, le prince Naruhito, appelé à devenir empereur en novembre 2019. Il prétend ainsi s'ériger en défenseur de la Constitution… tout en prenant le risque de la bafouer en s'exprimant à ce sujet.